Alep - Stop aux massacres de civils et d’enfants

Depuis 2011, la Syrie vit une crise très grave. Pour de nombreux enfants, la guerre est tout ce qu’ils ont connu.

La ville syrienne d’Alep est aujourd’hui le champ de bataille de deux camps opposés : le gouvernement syrien soutenue par les forces russes d’un côté et les rebelles qui y habitent de l’autre.

Depuis mi-septembre 2016 et malgré les centaines de milliers de civils qui y résidaient encore à ce moment-là, Alep est devenue la cible d’attaques et de bombardements systématiques.

Les civils et les enfants sont victimes de ces bombardements systématiques mais aussi d’exécutions sommaires dans la rue ou à leur domicile.

À l’heure où les forces militaires syriennes prennent le contrôle de l’est d’Alep, le risque qu’elles commettent de nouvelles atrocités fait craindre le pire pour les milliers de civils et d’enfants encore pris au piège dans la ville.

Pourquoi Alep ?

La ville d’Alep, située au nord est de la Syrie, est la citée la plus importante de Syrie au niveau démographique.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est aussi l’une des plus anciennes du monde.

Capitale industrielle de la Syrie, Alep est également le poumon économique du pays.

Enfin, sa situation géographique, au nord est de la Syrie à 45 km de la Turquie, est stratégique et en fait la voie de passage la plus directe de la Méditerranée vers la Mésopotamie.

De la paix à la guerre civile

La révolution pacifique s’est transformée en un un conflit complexe et meurtrier.

Amnesty International a publié des images satellites illustrant l’étendue des destructions à Alep ainsi que des témoignages de civils piégés dans cette ville : ces sources prouvent la responsabilité de Bachar Al Assad dans les attaques sur des écoles, des marchés, des mosquées mais aussi des hôpitaux. Les attaques sur les hôpitaux et les équipes de secours mettent en péril la survie des civils et sont considérées comme des crimes de guerre. Cependant ces attaques restent impunies.

De plus, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a affirmé disposer d’éléments crédibles indiquant que de nombreux civils ont été abattus par des membres des forces gouvernementales et alliées chez eux ou dans la rue au cours des derniers jours.

Depuis le début du conflit, les forces militaires du gouvernement syrien, soutenues par la Russie, méprisent totalement le droit international humanitaire et le sort des civils. Elles prennent régulièrement les civils pour cible.

Ces derniers mois, le monde, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, a regardé ce conflit sans agir tandis que des civils sont massacrés au quotidien et que l’est d’Alep se retrouve écrasé et transformé en tombeau.

Comment agir ?

Les responsables ce ces crimes de guerre doivent être traduits en justice et les civils protégés. Il est urgent que des observateurs indépendants se rendent sur place afin que la population civile soit protégée, et que l’acheminement d’une aide humanitaire soit autorisé, pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.

Demande à la Belgique de soutenir toutes les initiatives proposées par l’organisation des nations Unies visant à mettre fin aux crimes de guerre, d’appuyer la mise en place d’enquêtes indépendantes pour juger les auteurs de crimes de guerre et d’atteintes au droit international humanitaire.

Enfin, demande à la Belgique, active au sein de la coalition, de faire toute la lumière sur ses actions menées en Syrie, lesquelles manquent pour l’instant cruellement de transparence.

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