Pétition #JeSuisHumain-e : la Belgique doit protéger ceux et celles qui en ont besoin

Les personnes contraintes de fuir leur pays n’ont jamais été aussi nombreuses dans le monde.
En 2016, seule une infime minorité d’entre elles a pu trouver refuge dans les pays les plus riches, qui laissent une poignée de pays faire face seuls à la quasi-totalité des 21 millions de réfugiés dans le monde.
Chaque jour qui passe, l’indécision et l’inaction des pays riches causent d’immenses souffrances humaines.

Les pays dits « développés » accueillent… 24% des réfugiés ! C’est la Turquie qui en accueille le plus, suivie par le Liban, l’Iran, le Pakistan, le Soudan, l’Éthiopie… Aucun pays d’Europe n’arrive dans le top 10 ! Au lieu de protéger les personnes en recherche de protection, la plupart des États leur claquent la porte au nez et érigent des murs pour les empêcher de venir demander l’asile “chez nous”.

Comment mieux partager les responsabilités ?

Construire des murs toujours plus hauts, toujours plus longs et toujours plus dangereux n’est pas une solution. Des solutions humaines existent.

Un système simple d’évaluation des capacités d’accueil des réfugiés, qui s’appuierait sur des critères comme la richesse, la population, le taux de chômage, aiderait beaucoup ! Mais nos pays dits « développés » refusent de montrer l’exemple et de faire preuve de volonté politique.

D’autres actions peuvent être réalisées, comme par exemple ouvrir des "voies d’accès sûres et légales" pour des personnes qui fuient leur pays pour des raisons de sécurité. En pratique, "ouvrir des voies d’accès sûres et légales", cela signifie : prévoir différentes possibilités pour accueillir de manière sécurisée et légale des réfugiés et leur offrir une protection, c’est-à-dire leur permettre de voyager légalement et en sécurité vers un pays dans lequel ils peuvent demander et/ou obtenir une protection.

Ce n’est toujours pas clair ?

La réinstallation par exemple fait partie d’une des voies sûres et légales d’accéder à un territoire , elle doit permettre aux personnes les plus vulnérables, qui ont fui leur pays d’origine et se trouvent dans un pays qui n’a pas les capacités de les prendre en charge, d’être accueillies légalement dans un autre pays qui est en mesure de leur offrir une protection et des conditions de vie dignes.

Imagine que tu sois obligé de quitter ton pays et de fuir vers une destination plus sécurisée. Tu réussis à arriver dans un autre pays proche en général de ton pays d’origine.
Là, tu peux être reconnu comme réfugié, soit par l’agence de l’ONU spécialisée dans la protection des réfugiés, le HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés), soit par les pouvoirs publics locaux. Mais ce pays d’accueil n’est pas en mesure d’accueillir décemment tous les réfugiés qui se trouvent sur son territoire. C’est le cas par exemple du Liban ou de la Jordanie.

Le HCR va alors déterminer si tu remplis ses « critères de vulnérabilité » et si tu as besoin d’être mis à l’abri dans un autre pays, et donc d’être réinstallé.

Si tu remplis tous les critères et que tu es retenu, tu vas devoir être très patient avant de recevoir un coup de téléphone qui t’invitera à faire ta valise et à partir t’installer dans un autre pays.

En pratique malheureusement, très peu de réfugiés sont "réinstallés".

Il existe aussi le système de la relocalisation. C’est un peu le même principe que la réinstallation mais cela concerne des demandeurs d’asile qui se trouvent déjà en Europe dans un pays qui n’est pas en mesure de les accueillir décemment et dignement comme la Grèce ou l’Italie par exemple

Lorsqu’ils arrivent en Europe, la majorité des demandeurs d’asile arrivent en Grèce ou en Italie qui sont des pays qui se trouvent près de la mer et sont les premières portes d’entrée vers l’Europe lorsque l’on arrive par la mer depuis l’Afrique notamment. Mais ces pays ne peuvent pas accueillir tous les demandeurs d’asile qui rejoignent l’Europe, c’est la raison pour laquelle le système de relocalisation permettrait de mieux répartir les demandeurs d’asile dans les différents pays d’Europe.

