LES RÉFUGIÉS

Cela s’est passé près de chez vous !!! Témoignages

« VOUS N’ÊTES QUE DES NOIRS.VOUS N’AVEZ PAS À POSER DE QUESTIONS. »

Voilà comment un responsable de l’application des lois s‘est adressé à C.M originaire du Mali, dans un commissariat de police de Melilla.

Des délégués d’Amnetsy ont constaté de nombreuses irrégularités dans la manière dont étaient traités certains migrants, dont des demandeurs d’asile dans les villes de Ceuta, Melilla,Oudja, Nador et Tanjer..Ils ont recueilli les témoignages de personnes cherchant à échapper à la répression et à la misère.
Originaires pour la plupart du centre et de l’Ouest de l’Afrique, ils tentaient de pénétrer à Ceuta ou à Melilla, soit par la mer, soit en escaladant les clôtures de barbelé et de fil tranchant qui entourent les deux enclaves.

Les autorités, tant espagnoles que marocaines, reconnaissent elles-mêmes que, ces dernières semaines, de nombreuses personnes ont été blessées et que 11 au moins sont mortes, en se heurtant aux forces de sécurité des deux pays.

Amnesty demande aux gouvernements d’Espagne et du Maroc de mettre immédiatement un terme à toutes les expulsions et à tous les refoulements de migrants et de demandeurs d’asile en provenance d’Afrique Subsaharienne.

Les deux gouvernements aussi bien espagnol que marocain, ont assuré à Amnesty que leurs services judiciaires respectifs avaient ouvert une enquête sur la mort des personnes dont les corps avaient été retrouvés de leur côté de la frontière.

Pour éviter que de nouvelles violations des droits humains ne se produisent, toutes les caméras de surveillance disposées sur les clôtures doivent être placées sous contrôle judiciaire et les images filmées doivent être systématiquement visionnées, dans le souci de détecter les éventuels manquements.

Des vêtements de réfugiés pris dans les grillages alors qu’ils tentaient de passer la frontière espagnole à Mellila.
Octobre 2005 - © José Palazon - PRODEIN

« C’EST UNE PRISON, PAS UN CENTRE, ILS NE NOUS LAISSENT PAS SORTIR ET C’EST SALE. CE N’EST PAS NETTOYÉ. NOUS SOMMES 17 ET NOUS N’AVONS QU’UN SEUL MORCEAU DE SAVON. LE SOIR, ON NOUS DONNE UNIQUEMENT UN PETIT BOL DE LAIT ET QUELQUES DATES. D’HABITUDE, NOUS N’AVONS QUE DEUX REPAS, L’UN À 13 HEURES, L’AUTRE À 18 HEURES. C’EST PARCE QUE VOUS (AI) ÊTES LÀ QU’ILS NOUS DONNENT À MANGER À CETTE HEURE-CI. »

Témoignage d’A.L originaire du Mali, retenu dans un centre de détention de Tanger au Maroc.

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