Farid et Issa, deux palestiniens en danger

Farid al Atrash et Issa Amro sont menacés par les soldats et colons israéliens parce qu’ils militent contre la non-violence.

Une lutte pacifique contre 50 ans d’occupation

Farid al Atrash et Issa Amro veulent la fin de la colonisation israélienne – un crime de guerre résultant des 50 ans d’occupation israélienne en territoire palestinien.

  • La colonisation israélienne c’est quoi ?
    Israël interdit aux Palestiniens l’accès de nombreuses zones des territoires occupés, ce qui les empêche de se déplacer librement. Les colons juifs israéliens, eux, sont libres d’aller où ils veulent.

Farid et Issa, qui militent pour la non-violence, font face à de nombreuses menaces et agressions de la part de soldats et de colons israéliens.

Issa encourage les jeunes palestiniens à trouver des moyens de lutte pacifiques contre l’occupation israélienne et les lois discriminatoires en vigueur à Hébron.

  • Où se situe Hébron ?
    Hébron est une ville importante palestinienne de Cisjordanie, qui se trouve dans la région des monts de Judée, au sud de Jérusalem.

Le militantisme d’Issa lui a valu d’être arrêté plus d’une fois par les forces israéliennes. Les soldats l’ont frappé, lui ont bandé les yeux et l’ont interrogé.

« Les forces d’occupation israéliennes s’en prennent à nous afin de nous réduire au silence ». Issa

Farid, un avocat qui dénonce les violences commises par les autorités palestiniennes et israéliennes, subit des persécutions similaires.

Des accusations fantaisistes pour les faire taire

En février 2016, Farid et Issa ont participé à une manifestation pacifique dans les rues de Hébron. Elle était organisée à l’occasion du 22e anniversaire de la première fermeture par Israël d’une artère aux Palestiniens, la rue Shuhada. Les 200 000 Palestiniens d’Hébron sont de fait retenus en otage par les 800 colons israéliens qui vivent dans le centre de la ville. Farid et Issa ont été arrêtés suite à cette manifestation et sont sous le coup d’accusations totalement fantaisistes, dont l’objectif est de toute évidence de stopper leurs activités de défense des droits humains.

En décembre 2017, lors de la manifestation pacifique contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne par l’administration de Trump, Farid a subi des blessures au pied après avoir été abattu par des soldats israéliens. Il a expliqué comment les soldats israéliens ont lancé une répression immédiate contre les rassemblements non violents :
"Notre procession a à peine commencé que soudainement et sans nous avertir d’arrêter, ils [les soldats] ont immédiatement commencé à tirer des bombes lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Une cartouche de gaz lacrymogène venait droit sur moi, alors j’ai sauté. Juste au moment où j’ai sauté, on m’a tiré dans le pied avec une balle en acier revêtue de caoutchouc qui m’a blessé. Les soldats ne couraient aucun risque. Ils se trouvaient derrière la barrière métallique dans la clôture/mur et dans les tours de guet en béton, toutes deux éloignées. Nous étions clairement pacifiques, et il n’ y avait aucun danger pour eux."

En 2018, le harcèlement continue

En février 2018, quelques jours avant le début de la campagne annuelle “Ouvrez la Rue Shuahada”, menée par le Youth Against Settlements (YAS), Issa Amro a été arrêté à deux reprises par les autorités israéliennes. La première fois, il a été détenu pendant quatre heures avec deux autres militants, ce qui l’a empêché de se rendre au lancement de la campagne précédemment mentionnée. Lors de cette détention, il a été interrogé par un agent israélien qui lui a annoncé qu’il lui était interdit de se rendre dans certaines zones de la vieille ville, et que dans le cas où il tenterait d’y rentrer, il serait, à chaque fois, arrêté par les forces israéliennes. Issa a déclaré qu’il avait été soumis à une fouille corporelle humiliante, et que la police israélienne a également confisqué ses téléphones et lui a refusé le droit de contacter son avocat.

Lors de sa deuxième arrestation, seulement deux jours plus tard, il participait à une activité menée par YAS où on demandait aux enfants d’écrire des lettres et de les jeter dans la rue Shuhada. Il a été arrêté lorsqu’il prenait des photos sur le toit d’une maison palestinienne. Issa a été retenu pendant une heure par les soldats israéliens, et il a été libéré lorsque l’activité a été clôturée. Durant sa détention, les soldats lui ont encore une fois confisqué ses téléphones pour éviter qu’il ne puisse contacter personne, notamment son avocat.

Demande à Israël d’abandonner immédiatement toutes les charges retenues contre Farid et Issa.

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