Stop à la répression de la liberté d’expression en Égypte

Journalistes, caricaturistes, photographes, défenseurs : ils sont tous dans le collimateur du pouvoir en Égypte.
Réprimés, enfermés, torturés, ils ont besoin de notre aide.

Dans le nord du continent africain, en Égypte, le Président Abdel al-Sisi et son gouvernement empêchent des personnes d’exprimer leurs idées, leurs opinions et contrôlent les médias (presse, télévision, radio).

Le droit à la liberté d’expression bafoué

Le droit de s’exprimer librement est un droit humain que les autorités égyptiennes ne respectent pas. Elles mènent une véritable politique de répression contre la liberté d’expression.

En Égypte, les personnes qui critiquent le gouvernement sont emprisonnées sans bénéficier d’un procès équitable. Ces personnes sont qualifiées de « terroristes » et de « criminels  » par les médias, simplement pour avoir exprimé leurs opinions.

Une répression de cette ampleur n’a pas été observée depuis des dizaines d’années.

Par peur, de nombreuses personnes sont forcées à garder le silence ou même à quitter le pays tandis que certaines personnes continuent courageusement de faire entendre leur voix malgré les risques pour leur liberté.

Pour renforcer son pouvoir et empêcher les critiques, le Président Abdel al-Sisi a obtenu l’adoption d’une nouvelle loi. Cette dernière donne à l’État un contrôle quasi total sur la presse écrite, en ligne et audiovisuelle. Elle a déjà permis aux services de sécurité de bloquer au moins 504 sites internet sans autorisations ni contrôles judiciaires depuis avril 2017.

En outre, depuis décembre 2017, Amnesty International a recensé au moins 111 cas de personnes détenues pour avoir critiqué le gouvernement ou dénoncé des violations des droits humains. Ces personnes sont détenues par l’Agence de sécurité nationale. Elles sont emprisonnées sans bénéficier d’un procès équitable.

Des libérations mais cela ne suffit pas !

Grâce notamment à ton soutien, le photoreporter Mahmoud Abu Zeid (alias Shawkan), l’activiste Amal Fathy, l’avocat Haytham Mohamadeen et le journaliste Wael Abbas ont bénéficié d’une libération assortie d’une mise à l’épreuve.

Mais ces libérations conditionnelles ne suffisent pas. Amal Fathy a été condamnée à deux ans de prison dans le cadre de l’une des deux procédures judiciaires engagées contre elle. Elle est obligée de se présenter à un poste de police deux fois par semaine pendant quatre heures, et elle risque d’être arrêtée à tout moment. Libéré début 2019, Shawkan doit passer 12 heures par jour au poste de police, de 18 heures à 6 heures du matin pendant les cinq prochaines années. De nombreuses autres personnes sont toujours en prison. Nous devons maintenir la pression.

Signe notre pétition et demande le respect de la liberté d’expression pour tous les Égyptiens !

La liberté d’expression est un droit humain qui appartient à tous et que l’Égypte est légalement tenue de respecter. Il est temps qu’elle tienne cet engagement.

En signant notre pétition en ligne, avec des milliers d’autres personnes dans le monde, tu peux appeler le Président Abdel Fattah al-Sissi à cesser sa politique répressive et à protéger le droit à la liberté d’expression en lui demandant en particulier de :

 libérer immédiatement et sans condition Adel Sabry (journaliste), Ahmed Tarek (monteur vidéo), Hassan al Banna (journaliste), Hisham Genena (juge), Moataz Wadnan (journaliste), Mustafa al Aasar (journaliste), Shady Abu Zeid (caricaturiste) et Shady al Ghazali (activiste politique) ;
 abandonner toutes les poursuites contre Amal Fathy (militante des droits humains), Haytham Mohamadeen (avocat) et Wael Abbas (journaliste et bloggueur) ;
 libérer toutes les autres personnes qui ont été emprisonnées pour avoir simplement exprimé leurs opinions ou mené leur travail de journalistes.

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