Demande justice pour Vitalina Koval

Victime en Ukraine d’une agression haineuse en raison de ses actions pour les droits des femmes et des personnes LGBTI, Vitalina demande justice. Elle a besoin de notre soutien.

Qui est Vitalina Koval ?

Vitalina Koval est une militante ukrainienne de 28 ans qui se bat pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). Elle a notamment aidé à créer un centre communautaire LGBTI qui organise des réunions régulières pour discuter des problèmes rencontrés par les personnes LGBTI et leur offrir un soutien personnel. Depuis 2016, elle participe à la création d’un centre associatif afin que ces personnes soient en lieu sûr. En effet, l’hostilité contre les personnes LGBTI ne fait qu’augmenter en Ukraine ces dernières années.

Agressée pour avoir participé à des manifestations pacifiques

Vitalina avait déjà été agressée en mars 2017 alors qu’elle participait à un défilé en Ukraine lors de la Journée internationale des droits des femmes. Une dizaine d’hommes s’en sont pris à elle ainsi qu’à d’autres manifestants, en déchirant leurs affiches et en les menaçant.

Malgré cette agression, Vitalina a continué de manifester et a participé à la Journée internationale de la femme en mars 2018 à Oujgorod en Ukraine afin de lutter contre la violence et pour les droits des femmes et des personnes LGBTI.

Le fait que Vitalina se lève pour demander le respect des droits LGBTI n’était pas du goût de tous.

À la fin du défilé, deux hommes et quatre femmes faisant parti du groupe d’extrême-droite Karpatska Sich l’ont aspergée de peinture rouge. Ses yeux ont alors commencé à la brûler. Vitalina explique qu’elle souffrait et avait surtout peur de devenir aveugle : « J’avais mal et peur, j’étais sous le choc. (...) Pendant de longues minutes, j’ai eu mal et je n’arrivais pas à chasser de mon esprit l’idée que je pouvais perdre la vue  ».

Des personnes ont tenté de lui donner les premiers soins avec des mouchoirs en papier et de l’eau pour enlever la peinture, mais cela n’a rien changé.

Après avoir été transférée à l’hôpital, les médecins ont confirmé qu’elle souffrait d’une brûlure chimique mais que sa vue restait cependant intacte.

  • Le sais-tu ?

En Ukraine, malgré une intensification des violences à l’égard des personnes LGBTI, de nombreux événements sont organisés pour défendre les droits de ces personnes tels que « la Marche des fiertés » qui a lieu depuis 2013 ou encore « le Festival pour l’égalité des droits » célébré chaque année.

L’inaction des autorités ukrainiennes

Lors de sa première agression en 2017, Vitalina avait porté plainte mais la police ne l’a jamais recontactée.

Afin de ne pas subir les mêmes violences qu’en 2017, Vitalina s’était rendue dans un poste de police avant la manifestation de 2018 où on lui avait assuré que les manifestants seraient protégés. Cependant, cela n’a pas empêché les violences à l’encontre des manifestants à la fin du défilé.

Vitalina est donc retournée au poste de police où ses agresseurs avaient été arrêtés. La police a alors demandé à la jeune femme de décliner son adresse à voix haute alors même que ses agresseurs étaient assis à l’accueil et pouvaient donc l’entendre.

Aujourd’hui, ses agresseurs n’ont toujours pas été jugés et la police pourrait bien classer l’affaire ou minimiser les faits.

Les violences contre les manifestants qui luttent pour les droits des femmes et les droits des personnes LGBTI ne sont pas nouvelles. En effet, des cas similaires à celui de Vitalina ont été recensés en 2018 à Oujgorod et à Kiev où la police ne s’est pas interposée face aux assaillants, n’a arrêté personne ou a relâché les agresseurs.

L’inaction des autorités ukrainiennes encourage l’intensification des violences de l’extrême droite à l’encontre des personnes LGBTI, mais également contre des militants de gauche, ou encore des familles roms.

  • Le sais-tu ?

Malgré le manque d’initiative de la part des autorités ukrainiennes, le pays a tenté de remédier à ces violences en adoptant en mai 2014 une loi contre la discrimination.

En novembre 2015, le Parlement ukrainien a quant à lui adopté une modification du Code du travail interdisant la discrimination notamment en lien avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Une avancée majeure pour le pays.

Des manifestants toujours menacés

Depuis cet incident, les amis de Vitalina ont reçu des messages de menace et ont même été suivis jusqu’à leur domicile.

Vitalina a organisé une manifestation contre la violence mais face à ces incidents, la plupart des militants ont renoncé à y participer.

Vitalina est une militante déterminée, mais elle est toujours en danger.

Son agression doit être considérée comme un crime motivé par la haine.

Pour lutter contre ces violences, signe notre pétition pour demander à la police ukrainienne d’identifier les agresseurs afin que ceux-ci rendent des comptes.

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