4 objecteurs que vous pouvez soutenir

Dror Boymel

Dror Boymel, un pacifiste de 19 ans, fut condamné le 19 janvier à 6 peines de prison consécutives de 35 jours car il s’opposait au service militaire.
Il reçut d’abord une peine de prison de 28 jours le 12 août 2002. Ses 6 sentences s’élèvent à un total de 133 jours de prison. Dror Boymel est à présent détenu dans une cellule isolée parce qu’il a refusé de porter l’uniforme militaire en prison.

Dror Boymel avait préparé un écrit officiel avant son premier emprisonnement, expliquant les raisons de son objection à rentrer dans l’armée.

Dror Boymel était le quatrième signataire du « High School Seniors’ Letter » à être emprisonné pour ses idées. Dans cette lettre, des jeunes gens récemment conviés à faire leur service militaire informèrent le 1er Ministre Ariel Sharon qu’ils ne participeraient pas à l’oppression palestinienne et que pour cette raison, ils n’entreraient pas dans l’armée israélienne. Dror est un des activistes de l’organisation Shministim.

Jonathan Ben-Artzi

Jonathan Ben-Artzi, étudiant de 20 ans en Math-Physique à l’Université Hébraïque de Jérusalem, reçut une peine de 35 jours de prison le 16 janvier 2003. C’est sa septième incarcération consécutive depuis le 8 août 2002. Il a donc déjà passé 161 jours en prison à cause de son opposition au service militaire.
Jonathan et sa famille espèrent beaucoup de la grande publicité faite autour de cette injustice, et que la position ferme de Jonathan et de son ami Uri Ya’acobi face à l’acharnement de l’armée israélienne sera perçue comme un « exemple ».

Le 1er janvier, Jonathan fut convoqué à apparaître devant l’« Incompatible Committee », mais au dernier moment, son entretien fut annulé. Aucun motif ne fut donné pour cette annulation. Après avoir purgé ses six peines de prison le 8 janvier, Jonathan dut comparaître à la Base Armée le 12 janvier. Il subit une série d’interviews dont le but était de le persuader de se soumettre à l’autorité. Il refusa. Le 14 janvier, on lui ordonna de s’engager à l’armée en lui disant que s’il s’y opposait, il serait immédiatement renvoyé en prison. Il fut informé également que son cas serait traité par le Général Gil Regev, Haut Supérieur, plutôt que par le Colonel D. Chassid, commandant de la Base Armée. Après avoir passé 7 heures à attendre hors des bureaux le 15 janvier, il put rentrer chez lui pour revenir le lendemain.
Le 16 janvier, il fut amené devant le Général Regev. Il lui dit qu’Amnesty International l’avait reconnu comme prisonnier de conscience ; il répéta ses convictions pacifistes. Il fut condamné à 35 jours de prison.

Uri Ya’acobi

Un des premiers objecteurs, Uri Ya’acobi (18 ans) fut relâché le 2 janvier 2003, après avoir purgé six peines consécutives s’élevant à 134 jours à cause de son objection de conscience au service militaire. Sa première peine de prison (de 14 jours) commença le 14 août 2002.

Le 1er janvier, Uri fut convoqué devant le « Incompatible Committee », mais au dernier moment, l’entretien fut annulé. Durant sa libération, il dut se rendre à la Base Armée tous les jours, et avait une série d’entretiens avec soldats et officiers qui lui firent du chantage : des promesses de libération ou des menaces de réemprisonnement. Il fut interrogé deux fois par le Colonel D. Chassid, le Commandant de la Base. Parfois, on lui dit qu’il devait aller consulter un « officier de la santé mentale ».

Il dut retourner à la Base le 12 janvier, avec Jonathan Ben-Artzi. Comme pour Jonathan, il subit une série d’interviews dans lesquelles on le persuadait de se soumettre. Il refusa. Le 14 janvier, ils furent encore convoqués à la Base Armée, et on leur refusa une interview avec le Colonel Chassid. On lui ordonna de soit rentrer à l’armée, soit de retourner en prison. Uri refusa et s’en alla. On ne sait pas pour le moment si Uri est en prison ou pas.

Uri Ya’acobi est un des 300 signataires de la « High School Seniors’ Letter », dans laquelle les jeunes gens convoqués au service militaire informent le Premier ministre Ariel Sharon qu’ils ne veulent pas participer à l’oppression du peuple palestinien. Uri fut le cinquième signataire de cette lettre à être emprisonné pour ses convictions. Il prépara un écrit officiel avant son emprisonnement. Le 24 décembre, il publia une lettre dans le journal israélien Ha’aretz.

Hillel Goral

Hillel Goral est un objecteur de conscience de 18 ans. Il est en train de purger sa peine de 28 jours à cause de son refus de faire le service militaire.
Le 16 janvier 2003 il commença une grève de la faim en protestation contre son emprisonnement et les mauvais traitements que subissent tous les objecteurs de conscience. De plus, il refuse de porter l’uniforme en prison et se retrouve donc actuellement dans une cellule isolée à la prison militaire, près de Haifa.

Quand son avocat lui rendit visite en prison, elle remarqua que ses doigts étaient bleus et que la température de son corps était en forte diminution. Elle insista pour qu’il se fasse examiner à l’hôpital de la prison. Il accepta une infusion et refusa quelconque nourriture. Il refuse catégoriquement d’arrêter sa grève de la faim tant qu’il sera en prison.

