Demande la libération de Raif Badawi et Waleed Abu al Khair

Raïf Badawi et Waleed Abu al Khair, sont tous deux des prisonniers d’opinion saoudiens. Ils sont derrière les barreaux uniquement pour avoir exercé et défendu le droit à la liberté d’expression.

Le cas de Raïf Badawi

Le 7 mai 2014, Raïf Badawi a été condamné par le tribunal pénal de Djeddah en Arabie Saoudite à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet, une interdiction de voyager pendant 10 ans à l’issue de sa peine, une interdiction d’utiliser les médias et une amende de 1 million de riyals saoudiens (environ 226.000 euros).

Pourquoi cette sentence cruelle ? Parce que Raïf Badawi a créé un site internet nommé « Libérez les libéraux saoudiens » et qu’il a prétendument insulté l’Islam. Il ne s’agissait pourtant que d’un site internet consacré au débat social et politique.

Blogueur mais aussi défenseur des droits humains, Raïf Badawi a été emprisonné simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Raif Badawi est donc un prisonnier d’opinion dont la place n’est pas en prison.

Sais-tu ce qu’est exactement un prisonnier d’opinion ? C’est une personne qui n’a eu recours ni à la violence ni prôné son usage mais qui s’est faite emprisonner en raison de ses caractéristiques (orientation sexuelle, origine ethnique, nationale ou sociale, langue, couleur de peau, sexe ou situation économique) ou de ses convictions (religieuses, politiques ou autres).

Raïf a reçu des coups de fouet pour avoir donner son opinion

C’est le 9 janvier 2015 que Raïf Badawi a été flagellé pour la première fois après la prière, en public, devant la mosquée d’AI Jafali à Djeddah. Raïf était supposé recevoir d’autres coups de fouet tous les vendredis suivants.

Un mouvement international de contestation de cette sentence cruelle, mené par Amnesty International, a cependant permis de faire pression sur le gouvernement saoudien. La flagellation a été reportée systématiquement pour des raisons de santé et par la suite pour des raisons inconnues à ce jour. Cependant, la sentence n’est pas annulée et Raïf est toujours en danger.

La flagellation constitue une violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, inscrite dans le droit international.

Sa femme, Ensaf Haidar qui réside aujourd’hui avec leurs trois enfants au Canada, a déclaré à Amnesty International : « La pression internationale est cruciale, et je pense que si nous continuons à soutenir Raif, cela pourrait porter ses fruits. Nous devons continuer à nous battre  ».

Mais n’oublie pas que Raïf Badawi n’est pas le seul prisonnier d’opinion en Arabie Saoudite

Depuis sa prison, il a livré le message suivant : « Mon cas n’est pas un cas individuel, il s’agit d’un cas touchant à la liberté d’expression et de religion, donc s’il vous plaît, vous tous qui êtes derrière moi, soutenez aussi les autres prisonniers d’opinions en Arabie Saoudite, indépendamment de leur opinion ou de votre accord avec celles-ci  ».

En effet, les défenseurs des droits humains incluant des avocats, des professeurs engagés, ainsi que des journalistes, sont nombreux à se retrouver derrières les barreaux pour avoir mener des activités jugées subversives ou terroristes par les autorités. Ils se retrouvent parfois emprisonnés sans inculpation ni jugement. Les exécutions sont de plus en courante dans le pays. Ces militants sont continuellement pourchassés et subissent des mauvais traitements de la part des forces de sécurité en toute impunité.

L’énorme mobilisation du public en Belgique et dans le monde a sans doute contribué à suspendre cette horrible sentence, mais il faut maintenir la pression pour qu’aucun coup ne lui soit porté et qu’il soit libéré, tout comme doivent l’être les nombreux prisonniers d’opinion injustement emprisonnés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. Certains, comme Raïf, subissent de mauvais traitements et d’autres sont condamnés à mort, souvent à la suite de procès iniques.

L’avocat de Raïf Badawi, Waleed Abu al Khair, fait partie de ces personnes arrêtées et emprisonnées en raison de de leur combat en faveur des droits humains. Il a été condamné en juillet 2014 à une peine de 15 ans de prison et à une interdiction de voyager de 15 ans à l’issue de sa peine. Il a été jugé coupable d’avoir «  désobéi au souverain et cherché à lui ôter sa légitimité  », « insulté le pouvoir judiciaire et remis en cause l’intégrité des juges  », « créé une organisation non autorisée », « nui à la réputation de l’État en communiquant avec des organisations internationales » et « rédigé, enregistré et envoyé des informations troublant l’ordre public ».

Agis ou continue à agir, en signant notre pétition en ligne en faveur de Raïf Badawi, de Waleed Abu al Khair et des autres prisonniers d’opinion en Arabie Saoudite pour montrer aux autorités saoudiennes que nous ne les oublions pas et que nous n’abandonnerons pas le combat, tant qu’ils seront derrière les barreaux.

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