Nouveau décès d’un enfant rohingya détenu au Myanmar

Mammud Rawphi faisait partie des centaines d’hommes et de garçons détenus dans le cadre d’opérations militaires "de nettoyage" dans le nord de l’État d’Arakan au Myanmar.
Son décès confirmé par les autorités du Myanmar remet en lumière l’urgence d’agir.

Une réponse à une attaque non identifiée

Le 9 octobre 2016, des assaillants non identifiés ont attaqué trois postes de police des frontières dans le nord de l’État d’Arakan au Myanmar, tuant neuf gardes-frontières et volant des armes et des munitions.

En réaction, les forces de sécurité ont lancé une vaste opération de « nettoyage » parmi les populations rohingyas, les portant responsables de cette attaque.

Qui sont les Rohingyas ?

Les Rohingyas sont un groupe ethnique de confession musulmane vivant principalement dans le nord de l’État d’Arakan, dans le sud-ouest du Myanmar. Ils sont considérés par l’Organisation des Nations Unies comme l’une des minorités les plus persécutées au monde.

Soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque des postes de police du pays survenue le 9 octobre 2016 aux frontières dans le nord de l’État d’Arakan, des centaines d’hommes et de garçons mineurs ont depuis lors été arrêtés et « poursuivis en justice ».
À ce jour, aucune information officielle n’a été divulguée quant à leur identité, aux accusations exactes portées contre eux et à l’endroit où ils se trouvent.

Au cours de ces « opérations de nettoyage », les Rohingyas ont été victimes de nombreuses violations de leurs droits : homicides illégaux, disparitions forcées, tirs aveugles sur des civils, arrestations arbitraires, actes de torture, de violence sexuelle, de destructions massives de bâtiments de pillages de biens et de confiscations arbitraires de documents d’identité importants.

Mammud Rawphi, le huitième mineur mort en détention

Le jeune Mammud Rawphi, qui avait entre 13 et 15 ans, était détenu dans le camp n°3 de la police des frontières depuis son arrestation le 12 novembre 2016. Le 5 juin dernier, les autorités du Myanmar ont annoncé son décès qui serait survenu le 2 février « alors qu’il recevait des soins pour une inflammation de l’estomac. »

Son décès porte à huit le nombre d’hommes et de garçons morts en détention après avoir été arrêtés dans le cadre de ces « opérations de nettoyage » menées dans le nord de l’État d’Arakan. Une enquête a été ouverte sur au moins une de ces morts, mais les conclusions n’ont pas encore été rendues publiques.

Écris aux autorités du Myanmar pour qu’elles respectent les droits des Rohingyas et les libèrent rapidement !

Tout comme Mammud Rawphi, les autres Rohingyas arrêtés risquent toujours d’être torturés, maltraités ou d’être jugés lors de procès iniques.
D’après le bureau de la conseillère d’État, cinq enfants sont actuellement détenus dans le camp n°3 de la police des frontières, pendant que leurs procès pour meurtre, appartenance à une association illégale et d’autres délits sont en cours devant un tribunal pour mineurs. De plus, d’après des sources fiables, au moins six autres enfants arrêtés pendant les « opérations de nettoyage » sont détenus dans la prison de Buthidaung, dans l’État d’Arakan. On craint qu’ils ne soient jugés par un tribunal pour adultes, et non par un tribunal pour mineurs.

Cela te révolte ? Alors prends ton stylo pour faire pression sur les autorités du Myanmar.

J'agis

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais, en birman ou dans votre propre langue :
 demandez instamment aux autorités du Myanmar de révéler immédiatement le sort réservé à toutes les personnes arrêtées pendant les opérations de sécurité dans le nord de l’État d’Arakan et le lieu où elles se trouvent, et de veiller à ce qu’elles soient traitées avec humanité, à ce qu’elles soient autorisées à communiquer effectivement, sans délai et régulièrement avec leur famille et des avocats de leur choix, et à ce qu’elles bénéficient des soins médicaux dont elles pourraient avoir besoin ;
 priez-les de libérer tous les détenus dans les meilleurs délais, à moins qu’ils ne soient rapidement inculpés d’une infraction dûment reconnue par le droit international. Si des mineurs ont été inculpés d’une infraction dûment reconnue par le droit international, appelez les autorités à les placer sous la garde de leurs parents ou tuteurs pendant que leurs procès sont en cours ;
 demandez-leur de mener des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces sur les morts en détention et les allégations de torture ou d’autres mauvais traitements par les forces de sécurité, et de traduire en justice les responsables présumés dans le cadre de procès conformes aux normes internationales d’équité, sans recours à la peine de mort.


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