Interview de Christian Ouedraogo

Vous connaissez Christian ? Vous l’avez peut-être rencontré lors d’une animation dans votre école... Christian est venu d’Afrique de l’Ouest pour passer trois mois au sein d’Amnesty Belgique... Il nous a bien aidé sur différents projets, et a d’ailleurs activement préparé ce journal des groupes-écoles. Il a aussi accueilli au Burkina quatre jeunes de Bruxelles, et leur professeur, dans le cadre du projet “Citoyens du Monde”. Avant de reprendre l’avion pour le Burkina Faso, il a accepté de répondre à quelques questions.

 ? Christian, tu viens de passer 3 mois en Belgique. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?

- L’ambiance au travail ! Je trouve qu’Amnesty en Belgique se donne toujours la peine de réussir ses missions et les gens étaient sympas. C’était donc intéressant de travailler ici comme stagiaire, parce qu’on y sort beaucoup plus stimulé à poursuivre la lutte pour le respect des droits humains. Mais, de façon générale, à part bien sûr le froid , j’ai trouvé les Belges fort sympathiques et accueillants. Je n’oublierai jamais le visage curieux des jeunes que j’ai eu la chance de rencontrer et leur courage de cumuler les cours à l’école et leur engagement dans les projets Amnesty.

 ? Quelles grandes différences vois-tu entre Amnesty Belgique et Amnesty Burkina Faso ?

- Ceux qui maîtrisent déjà le mouvement sauront qu’Amnesty Burkina en tant que structure est petite par rapport à Amnesty Belgique. Nous avons moins de possibilités d’actions, de ressources et sommes confrontés à un contexte plus difficile de sous-développement et du fait que l’accès à l’éducation reste un objectif à atteindre. Cependant, j’ai constaté un égal engagement et une volonté réelle de venir en aide à ceux qui en ont vraiment besoin, commes les personnes torturées, les prisonniers... et de faire en sorte que tous les êtres humains puissent jouïr de tous les droits humains inscrits dans la DUDH.

 ? Penses-tu qu’Amnesty est un mouvement qui peut réellement s’adresser à tous les êtres humains, quelle que soit leur culture ?

- La mission fondamentale d’Amnesty est le respect des 30 articles de la DUDH et ce, pour tout être humain. La campagne contre la discrimination sera aussi une des campagnes permanentes d’Amnesty. Enfin, la promotion de la diversité, tout autant basée sur l’âge, le sexe que l’origine culturelle au sein d’Amnesty ne date pas d’hier. C’est sans doute l’un des atouts d’Amnesty qui nous permettent d’obtenir des résultats. Amnesty peut s’adresser à tous les êtres humains, même s’ils ne partagent pas la même culture.

 ? Quelles sont les idées que tu ramènes dans ton pays pour l’avenir ?

- Je repars chez moi avec beaucoup de projets pour contribuer au militantisme, surtout des jeunes. En tant que jeune et ayant travaillé pendant ces trois derniers mois au Programme Jeunnesse, je suis plus que jamais engagé à restituer cette expérience aux autres jeunes, à partager avec eux des techniques qu’on ne connaissait pas. J’espère aussi développer des projets de formations et de sensibilisation des jeunes, mais mon rêve c’est de parvenir à créer un espace d’apprentissage mutuel et d’actions en faveur des droits humains entre les jeunes du Burkina Faso et des jeunes de Belgique. Je suis convaincu que les jeunes peuvent faire beaucoup de choses ensemble.

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