LES IMMIGRÉS

la discrimination

Lorsque l’on parle des immigrés, on évoque une minorité, on s’imagine un groupe plus ou moins uniforme. Or, il existe une très grande diversité au sein de la population immigrée : Africains, Asiatiques, Européens de l’Est. Ces grands groupes sont eux aussi à nuancer puisqu’il y a des spécificités entre les pays et régions d’un même continent et que par conséquent ils ne constituent pas un bloc homogène.

Néanmoins, les difficultés rencontrées par les différents immigrés sont similaires. L’intégration socio-économique au sein de la société d’accueil n’est pas à la hauteur de leurs attentes.

La xénophobie, littéralement « la peur de ce qui vient de l’extérieur », a pour effet de créer des phénomènes discriminatoires de tout ordre.

Ceux qui affirment que les immigrés menacent les valeurs « nationales » s’appuient sur plusieurs arguments :

- Les immigrés n’assimilent pas les valeurs fondamentales du pays, et au contraire les rejettent.
- La culture nationale et étrangère sont en contradiction, ce qui mène inévitablement au conflit social.
- Les cultures des immigrés sont souvent attardées et autoritaires, ce qui fait que leur inclusion pourrait saper la démocratie et ralentir le progrès économique.

Ainsi, la discrimination envers les étrangers, perçus comme des « intrus », « des personnes ayant une culture incompatible avec la nôtre », se caractérise surtout par la difficulté à trouver du travail et un logement, mais aussi par des tracasseries administratives et policières.
Les problèmes d’intégration (langue, travail, logement, réseaux d’amitiés, etc) auxquels sont confrontés les immigrés ainsi que les problèmes lors du voyage sont similaires à ceux auxquels sont exposés les réfugiés.
Au niveau du travail, la discrimination n’est pas effective uniquement en phase d’embauche. Elle est aussi présente au niveau de la qualité de l’emploi et de l’avancement au sein d’une entité.
En 2003, près de 40% des demandeurs d’emploi bruxellois étaient étrangers, peut-on lire dans le dernier rapport de l’Office régional bruxellois de l’emploi (Orbem) sur le chômage en Région bruxelloise. Parmi eux, on comptait 11,3% de membres de l’Union européenne (Europe des 15) en 2003 et 25,5% de non-Européens.

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