Demande justice pour Amaya Coppens et les autres activistes persécutés

Au Nicaragua, les étudiants sont arrêtés arbitrairement simplement pour avoir exercé leurs droits légitimes à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Amaya Coppens, une belgo-nicaraguayenne victime de la répression du gouvernement

En Amérique-latine, au Nicaragua, des étudiants manifestent depuis le mois d’avril contre la politique sociale du gouvernement du président Daniel Ortega. Dès le début des manifestations, la réaction du gouvernement a été très violente. De nombreux étudiants ont été arrêtés, ont subi des violences et n’ont pas eu droit à un procès équitable.

C’est le cas de l’étudiante belgo-nicaraguayenne, Amaya Coppens. Cette jeune fille de 23 ans, étudiante en médecine, est leader d’un mouvement étudiant. Elle a été arrêtée le 10 septembre dernier avec un autre activiste, Sergio Midence, dans la ville de León au nord-ouest du Nicaragua.

Par le biais des médias, la police les a accusés d’être responsables « d’actes terroristes », d’«  incendie volontaire », d’« agression » et de « possession illégale d’armes à feu ». Après trois semaines de détention, aucune perspective de procès n’est connue.

Ces détenus allongent la liste de plus de 400 leaders sociaux et activistes arrêtés dans le cadre de manifestations, d’après les organisations locales et internationales. En effet, les arrestations d’étudiants et d’activistes qui exercent leurs droits légitimes à la liberté d’expression et de réunion pacifique ont augmenté au Nicaragua depuis quelques mois et particulièrement depuis quelques semaines.

Vague d’arrestations et de détentions arbitraires

Le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH) a rapporté que les récentes arrestations ne suivaient pas les procédures régulières :

Il est reproché, entre autres, aux autorités du Nicaragua :
 l’utilisation de groupes armés progouvernementaux pour assurer les détentions,
 les intrusions de la police sans mandat dans les propriétés privées,
 l’absence de présentation des détenus à un juge après 48h d’incarcération.

En outre, un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme fait état de nombreuses violations des droits humains au Nicaragua, principalement dans le cadre de ces manifestations.

Enfin, Amnesty International a également documenté les violations des droits humains commises dans le contexte de la crise actuelle au Nicaragua.

Amnesty International a conclu que les autorités du Nicaragua ont mis en œuvre une stratégie répressive, parfois intentionnellement mortelle, pour punir et faire taire les voix des opposants au gouvernement.
Le gouvernement veut décourager les citoyens à exprimer des avis critiques et cherche à dissimuler les violations des droits humains.

Le 4 septembre, Amnesty International a publié une lettre ouverte au président du Nicaragua Daniel Ortega, exprimant son inquiétude face à diverses arrestations dans le pays.

Cette vague d’arrestations doit cesser !

Signe notre pétition pour demander au gouvernement du Nicaragua la libération d’Amaya et de tous les étudiants et activistes arrêtés et détenus arbitrairement.

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