Il faut protéger les activistes climatiques !

Le mouvement lié à la crise climatique est monté en puissance dans le monde entier, mais il existe un fait qui reste assez méconnu : les risques auxquels sont exposées les personnes qui sont en première ligne de ces combats, celles qui défendent la Terre et l’environnement. Elles encourent de graves dangers lorsqu’elles tentent de protéger leurs lieux de vie et leurs communautés.
Agis pour demander justice et protection !

Les personnes qui défendent l’environnement sont exposées à la violence, l’intimidation et le harcèlement

Selon l’ONG Global Witness, 164 personnes défendant les droits de l’environnement ont été assassinées en 2018, et de nombreuses autres ont été réduites au silence par l’usage de la violence, des tentatives d’intimidation, du harcèlement ou encore par des lois anti-manifestations ou autres mesures visant à réprimer les protestations. Ces défenseurs protègent l’environnement ainsi que leur territoire et leurs ressources contre les multinationales ou autres projets de destruction de l’environnement comme la déforestation ou l’extraction minière.

Cinq exemples de personnes menant un combat déterminé en faveur de l’environnement, parfois au péril de leur vie

  • Berta Cácares, âgée de 43 ans, a été assassinée le 2 mars 2016 à son domicile au Honduras, petit pays d’Amérique centrale. Elle a fondé le Conseil civique d’organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH) en 1993 et a milité contre un projet de barrage hydroélectrique. Ce barrage avait pour objectif de produire de l’électricité grâce à la force de l’eau, mais avait pour conséquence d’inonder des villages entiers afin de constituer une réserve suffisante d’eau.
  • Marinel Sumook Ubaldo, 22 ans, mène un combat en faveur de l’environnement depuis novembre 2013, lorsque le typhon Yolonda a ravagé l’île de Samar, aux Philippines. Son combat a déjà été mis en avant dans le cadre de notre Marathon des lettres Écrire pour les droits. Plusieurs années après les faits, de nombreux logements n’ont toujours pas été reconstruits. Les Philippines sont le pays le plus dangereux pour les activistes climatiques et l’un des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques.
  • Julián Carillo a été assassiné le 24 octobre 2018 par des hommes armés non identifiés. Il défendait la terre et le territoire du peuple indigène Rarámuri au Coloradas de la Virgen, au Mexique, contre l’exploitation illégale des forêts et des mines et contre les cultures de drogues. Cinq autres membres de sa famille, dont son fils, ont également été tués.
  • Sikhosiphi Rhadebe a été tué le 22 mars 2016 par deux hommes, devant son domicile de Lurholweni, dans la province du Cap-Est, en Afrique du Sud. Il militait en faveur des droits humains et de l’environnement et se battait contre un projet d’extraction minière de grande ampleur. Les coupables de son meurtre restent impunis et l’enquête est au point mort.
  • Andrei Rudomakha a été brutalement attaqué par trois hommes masqués en décembre 2017 à Krasnodar, dans le sur-ouest de la Russie. Il fait partie de l’ONG Environmental Watch for the North Caucasus (EWNC) et rentrait d’une mission d’enquête à propos de constructions illégales dans une forêt protégée. L’agression a été filmée par des caméras de surveillance mais malgré cela, les auteurs n’ont pas été poursuivis et l’enquête a été interrompue plusieurs fois.

Ces personnes engagées sont menacées par des acteurs d’influence qui les intimident et les attaquent. Elles sont souvent délaissées par leur gouvernement, qui échouent à mettre en lumière la responsabilité des auteurs. Les États doivent prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux menaces et attaques souvent meurtrières qui ciblent les militants écologistes.

Protéger les défenseurs, c’est aussi protéger l’environnement ! Signe notre pétition !

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