Écrire Bayram de nouveau arrêté sur base de fausses accusations

Le 16 mars dernier, nous nous réjouissions de la libération de Giyas Ibrahimov et de Bayram Mammadov, deux étudiants azerbaïdjanais qui avaient passé 3 années en prison sur base de fausses accusations.
Vous aviez été nombreux à vous mobiliser pour eux et cela avait porté ses fruits. Malheureusement, Bayram vient d’être à nouveau arrêté. Amnesty a besoin de toi pour agir au plus vite face à cette injustice !

Te souviens-tu ?

Bayram vient d’Azerbaïdjan, un pays se trouvant entre la Turquie, la Russie et l’Arménie, tristement connu pour son régime autoritaire conduisant au non respect de nombreux droits humains.

Le 9 mai 2016, jour de l’anniversaire de l’ancien président d’Azerbaïdjan, Bayram et son ami Giyas ont tagué «  Joyeuse fête de l’esclavage » sur sa statue. Ils l’ont pris en photo et posté sur Facebook. Quelques heures plus tard, ils étaient arrêtés, faussement accusés d’avoir de la drogue sur eux. Leur refus de présenter des excuses publiques leur a valu coups et humiliations. Ils ont été forcés à signer des aveux et ont été condamnés à 10 ans de prison !

Ils ont finalement été relâchés 3 ans plus tard, le 16 mars 2019, à l’occasion de la fête de Norouz (nouvel an perse) après que le président Ilham Aliyev ait signé un décret accordant la grâce à plus de 400 personnes emprisonnées sur base de fausses accusations. Nous nous étions tous beaucoup réjoui de cette nouvelle, même si nous savions que beaucoup de combats restaient à gagner en Azerbaïdjan, pays où un climat de peur et de répression règne depuis des années.

Une remise en liberté de courte durée pour Bayram

Le 30 mars 2019, Bayram s’est rendu au poste de police local pour des formalités d’enregistrement à accomplir après une libération. Au poste, il a été séparé de son père qui l’accompagnait, et emmené dans un lieu inconnu. Par la suite, on a appris qu’il avait été déféré au tribunal de district de Sabunchu, où il a été condamné à 30 jours de détention administrative pour avoir « refusé d’obtempérer aux ordres légitimes de la police ».

La décision du tribunal était fondée sur des témoignages de police et sur des allégations selon lesquelles Bayram Mammadov aurait tenu des propos inappropriés sur des policiers, désobéi à leurs instructions et fait beaucoup de bruit au poste de police. Amnesty International pense que ces accusations sont forgées de toutes pièces. De plus, l’avocat de Bayram Mammadov n’a pas été autorisé à lui rendre visite.

Cette décision a été confirmée le 2 avril par la Cour d’appel. Ce jour-là, durant l’audience, Bayram Mammadov a déclaré avoir été soumis à de mauvais traitements lors de son arrestation. Sa famille et ses amis ont constaté qu’il avait des ecchymoses sur le visage. Bayram Mammadov risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Envoie une lettre au Président de l’Azerbaïdjan pour lui demander la libération immédiate et sans condition de Bayram !

J'agis

PASSE À L’ACTION : ENVOIE UN APPEL EN UTILISANT TES PROPRES MOTS OU EN T’INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

LANGUE(S) À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : azéri, anglais, russe
Tu peux également écrire dans ta propre langue.

PRÉNOM, NOM ET PRONOM À UTILISER : Bayram Mammadov (il)¬

Monsieur le Président de la République,

Le 30 mars, la police a arrêté Bayram Mammadov, un militant azerbaïdjanais. Le jour même, le tribunal de district de Sabunchu l’a condamné à 30 jours de détention administrative pour refus d’obtempérer aux ordres légitimes de la police. Amnesty International pense que ces accusations sont forgées de toutes pièces. Bayram Mammadov avait été libéré à la suite de l’amnistie présidentielle décrétée le 16 mars 2019 à l’occasion de la fête de Norouz (Nouvel An), après avoir passé plus de trois ans en prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces.

Bayram Mammadov a signalé, lors de l’audience devant la cour d’appel, qu’il avait été soumis à des mauvais traitements lors de sa dernière arrestation, le 30 mars. Ses proches et ses amis présents à l’audience ont dit à Amnesty International qu’il avait des ecchymoses sur le visage. L’avocat de Bayram Mammadov n’a pas été autorisé à lui rendre visite.

La famille et les amis de Bayram Mammadov pensent qu’il a été pris pour cible en raison d’une interview qu’il a accordée à un média local (l’Agence de presse Turan), qui a été enregistrée quelques jours après sa libération. Au cours de cette interview, Bayram Mammadov a dit qu’il ne regrettait pas d’avoir peint un graffiti critique sur la statue de l’ancien président azerbaïdjanais - réel motif de son arrestation initiale, sur la base de fausses accusations, en 2016.

Je vous prie instamment de veiller à ce que Bayram Mammadov soit libéré immédiatement et sans condition, car il est détenu uniquement pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression. Je vous engage également à veiller à ce qu’il soit protégé contre la torture et les autres mauvais traitements, et à ce que ses allégations de mauvais traitements en détention donnent lieu à une enquête en bonne et due forme. Il doit être autorisé immédiatement à consulter son avocat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération,


Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Rejoins un de nos groupes-écoles actifs !

...

Je m’inscris