En prison pour s’être exprimés : demande la fin de la répression en Égypte

Dans le nord du continent africain, en Égypte, le Président Abdel al-Sisi et son gouvernement empêche des personnes d’exprimer leurs idées, leurs opinions et contrôle les médias (presse, télévision, radio).

Le droit à la liberté d’expression bafoué

Le droit de s’exprimer librement est un droit humain que les autorités égyptiennes ne respectent pas. Cela signifie qu’elles mènent une politique de répression contre la liberté d’expression.

Pour renforcer son pouvoir et empêcher les critiques, le Président Abdel al-Sisi a obtenu l’adoption d’une nouvelle loi. Cette dernière donne à l’État un contrôle quasi total sur la presse écrite, en ligne et audiovisuelle. Elle a déjà permis aux services de sécurité de bloquer au moins 504 sites internet sans autorisations ni contrôles judiciaires depuis avril 2017.

En outre, depuis décembre 2017, Amnesty International a compté plus de 111 cas de personnes détenues pour vous avoir critiqué le gouvernement ou dénoncé des violations des droits humains. Ces personnes sont détenues par l’Agence de sécurité nationale. Elles sont emprisonnées sans bénéficier d’un procès équitable.

Qui sont ces personnes emprisonnées ?

Ce sont notamment des militants, des journalistes, des personnalités politiques, des supporters de football et des artistes.

Parmi elles, Amnesty International soutient Amal Fathy, Hisham Genena et Wael Abbas. Ces défenseurs des droits humains sont qualifiés de « terroristes  » et de « criminels » par les médias.

Amal Fathy, 34 ans, a publié une vidéo sur Facebook pour dénoncer le fait que le gouvernement n’a pas pris de mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel. Le 29 septembre, elle a été condamnée à deux ans de prison. Le tribunal l’a déclaré coupable de : « diffusion de fausses informations dans l’intention de porter atteinte à l’État égyptien », « détention de matériels indécents » et « injure publique ».

Hisham Genena, 63 ans, est un ancien contrôleur de gestion et responsable de la lutte contre la corruption qui a été licencié après avoir dénoncé la corruption de grande ampleur au sein du gouvernement. En janvier 2018, lors d’une interview, il a publiquement soutenu un candidat à l’élection présidentielle contre le président Abdelfatah al Sissi. Il a été arrêté peu après, en février, et purge une peine de cinq ans d’emprisonnement après avoir été déclaré coupable de «  diffusion de fausses informations dans le but de diffamer l’armée et des institutions d’État », à l’issue d’un procès inique devant un tribunal militaire.

Wael Abbas, 43 ans, est un blogueur connu dans le monde pour avoir recueilli des informations sur les atteintes commises par les forces de sécurité égyptiennes. En mai 2018, des policiers armés ont effectué une descente à son domicile, lui ont bandé les yeux et l’ont arrêté. Il est accusé d’appartenance à une organisation interdite et de « publication de fausses informations dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale  ».

Signe notre pétition et demande le respect de la liberté d’expression pour tous les Égyptiens !

La liberté d’expression est un droit humain qui appartient à tous et que l’Égypte est légalement tenue de respecter.

En signant notre pétition en ligne, avec des milliers d’autres personnes dans le monde, tu peux demander au Président Abdel Fattah al-Sissi de cesser sa politique répressive et de protéger le droit à la liberté d’expression.

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