VU DANS LES GROUPES ECOLES

Journée choc du lycée Emile Jacqmain (13 novembre 2006)

La journée choc s’est intercalée entre une vente de gaufres au profit d’Amnesty et la vente de bougies. Elle a permis de faire comprendre ce qu’est Amnesty et de les sensibiliser à ses actions. La bougie gonflable Amnesty était au milieu du hall et il y avait aussi de nombreux posters.

Les élèves participant à la journée choc étaient répartis en deux groupes : un groupe para-commando et un groupe saynète.

Les élèves du premier groupe étaient habillés de noir, cagoulés, grosses chaussures de marche, armes factices. Certains ont même pu trouver de vrais habits militaires. Les para-commando ont d’abord servi à plusieurs postes : une partie était placée à la rentrée des élèves le matin devant la porte de l’école. Ils regardaient les élèves rentrer d’un air menaçant, criant sur les retardataires. Dès la première heure de cours, les para-commando (au nombre de 10) se sont divisés en deux équipes. Celles-ci avaient la même mission : rentrer avec fracas dans les classes (les professeurs ayant bien entendu été mis au courant), faire une prise de pouvoir et donner plusieurs ordres arbitraires pour en finir avec « Maintenant, vous recopiez le modèle de lettre sur la feuille blanche que nous vous avons distribuée ». Une fois assurés que tous les élèves recopiaient leur lettre (peu ont insisté pour lire la lettre avant de la recopier !), nous enlevions nos masques et leurs expliquions sur un ton amical voir protecteur l’imbécillité de leur acte : recopier cette lettre sans avoir pris la peine de la lire.

Le second groupe simulait une scène d’électrocution à l’entrée de l’école à 8h00 : un bourreau debout, habillé de noir et cagoulé, tenait des fils électriques (reliés à des batteries) sur la tête de l’exécuté, habillé en prisonnier, assis sur une chaise. Une fois l’exécuté électrocuté, deux para-commando l’extirpaient de sa chaise pour le mettre à terre, avec le reste des exécutés. Un homme loyal expliquait aux élèves l’injustice de l’affaire ainsi que le rôle d’Amnesty International dans cette lutte.

L’athénée Royal d’Uccle 1 et les peuples autochtones


Le 10 décembre, nous avons pris l’habitude d’organiser un événement pour montrer aux 900 élèves de l’école que les défenseurs des droits de l’homme sont bien présents.

Cette année, après un petit brain storming, nous décidons d’avancer la cérémonie au 6 décembre pour cause d’examens. En outre, coupler la campagne bougies, la défense des peuples autochtones et ... la Saint Nicolas nous semble une idée attrayante.


Ce matin-là, nous fermons la grille principale de l’athénée et nous obligeons les élèves à entrer par le préau où tout est prêt. Et oui, nous avons travaillé la semaine précédente pour les panneaux ainsi que la veille pour tout monter.
Dès l’entrée, nous distribuons un tract explicatif à chaque élève qui suivra un labyrinthe fait de barrières Nadar (cela ressemble assez à des barrières de prison ou de camp) sur lesquelles sont accrochés marginales. Une télévision passe en boucle des films montrant les spoliations subies mais aussi des danses et coutumes propres à ces peuples.

Pour sortir, il faut contourner une tente dont chaque pan illustre un cas de figure. Tout le long du parcours, des élèves habillés comme des indigènes (un poncho, des tresses, etc.) pour lesquels on plaide ou en ouvriers (bottes et casques jaunes) symbolisant le saccage des zones forestières, ou encore en hommes d’affaires (costumes et cravates noirs) dont on sait que le respect des humains n’est pas la première préoccupations.

La torture est utilisée dans plus de la moitié des Etats.


Oui, vous avez bien lu, dans plus de la moitié des Etats. Elle est utilisée, d’une part afin de faire régner la terreur et s’assurer ainsi de la docilité de la population d’un pays ou d’une région, et, d’autre part pour faire avouer des crimes commis ou supposés commis par des individus contre l’Etat. Elle est, hélas, répandue dans le monde entier.

Le vendredi 17 novembre, les élèves du groupe-école d’Amnesty International ont voulu sensibiliser les élèves à ce sujet douloureux.

Ils ont organisé un happening pendant la récréation : une jeune fille, accusée de crimes envers l’Etat et condamnée à recevoir 100 coups de fouets, après avoir été haranguée vertement par ses geôliers dans les couloirs silencieux de l’école, fut ligotée sur un tabouret, une cagoule sur la tête. Au moment où le bourreau levait le bâton pour lui infliger la sanction prescrite, des dizaines de lettres, écrites par les membres du groupe-école et symbolisants celles venant du monde entier écrites par des défenseurs des droits humains, lui parvenaient, empêchant les gestes meurtriers de s’accomplir. La jeune fille fut finalement libérée.

Contre les bourreaux, nous avons une arme efficace : le stylo. Le groupe-école d’Amnesty International dit non à la torture. Et vous ?

Les élèves de 5ième et de 6ième du groupe Amnesty de l’Institut des Ursulines à Mons

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