LES RÉFUGIÉS

Qu’est ce qu’un réfugié ?

« Il n’existe pas de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre natale »
Euripide, 431 avant J-C

La Convention de Genève, document clé en matière de protection de réfugiés, élaborée en 1951, donne du réfugié cette définition : c’est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité, car elle craint avec raison d’y être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. Elle ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner par crainte de subir des persécutions.
Les réfugiés existent depuis qu’il existe des guerres, l’oppression, la famine, et depuis qu’existent l’intolérance et la discrimination. Pour ainsi dire depuis toujours. Leur parcours se résume souvent à un cercle vicieux : ils fuient un pays qui les persécute pour une raison ou l’autre et ils sont ensuite discriminés dans leur pays d’ »accueil » en raison de leur statut de réfugié !
Mais qui peut bénéficier du statut de réfugié ? Le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU demande de faire la distinction entre les demandeurs d’asile, susceptibles d’obtenir le statut de réfugié, et les « migrants économiques » qui fuient la misère.
Jusqu’à la fin des années 60, la Belgique a pratiqué une politique d’immigration qui encourageait les travailleurs étrangers (Italiens, Marocains, etc) à venir répondre au manque de main-d’œuvre de l’industrie. Ces personnes-là n’entrent pas dans la catégorie des réfugiés définie par la Convention de Genève.90

Fin 2004, on comptait quelque 9,2 millions de réfugiés dans le monde. Ce chiffre représente un recul net de 4% (environ 356 000 réfugiés) par rapport à 2003, quand 9,6 millions de réfugiés étaient enregistrés.
A ce jour, 140 pays ont signé la Convention des Nations Unies relative au statut du réfugié (1951).

Chanson
Alain Souchon - « C’est déjà ça »
Je sais bien que, rue d’Belleville, Rien n’est fait pour moi Mais je suis dans une belle ville : C’est déjà ça. Si loin de mes antilopes, Je marche tout bas. Marcher dans une ville d’Europe, C’est déjà ça.
Oh, oh, oh, et je rêve Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève... Oh, oh, Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça.
Y a un sac de plastique vert Au bout de mon bras. Dans mon sac vert, il y a de l’air : C’est déjà ça. Quand je danse en marchant Dans ces djellabas, Ça fait sourire les passants :
Oh, oh, oh, et je rêve Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève... Oh, oh, Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça, C’est déjà ça, déjà ça.
Déjà...
Pour vouloir la belle musique, Soudan, mon Soudan, Pour un air démocratique, On t’casse les dents. Pour vouloir le monde parlé, Soudan, mon Soudan, Celui d’la parole échangée, On t’casse les dents.
Oh, oh, oh, et je rêve Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève... Oh, oh, Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça.
Je suis assis rue d’Belleville Au milieu d’une foule, Et là, le temps, hémophile, Coule.
Oh, oh, oh, et je rêve Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève... Oh, oh, Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça. Oh, oh, oh, et je rêve Que soudain, mon pays, Soudan se soulève... Oh, oh, Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça.

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