Elles risquent leur vie pour défendre l’environnement

Imagine que, chaque jour, pour mener à bien ton travail, tu doives risquer ta vie et celle de ta famille... C’est précisément à ces risques que quatre femmes équatoriennes, font face pour continuer de mener à bien leur mission : protéger la plus grande forêt tropicale du monde, l’Amazonie et défendre les droits des peuples indigènes.

Le combat des femmes en Amazonie pour l’environnement

Quatre femmes équatoriennes, Patricia Gualinga, Nema Grefa, Salomé Aranda et Margoth Escobar, risquent leur vie chaque jour pour protéger leur terre : l’Amazonie.

Les industries extractives (c’est-à-dire les industries qui exploitent des ressources naturelles) qui s’y sont installées participent d’une part à l’expropriation des habitants originels de ce territoire et de l’autre à la dégradation de l’écosystème local.

L’Amazonie qui s’étend sur plus de 6 millions de km2 dans neuf pays ou territoires d’Amérique du Sud, contient, en effet, des centaines de communautés indigènes, des milliers d’espèces et la moitié des forêts tropicales du monde.

L’enjeu environnemental en Amazonie est si important que le combat de ces femmes devrait être notre combat à tous !

Menaces et attaques pour les dissuader d’agir

Depuis qu’elles ont commencé à manifester leur désaccord avec ces dangereuses industries extractives, ces femmes ont reçu de nombreuses menaces de mort et ont subi des attaques répétées. Ces militantes se confrontent en effet à d’énormes intérêts économiques et politiques. Même si les enjeux climatiques montent aujourd’hui en puissance un peu partout dans le monde, ceux qui sont en première ligne — les défenseurs des droits de l’environnement et notamment en Amazonie — courent un danger pour leur vie.

Selon l’ONG Global Witness, en 2017 – la dernière année pour laquelle elle dispose de statistiques – presque quatre défenseurs de l’environnement ont perdu la vie chaque semaine pour avoir défendu leurs terres, la vie sauvage et les ressources naturelles. L’Amérique latine est la région la plus dangereuse pour les militants écologistes. En 2017, 207 d’entre eux étaient assassinés, la majorité provenant de cette région.

Les autorités doivent les protéger

L’État équatorien ne fait rien pour protéger ces femmes ni pour identifier ceux qui les attaquent et les menacent. Pourtant, le président Lenín Moreno et la procureure Diana Salazar ont toutes les cartes en main pour protéger les personnes qui sont en danger en Amazonie.

Demande-leur de protéger les défenseurs des droits de l’environnement en Équateur et de rendre justice aux personnes victimes d’attaques. Signe notre pétition !

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