Dis non aux exécutions de jeunes en Iran

Les 25 avril 2019, les autorités iraniennes ont fouetté et exécuté en secret deux adolescents, faisant preuve d’un mépris total à l’égard du droit international et des droits de l’enfant. L’Iran est le pays qui exécute le plus de jeunes. Les autorités iraniennes doivent mettre fin à cette pratique odieuse.

Un pays qui exécute de nombreux jeunes...

Savais-tu que des enfants sont encore aujourd’hui condamnés à mort dans certains pays ?

C’est le cas de Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat, deux cousins de 17 ans, qui ont été exécutés le 25 avril 2019, à la prison d’Adelabad, à Chiraz, dans la province du Fars, dans le sud de l’Iran.

Dans ce grand pays d’Asie de l’Ouest, 50 fois plus grand que la Belgique, avec 7 fois plus d’habitants qu’en Belgique, on exécute encore des enfants.

Arrêtés alors qu’ils avaient 15 ans, Mehdi et Amin ont été reconnus coupables de multiples accusations de viol à l’issue d’un procès très loin d’être équitable.

Les adolescents n’ont pas été informés de leur condamnation à mort jusqu’à peu de temps avant leur exécution et ils portaient des marques de fouet sur le corps, démontrant qu’ils avaient été fouettés avant leur mise à mort. Leurs familles et leurs avocats n’ont pas été informés à l’avance de leur exécution et ont été choqués en apprenant la nouvelle.

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une telle situation effrayante se produit en Iran.

Entre 1990 et 2018, Amnesty International a recensé en Iran 97 exécutions de jeunes âgés de moins de 18 ans au moment des faits. Plus de 90 autres risquent toujours d’être exécutés.

Ce bilan épouvantable conforte la place honteuse de l’Iran tout en haut du tableau des pays exécutant le plus grand nombre de jeunes qui étaient mineurs au moment des faits qui leur sont reprochés.

Ces exécutions constituent une grave violation des obligations internationales de l’Iran. L’Iran a notamment signé et ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, cela signifie que l’Iran a l’obligation de respecter et d’appliquer ces traités qui interdisent strictement l’utilisation de la peine de mort contre des mineurs. En condamnant à mort des enfants, ce pays est dans l’illégalité la plus totale.

Il est temps de rappeler aux autorités iraniennes leurs obligations envers les traités internationaux et de mettre un terme à ces exécutions honteuses.

... Malgré une possibilité de nouveau procès

En janvier 2014, la Cour suprême iranienne (le plus haut tribunal en Iran) a pourtant décidé que les personnes condamnées à mort pour des faits commis alors qu’elles étaient mineures pouvaient solliciter un nouveau procès.

Mais les autorités ont continué à planifier et à mener à bien l’exécution de jeunes criminels, sans les informer de leur droit à demander un nouveau procès.

Même en cas de nouveaux procès, dans plusieurs cas, les tribunaux iraniens ont confirmé la condamnation à mort des mineurs délinquants après avoir conclu qu’ils avaient atteint une « maturité psychologique » suffisante au moment du crime. Le « profil psychologique » des condamnés est souvent basé sur le seul avis du juge, qui manque bien souvent de connaissances et d’expertise adéquate sur les questions de psychologie de l’enfant.

L’Iran doit mettre fin aux condamnations de jeunes !

L’Iran doit annuler immédiatement la peine de mort de tous les délinquants mineurs, et abolir l’utilisation de la peine de mort contre des mineurs délinquants, sans réserve et dans tous les cas.

Cette situation te révolte et tu veux agir ? Signe notre pétition.

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