Défenseurs des droits humains en danger en Russie

Cela fait vingt ans que la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme a été adoptée. Pourtant, être défenseur des droits humains en Russie reste une profession très dangereuse.

Ces derniers sont poursuivis en justice sur la base de fausses accusations, méprisés par les médias et les responsables gouvernementaux, victimes d’agressions et même parfois assassinés.

Trois défenseurs des droits humains en grands danger

En République de Tchétchénie du Caucase du Nord, le défenseur des droits humains Oyoub Titiev risque d’être condamné à 10 ans de prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces de détention illégale de stupéfiants. Le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, a traité Oyoub Titiev et ses collègues de l’organisation de défense des droits humains Memorial d’« ennemis du peuple » et a promis de leur « casser la colonne vertébrale  ».

Igor Nagavkin, défenseur des droits humains de la région de Volgograd, dans le sud-ouest de la Russie, attend son procès sur la base d’accusations de vol forgées de toutes pièces. C’est la seconde fois que les autorités tentent de salir son nom par des poursuites pénales basées sur des fausses accusations. Igor Nagavkin avait également par le passé signalé avoir reçu des menaces des autorités en lien avec son travail, la protection des droits des prisonniers et la lutte contre la corruption.

En décembre 2017, le militant environnemental Andreï Roudomakha a été roué de coups à Krasnodar, dans le sud-ouest de la Russie. Andreï Roudomakha et ses collègues de l’organisation Veille écologique pour le Caucase du Nord revenaient de l’inspection d’un site de construction illégale dans une zone forestière protégée sur les côtes de la Mer Noire, lié selon eux à des responsables de haut rang. Malgré de nombreux éléments de preuves concrets, notamment des enregistrements de vidéo-surveillance et les empreintes digitales des assaillants, les agresseurs n’ont pas été retrouvés et l’enquête est au point mort. Par ailleurs, Andreï Roudomakha et ses collègues continuent à recevoir des menaces.

Agis pour que la Coupe du monde de football 2018 ne soit pas couverte de honte !

Toutes ces affaires se situent dans des régions accueillant la Coupe du monde de la FIFA 2018 et illustrent à quel point les persécutions à l’encontre des défenseurs des droits humains sont répandues en Russie.

Cet été, les médias porteront leur attention sur la Coupe du monde de la FIFA et sur la Russie, en tant que pays hôte.

C’est l’occasion de demander aux autorités russes de respecter leur promesse, faite il y a 20 ans lorsque le pays a adopté la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, de soutenir et de protéger les personnes qui défendent les droits humains.

Il faut mettre un terme aux persécutions à l’encontre d’Oyoub Titiev, d’Igor Nagavkin, d’Andreï Roudomakha et des autres défenseurs des droits humains en Russie.

Signe dès maintenant notre pétition et aide-nous à obtenir justice pour ces trois défenseurs des droits humains.

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