Stop aux restitutions de prisonniers par des Etats européens

Le 14 février dernier, le Parlement européen
a voté l’adoption du rapport sur les
activités de la CIA en Europe. C’est un
début de reconnaissance de la responsabilité
de certains Etats membres…

Amnesty
international a appelé à un rapport fort,
seule façon d’obliger les gouvernements
européens à répondre des atteintes aux
droits humains qui ont été perpétrées dans
le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Mais pourquoi un tel rapport ? Entre 2001
et 2005, selon la commission temporaire
sur les activités de la CIA, plus d’un millier
de vols de la CIA ont utilisé l’espace aérien
européen et des lieux de détention secrets
ont pu être localisés dans des bases militaires
américaines en Europe. Le rapport
final de cette commission met en lumière
la passivité de certains Etats-membres face
à ces opérations illégales et un manque
de coopération au sein du Conseil. Alors
habituellement d’une seule voix les violations
des droits humains commise ailleurs
dans le monde, il s’agit ici d’une véritable
remise en question interne, un exercice
autrement périlleux.

Cette difficulté de l’Union européenne à
condamner des actes internes se retrouve
dans certaines tentatives de dernière
minute visant à édulcorer le rapport.
Ces tentatives sont le signe de la vulnérabilité
du Parlement européen quand des intérêts
nationaux sont en cause, et cela
malgré la gravité des violations perpétrés.

Pour en savoir plus :
Rapport final du Parlement européen sur
l’utilisation de pays européens par la CIA
pour le transport et la détention illégale de
prisonniers : disponible en ligne sur
http://www.europarl.europa.eu/

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