Pourtant, début 2017, seules 300 personnes avaient été relocalisées en Belgique depuis la Grèce et l’Italie… Une goutte d’eau dans l’océan !

Le regroupement familial (permettant à des réfugiés de rejoindre des proches vivant déjà à l’étranger), les visas médicaux (permettant à des personnes gravement malades de recevoir les soins dont elles ont besoin), les visas de travail (permettant à des personnes ayant un métier de trouver du travail à l’étranger), les bourses et les visas d’études (permettant à des réfugiés d’entamer ou de poursuivre un cycle d’enseignement) sont d’autres exemples. En résumé, il existe plein de solutions !

Ces solutions existent souvent dans les pays d’accueil mais il est difficile voire impossible pour des réfugiés de remplir toutes les conditions prévues par les pays pour avoir accès à ces solutions. Il est donc nécessaire et urgent de revoir les conditions d’accès à ces différentes solutions et qu’elles soient mises en oeuvre de manière effective.

Pourquoi nos politiques n’agissent pas ?

Il y a clairement un manque de volonté politique. Et pour cacher cela, les médias et les responsables politiques aiment jouer sur la peur et les préjugés. Les réfugiés sont déshumanisés. À entendre les médias et certains politiciens, ces personnes nous envahissent et viennent nous prendre notre travail... Peut-être même sont-elles des terroristes ! À les écouter, il faut empêcher les réfugiés de venir au nom de la « sûreté nationale «  ! Mais tout ça, ce sont des idées reçues qui entrainent la peur et le rejet. Or ces idées sont fausses. Et il faut agir pour contrer ces idées, rectifier la vérité et proposer des solutions concrètes à nos gouvernements.

Quand les discriminations s’accumulent …

Fuir les guerres et les persécutions est déjà terrible. Et parmi ces centaines de milliers de personnes, certaines nécessitent en plus une attention spécifique étant particulièrement exposées à des risques de violences. Cela peut être en raison de leur genre, de leurs âges, de leurs nationalités, de leurs besoins de soins…
Les violences liées au genre sont par exemple très importantes ! Il s’agit des violences commises contre une personne en raison de son identité de genre et orientation sexuelle. Elles peuvent viser les femmes, les filles et les personnes LGBTQI+ (lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, transgenres, queer et intersexées). Il s’agit de personnes qui ne correspondent pas à la norme officielle : elles ne sont pas hétérosexuelles et/ou leur sexe ne correspond pas à leur identité de genre (une personne qui est née « femme » mais qui ne se perçoit pas comme telle par exemple). Ces violences peuvent s’exercer dans le pays d’origine que la personne fuit, mais aussi tout au long du voyage et dans les pays de transit. Risque d’exploitations, de harcèlements sexuels, de violences sexuelles… Il est essentiel que les personnes victimes de violences liées au genre puissent bénéficier d’un réel accès à la justice et que davantage de mesures spécifiques de protection soient prises à leur égard.

Défendons ce qui nous unit

Alors que la population belge semble de plus en plus réfractaire à l’accueil des réfugiés et des migrants, il est primordial de rappeler que les personnes fuyant les conflits et les persécutions trop souvent associées à des victimes (au mieux) ou à des terroristes (au pire), sont avant tout des êtres humains avec des droits, dont celui d’être protégés.

Ensemble, nous pouvons faire de la Belgique un pays plus accueillant. Parce que notre réaction à la crise mondiale de l’accueil des réfugiés déterminera le monde dans lequel nous et les générations futures allons vivre demain et parce qu’il est temps de défendre ce qui nous unit en tant qu’être humain, faites entendre votre voix à notre gouvernement.

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