Les voix dissidentes réduites au silence
Sonia Dahmani est une avocate et chroniqueuse qui a dédié sa vie à la défense des droits humains. Elle se mobilise en faveur des personnes marginalisées et affirme tout haut ce que les autres ont peur de dire, quel que soit le prix à payer. Elle dénonce ouvertement les conditions de détention inhumaines en prison et le racisme, s’exprimant régulièrement sur ces sujets à la télévision et dans des émissions de radio.
Le 11 mai 2024, des policiers ont effectué une descente au siège de l’Ordre national des avocats à Tunis et ont interpellé Sonia. Elle a ensuite été placée en détention à la prison de Manouba. Les autorités tunisiennes ont déclaré Sonia coupable et l’ont condamnée sur la base d’accusations infondées de « diffusion de fausses nouvelles ».
Il s’agit de toute évidence d’une manœuvre visant à la réduire au silence.
Le 27 novembre 2025, Sonia a été libérée sous conditions, mais des poursuites judiciaires à caractère politique restent en cours contre elle.
Des conditions de détention inhumaines
Sonia a été maintenue en détention dans des conditions inhumaines. Sa cellule, qu’elle partageait avec quatre personnes, était infestée de rats et d’insectes. Elle a subi de mauvais traitements de la part des autorités pénitentiaires. Elle a été privée de soins médicaux adaptés, y compris de médicaments dont elle avait besoin en urgence. En détention, Sonia a développé de graves problèmes de santé, notamment du diabète, des douleurs au dos et aux genoux, un gonflement des jambes et de l’hypertension artérielle.
Personne ne devrait être emprisonné et poursuivi en justice pour avoir dénoncé des injustices.
Comment peux-tu agir ?
- Signe la pétition pour demander aux autorités tunisiennes l’abandon immédiat de toutes les charges qui pèsent contre Sonia Dahmani.
- Écris une lettre aux autorités tunisiennes à son sujet.