Noam Bahat

Noam Bahat est un objecteur de conscience de 19 ans. Il purge sa deuxième sentence consécutive à cause de son refus d’entrer dans l’armée israélienne. Il fait actuellement la grève de la faim.

Sa première sentence était de 28 jours et sa seconde s’élève à 42 jours. Il commença sa grève de la faim le 16 janvier 2003, pour montrer son désaccord à son emprisonnement. En prison, il refuse de porter l’uniforme militaire et pour cela, il est détenu en cellule isolée près de Tel Aviv.

ACTIONS SYMBOLIQUES

 Organisez un jeu pour rétablir le dialogue sur Israël-Palestine

Au-delà du problème de l’objection de conscience, nous pensons qu’il est utile de parler du conflit israélo-palestinien à l’école, mais en parler de façon intelligente et sans amalgames.

Ceux d’entre vous qui ont participé à la journée du 19 février à Gembloux auront eu l’occasion de faire un jeu de rôle sur ce thème.

Vous trouverez en annexe. Vous pouvez mener ce jeu dans votre classe ou à un moment clé de votre calendrier scolaire (fête, journée de réflexion...).

Si vous ne vous sentez pas capable d’animer ce jeu, n’hésitez pas à proposer à un animateur d’un mouvement de jeunesse ou d’une maison de jeunes de vous aider.

 Jeu sur l’objection de conscience

Afin que vous preniez conscience de ce qu’est réellement un objecteur de conscience, nous vous proposons un petit jeu de rôle suivi d’une discussion sur le sujet.

Imagine que tu es un objecteur de conscience en Israël. Comment te défendras-tu en tant qu’accusé face à un chef de l’armée qui a tout le pouvoir de t’envoyer en prison.

Quels seront les arguments que toi et ton avocat avancerez pour vous défendre ?

Le but de cet exercice est de susciter des réactions et d’entamer un débat.

 Concours d’affiche

image 200 x 124

Inspirez-vous de ce dessin et complétez le par un dessin ou une photo (au choix) et écrivez un slogan ou un petit mot pour montrer votre désaccord face à cette injustice.

Vous pouvez coller tous les dessins récoltés sur un grand panneau mis en évidence dans l’école.

 Patchwork géant

Vous prenez un bout de tissu et vous déterminez une forme. Vous découpez cette forme selon votre convenance et selon le nombre d’élèves. Chacun d’entre vous dessine, peint ou écrit ce qu’il veut et ce qu’il pense. La dernière étape consiste à recomposer la forme de départ au moyen de fils, de colle,…

Ecriture de lettres

Vous trouverez en annexe des modèles de lettre / pétitions à adresser aux responsables des commissions chargées d’étudier les demandes d’exemption du service militaire pour objection de conscience.

Vous pouvez, si vous le désirez, changer ces modèles de lettre en les personnalisant, en mettant vos propres raisons de croire qu’une personne ne mérite pas d’être en prison à cause de ses idées. Inspirez vous de la position d’Amnesty International sur les objecteurs de conscience décrite en introduction. Exigez dans vos lettres que tous les objecteurs de conscience soient relâchés immédiatement.

N’hésitez pas à faire photocopier ces lettres et à les distribuer autour de vous. Vous pouvez organiser une distribution de ces lettres à un moment important, comme par ex. après la visite d’une expo ou après la vision d’un film (voir plus bas). Ces lettres sont à envoyer par vous-mêmes. Vous pouvez regrouper toutes les lettres pour un même cas dans une seule enveloppe.

Envoyez vos messages aux objecteurs

Vous pouvez envoyer des e-mails de soutien à certains des objecteurs de conscience aux adresses suivantes :
Dror : boymeld@walla.co ;il
Jonathan : mbartzi@yahoo.com
Uri :prison_hamster@hotmail.com

Affiches et slogans

Inventez des slogans pour attirer l’attention des élèves et des profs.
Vous pouvez aussi faire une affiche à l’aide de collages, de photos de magazine... Vous recevrez aussi à la fin du mois l’affiche Dazibao qui aura comme thème la situation en Israël et Palestine.

Conférence

Mercredi 19 mars à 20h30

Conférence de Ilan GREILSAMMER, Professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan :

QUEL AVENIR POUR LE CAMP DE LA PAIX ISRAÉLIEN ?

Auditorium Jacob Salik de l’Espace Yitzhak Rabin -
P.A.F. : 7 € membres, 8,5 €non-membres, 4 € étudiants - Informations et réservations au 02/543.02.70 ou info@cclj.be

Espace Yitzhak Rabin - 52 rue de l’Hôtel des Monnaies - 1060 Bruxelles

Contacts intéressants

MAGASINS DU MONDE Oxfam : propose aux enseignants et aux élèves du secondaire une information sur les missions de soutien au peuple palestinien et sur la campagne boycott des produits israéliens venant des colonies en Cisjordanie.
Renseignements : www.madeindignity.be

UPJB : organise des animations dans les écoles sur le conflit israélo-palestinien, en collaboration avec d’autres associations bruxelloises. Ces animations sont faites par des équipes mixtes, comprenant notamment des Maghrébins, des Juifs et des Palestiniens. Renseignements : Jacques Ravedovitz, courriel : jacques.ravedovitz@swing.be

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