Nigeria : exige la protection des enfants

Au Nigeria, la guerre entre Boko Haram - groupe terroriste prônant un islam radical - et l’armée nigériane se poursuit dans le Nord-est du pays.
Des dizaines de milliers de personnes civiles ont été tuées au cours du conflit qui dure depuis près de 10 ans.
De nombreux enfants enlevés par Boko Haram sont toujours portés disparus. Certains de ceux qui ont fui le territoire de Boko Haram ont ensuite été détenus illégalement par les autorités nigérianes pendant des mois, voire des années. Ces enfants sont pris dans un cycle sans fin de violations de leurs droits humains.
Mobilise-toi pour exiger leur protection.

Des enfants victimes des atrocités de Boko Haram

Dans tout le Nord-est du Nigeria, le groupe armé Boko Haram a attaqué des villages, tuant de nombreuses personnes, et pillant au passage tous leurs biens.

Des milliers de garçons et de filles ont été enlevés, les garçons étant forcés à devenir des enfants soldats et les filles à devenir des épouses, les soumettant à des violences sexuelles. Boko Haram continue à menacer de mort les familles qui refuseraient de livrer leurs enfants.

Des violations des droits des enfants commises par l’armée nigériane

Dans la lutte menée contre Boko Haram, les forces de sécurité nigérianes ont commis d’autres violations à l’égard des enfants. Beaucoup de ceux qui ont réussi à échapper au contrôle de Boko Haram se retrouvent détenus par l’armée, sans aucune preuve de leur implication dans les crimes commis contre les civils, ou même de leur affiliation au mouvement.

L’armée a aussi procédé à des « ciblages » opaques, impliquant souvent des violences physiques et de la torture en vue d’obtenir des aveux par la force.

Détentions illégales et privation du droit d’accès à l’éducation

Des milliers d’enfants ont été détenus de manière illégale, souvent dans les mêmes cellules que des adultes, et ont été soumis à la torture ou d’autres mauvais traitements, entraînant parfois leur mort.

Beaucoup ont été privés de liberté pendant de longs mois ou même des années, enfermés dans des centres de détention militaires, formels ou informels.

Bien que les conditions se soient un peu améliorées ces dernières années, elles restent néanmoins déplorables, notamment en raison de la surpopulation, de la chaleur extrême, du manque d’hygiène et de l’insuffisance des soins de santé.

Avec la pandémie de COVID-19, les enfants détenus courent un risque supplémentaire d’être exposés à la maladie.

La plupart des enfants n’ont pas accès à l’éducation. Seuls 25% d’entre eux sont scolarisés dans l’État de Borno, au Nord-est du Nigeria. La distance à parcourir, les coûts et les conditions de déplacement, les détentions militaires prolongées des enfants ou de leurs parents sont autant de facteurs privant les enfants d’une éducation suffisante.

Signe notre pétition adressée au Président du Nigeria

Les crimes commis par Boko Haram et par les forces nigérianes ont entraîné des traumatismes généralisés, l’absence d’accès à l’éducation et le manque de protection contre les violences, l’exploitation et les abus répétés.

Signe notre pétition afin d’appeler le Président du Nigéria à protéger les enfants contre les atrocités qui sont commises depuis le début du conflit au Nigeria, et à s’assurer que des enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies soient menées sur les crimes et violations du droit international présumés.

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