Soutenons les personnes qui sauvent des vies

Les personnes contraintes de fuir leur pays ou leur foyer n’ont jamais été aussi nombreuses dans le monde : elles étaient 70,8 millions en 2018.
Seule une infime minorité d’entre elles a pu trouver refuge dans les pays les plus riches. La majorité d’entre elles a été accueillie par une petite poignée de pays souvent voisins du lieu d’origine de ces personnes.
C’est dans ce contexte que les gouvernements européens tentent de bloquer les traversées en mer des personnes à la recherche de sécurité et protection et de criminaliser les actions de solidarité et de sauvetage en mer menées par des organisations non gouvernementales.
Agis contre cette situation inacceptable !

Des choix politiques aux conséquences meurtrières

Les gouvernements européens ont mis en place des mesures visant à bloquer les traversées en mer des personnes à la recherche d’une protection. Ils ont notamment renforcé les capacités des garde-côtes libyens d’interception de ces personnes et fortement entravé le travail des ONG qui mènent des opérations de recherche et de secours en mer. Ces dernières ont été la cible de campagnes de diffamation, de manoeuvres d’intimidation, voire d’actions en justice

Récemment, le Sea Watch et sa capitaine, Carola Rackete, ont été sous les feux des projecteurs. Les accusations portées à son encontre ainsi que son arrestation pendant plusieurs jours sont tout simplement intolérables. Elle a mis sa liberté en jeu pour assurer la sécurité des personnes qu’elle a sauvées : femmes, hommes et enfants épuisés après avoir passé plus de deux semaines en mer. Nous ne pouvons que saluer et soutenir cette décision. La solidarité ne devrait jamais être un crime !

Une vie loin d’être paisible en Libye

En Libye, des milliers de réfugiés, demandeurs d’asile et migrants sont détenus dans des centres de détention où ils risquent la torture, les mauvais traitements, l’extorsion de fonds et le viol.

Environ 3 680 d’entre eux sont détenus à Tripoli et aux alentours, des zones secouées par un conflit armé. Plusieurs attaques récemment menées à Tripoli ont mis en danger la vie de civils - y compris de réfugiés et migrants détenus - et constituent des crimes de guerre.

Voilà dans quel climat dangereux les garde-côtes libyens ramènent les personnes qu’ils interceptent en mer, avec une détention arbitraire à la clé dans le meilleur des cas.

Face à une situation inacceptable, il faut agir

Actuellement, les politiques migratoires européennes condamnent des personnes en quête de protection à un choix cruel : la mort par noyade ou la torture en Libye.

Demande au gouvernement belge de s’efforcer, au sein de l’Union européenne, de prendre des mesures pour donner la priorité à la vie des personnes réfugiées et des migrantes et à leurs droits.

Il s’agit de veiller à ce que suffisamment d’opérations de recherche et de sauvetage puissent avoir lieu en Méditerranée. Veiller à ce que la coopération avec la Libye soit soumise à des conditions garantissant le respect des droits des personnes en fuite. Que la détention arbitraire de réfugiés et de migrants soit terminée. Qu’ils soient évacués dans un lieu sûr, y compris en Europe.

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