Stop aux expulsions massives des Afghans !

La Turquie a expulsé des milliers d’Afghans ces dernières semaines. Elle en détient encore au moins 2 000 qui risquent l’expulsion. Ces détenus déclarent subir des pressions. Le but ? Leur faire "accepter" de retourner en Afghanistan alors que le danger de mort est généralisé dans tout le pays.

La situation en Afghanistan

L’Afghanistan souffre actuellement d’un conflit armé interne entre des "éléments antigouvernementaux" et les forces progouvernementales. Parmi les éléments antigouvernementaux figurent les Talibans et le groupe État islamique (EI) mais plus de 20 groupes armés opèrent dans le pays.

Le conflit implique donc de multiples groupes qui cherchent constamment à gagner ou regagner des territoires, et dont les actes s’avèrent imprévisibles.

Les civils sont régulièrement et directement les cibles d’attaques de ces différents groupes.

Vague d’expulsions massive

En 2017 et 2018, le nombre d’Afghans qui sont arrivés en Turquie a fortement augmenté. En réaction à ces arrivées, les autorités turques placent des personnes en détention et les renvoient en Afghanistan. Selon le ministre turc de l’Intérieur, 7 100 Afghans sont retournés dans leur pays sur des vols spécialement affrétés ces dernières semaines. Ce chiffre devrait atteindre 10 000 dans les prochains jours. L’accélération des expulsions de ressortissants d’Afghanistan par la Turquie est peut-être liée à un accord sur les migrations entre ces deux pays conclu début avril.
Les quelque 2 000 personnes qui sont détenues et risquent l’expulsion sont majoritairement des hommes seuls. Cependant, des familles sont également détenues.

  • Le sais-tu ?
    La Turquie compte le plus grand nombre de réfugiés au monde : 3,5 millions de Syriens, 145 000 Afghans, 140 000 Iraniens et des milliers de ressortissants d’autres pays.

Le droit d’asile menacé

Les autorités turques affirment que les retours en Afghanistan sont volontaires. Or les détenus déclarent qu’on les informe qu’ils vont être renvoyés dans leur pays et qu’ils doivent joindre leurs empreintes sur un document écrit en turc, langue qu’ils ne comprennent pas. Il pourrait s’agir d’un "formulaire de rapatriement volontaire", comme les autorités turques en ont déjà utilisé de manière contraignante dans les cas des réfugiés syriens ou d’autres nationalités.

Compte tenu de la gravité de la situation actuelle en Afghanistan en matière de sécurité et de droits humains, tout renvoi forcé vers ce pays serait contraire au droit international.

Demande aux autorités turques de respecter le droit d’asile et de cesser les expulsions d’Afghans.

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