Ivanka : demande à ton père de mettre fin à l’emprisonnement des enfants !

Ivanka Trump est la fille du président des États-Unis, Donald Trump. Elle a fait campagne pour que son père s’engage à soutenir les mères et leurs enfants dans son pays. Mais elle ne dit pas un mot des familles migrantes qui passent des mois, des années, enfermées illégalement dans des centres de détention.

Pour lutter contre l’immigration irrégulière, les États-Unis sont prêts à tout, y compris à tous les abus. De très nombreux centres de détention existent par exemple, à tel point que le pays a le système d’incarcération de migrant-e-s le plus important au monde ! Mais ces centres sont loin de respecter les droits humains… Le centre résidentiel de Berks par exemple, situé dans l’État de Pennsylvanie et connu sous le nom de "prison des bébés" , symbolise ces violations. Ces « centres » ressemblent en fait, comme deux gouttes d’eau, à des prisons.

La plupart des familles qui se trouvent dans ce centre sont originaires du « Triangle du Nord ». C’est une région d’Amérique centrale qui regroupe trois pays : le Salvador, le Guatemala et le Honduras. Ce « triangle » est très connu pour ses niveaux de violence et d’insécurité très élevés. Là-bas, la corruption, en particulier, est omniprésente et les cartels de drogue ont beaucoup de pouvoir. Amnesty International a de nombreuses informations là-dessus.

Au mois d’août 2017, quatre familles qui étaient détenues au centre de Berks ont été libérées, après avoir passé plus de 700 jours en détention là-bas. Michael et sa mère Maribel par exemple avaient fui le Salvador car ils avaient reçu plusieurs menaces de mort quand Michael a été pris pour cible par un gang de drogue qui voulait le recruter.

Durant l’été 2014, plus de 67 000 mineurs non accompagnés ont fui vers les États-Unis en passant par la frontière mexicaine. En réponse, le gouvernement des États-Unis a augmenté le recours à la détention de familles et d’enfants et ces jeunes ont bien souvent été mis en détention, alors qu’ils étaient demandeurs d’asile. Du point de vue du droit étasunien et du droit international, cela n’est pas justifiable : la détention devrait être la dernière des solutions et non pas la première. Car emprisonner des jeunes et des familles qui fuient la violence et luttent pour leur dignité est inacceptable.

Pour cela, Amnesty International demande à ce que Ivanka Trump aille voir de ses propres yeux ces centres et qu’elle exige auprès de son père leur fermeture. À commencer par le centre de Berks.

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