Soutiens Geraldine Chacón, victime de la répression du gouvernement

Geraldine Chacón est quotidiennement victime d’actes d’intimidation, uniquement parce qu’elle s’engage pacifiquement pour améliorer les conditions de vie au Vénézuéla.

Contre les injustices au Vénézuela

Geraldine Chacón a toujours voulu défendre les autres. À 9 ans, elle rêvait de devenir avocate. À 14 ans, elle se présentait pour une élection au conseil local des jeunes. Une fois à l’université, elle a lancé un réseau de militants d’Amnesty International qui réclamaient des changements. Comme le dit sa mère : « Dès qu’elle voyait une injustice, elle la combattait. »

C’est cette sensibilité qui l’a poussée à rejoindre une organisation locale : la Fundación Embajadores Comunitarios (FEC). Cette organisation milite pour donner plus de moyens d’action aux jeunes de certains quartiers les plus défavorisés de Caracas, la capitale du Vénézuela. L’organisation forme les jeunes en périls en vue de les éduquer aux droits humains, d’augmenter leur participation et capacité d’initiative et de communication et de favoriser la résolution de conflits.

  • Le sais-tu ? L’éducation aux droits humains, la participation des enfants et l’augmentation de leur capacité d’initiative font partie intégrante des droits de l’enfant qui découlent de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant signée par tous les États membres des Nations Unies à l’exception des États-Unis. Le Vénézuéla doit donc appliquer cette Convention et devrait respecter les initiatives des organisations qui ont pour objet de la mettre en oeuvre.

Répression du gouvernement

En février 2018, cette jeune membre active de 24 ans, passionnée et enthousiaste, a été arrêtée chez elle par des agents armés. Les autorités l’ont associée à tort à des groupes de « résistance » qui auraient organisé de violentes manifestations contre le gouvernement. Or, dans les faits, le seul lien entre Geraldine et ces groupes est un simple individu ayant milité dans la même organisation. Si ce dernier avait effectivement un lien avec la FEC, il n’y a plus travaillé depuis plus de trois ans.

En réalité, la jeune fille est donc ciblée en raison de son implication dans la FEC, cette organisation étant perçue comme une menace politique parce que ses valeurs vont à l’encontre du gouvernement vénézuélien.

La persécution dont Geraldine Chacón est victime s’inscrit dans le cadre d’une répression plus large du gouvernement contre les personnes qui critiquent les autorités et défendent les droits humains dans le contexte de la crise qui se déroule actuellement au Venezuela. Les défenseurs des droits humains et les militants sont harcelés ou poursuivis en justice pour leur travail courageux de défense des droits humains au Vénézuela. Cette affaire met en lumière la persécution systématique des mouvements sociaux dans le pays.

Prisonnière d’opinion

Le 1er février 2018, lorsque les policiers sont venus arrêter Geraldine Chacón, sans mandat, ils ont menti. Ils ont annoncé à la mère de Géraldine qu’il s’agissait d’un simple entretien et que la jeune fille serait revenue dans deux heures. Elle n’a été libérée que 4 mois plus tard, le 1er juin 2018.

Géraldine a droit à un procès juste mais ce droit a été violé tout le long de sa détention arbitraire. Geraldine a été arrêtée sans mandat, privée de contact avec son avocat (excepté pendant les audiences), isolée de sa famille avec pour seul contact des lettres écrites, maintenue en captivité malgré un ordre de relâchement attribué à son nom depuis le 2 avril 2018. Son droit à la santé a également été bafoué et ses conditions d’emprisonnement étaient épouvantables : ni eau potable ni vêtements propres, ni installations sanitaires adéquates ni médicaments. Sa nourriture, elle, était servie crue, y compris la volaille.

Après quatre mois de prison dans ces circonstances, Geraldine Chacón a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2018. Mais elle ne peut pas quitter le pays et l’affaire est toujours en cours. Elle peut donc à nouveau être arrêtée à tout moment, sans aucune raison. Comme de nombreux autres militants pacifiques, elle est quotidiennement victime de manœuvres d’intimidation, uniquement parce qu’elle s’engage pacifiquement pour améliorer la vie dans le pays.

Demande au Vénézuela d’abandonner immédiatement les poursuites contre Geraldine Chacón. Signe notre pétition.

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