journée jeune du 10 octobre 2005

Ce lundi 10 octobre 2005, au Théâtre National, s’est déroulée la journée Jeunes d’Amnesty International, premier rendez-vous d’une collaboration qui durera tout au long de l’année, jusqu’à l’aboutissement du week-end « Zone Franche », du 14 au 16 avril 2006.
Le temps de cette journée, le théâtre s’est vu envahi par plus de 250 élèves des groupes-écoles d’Amnesty, venus de toute la Belgique francophone.

Un des objectifs d’Amnesty, lors de cette journée, était de mieux faire connaître Amnesty International et les droits humains au plus grand nombre de personnes. Cette journée fut également l’occasion de présenter le nouveau projet « Journal de Classe », organisé en partenariat avec les Théâtre National.

Au programme : mises en situation, témoignages, pièce de théâtre, débat, autant de supports nécessaires à la compréhension des droits humains en général et aux identités et discriminations en particulier, thème du dossier pédagogique Papiers libres de cette année.

Les élèves présents ont ainsi pu rencontrer différents comédiens avec lesquels ils se sont mis, le temps d’un atelier, dans la peau de personnes victimes de discriminations.
Après la pause de midi, tout le monde s’est rassemblé pour écouter deux témoignages : d’abord celui de Yannick Bigah, défenseur des droits humains, réfugié en Belgique depuis plus de deux ans, victime dans son pays, le Togo, d’un procès non équitable et d’une peine d’emprisonnement.
Ensuite, c’est Zam Nyanga, chorégraphe camerounais réfugié en Belgique depuis cinq ans, qui a parlé de son parcours et de son combat. Victime de discriminations en raison de son homosexualité, Zam aimerait retourner dans son pays sans avoir peur d’être arrêté et emprisonné. En effet, le Cameroun est un pays où l’homosexualité est encore considérée comme un délit punissable par cinq années de prison.

Après ces deux témoignages, remplis de souffrance mais aussi d’espoir puisqu’ils montrent que le travail d’Amnesty n’est pas vain, place à la pièce de théâtre Froid de Lars Norén, mise en scène par Jean-François Noville.
Cette pièce est inspirée d’un fait-divers relatant le meurtre d’un jeune Coréen par trois skinheads, en plein campagne suédoise. Nous retrouvons dans cette pièce les thèmes de la violence, des discriminations et des intolérances, des rapports de force dans un groupe, mais aussi de la difficulté à trouver sa place dans la société.
La journée s’est terminée par un débat et une réflexion sur la pièce.

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