LES RÉFUGIÉS

Cela s’est passé près de chez vous !!! Lampedusa, en Italie

Sur cette petite île italienne située entre la Tunisie, la Libye et l’Italie,de plus en plus de ressortissants étrangers, y compris les personnes en quête d’asile, sont fréquemment détenues en violation des normes internationales relatives aux droits humains.
Le rapport d’Amnesty Inetrnational de fin juin 2005 déclare que des personnes placées en centres de détention en Italie, auraient à subir des violences physiques de la part des membres des forces de l’ordre ou du personnel d’encadrement et se seraient vues administrer des doses excessives de tranquillisants. Les centres sont souvent bondés, les conditions d’hygiène sont médiocres et les soins médicaux sont insuffisants. Beaucoup de personnes détenues auraient rencontré de grandes difficultés pour obtenir des informations concernant la procédure d’asile et contester la légalité d’arrêtés d’expulsion.

le Problème :

Il n’existe toujours aucune loi générale sur l’asile en Italie. Un projet de loi en la matière n’est toujours pas conforme aux normes internationales. La protection offerte aux demandeurs d’asile ne leur garantit pas l’accès à une procédure d’examen individuel, juste, impartial de leur demande. De nombreuses personnes ayant besoin de sécurité sont renvoyées de force dans des pays où elles sont menacées de torture ou de mort (graves atteintes à leurs droits fondamentaux).
Nombre de personnes restent dans le dénuement le plus total en l’attente d’une réponse à leur demande d’asile.
Des milliers de migrants et de personnes en quête d’asile continuent d’arriver sur les rives méridionales du pays par bateau, tandis que d’autres sont morts au cours de tentatives similaires.
En 2005, l’Italie a renvoyé de force en Libye des personnes arrivées par bateau sur l’île sicilienne de Lampedusa. Ces interventions sont contraires aux obligations du pays.Le gouvernement italien n’est pas autorisé à expulser des groupes entiers d’étrangers sans avoir examiné la situation individuelle de chacune de ces personnes. Plusieurs milliers d’étrangers ne disposant pas d’une autorisation de séjour ou soupçonnés de se trouver en situation irrégulière sont détenus dans des centres de détention, où ils peuvent rester jusqu’à 60 jours au maximum avant d’être renvoyés d’Italie comme immigrés illégaux ou libérés.

Exemple : en 2004,
25 demandeurs d’asile ont été expulsés vers Ghana. Ils faisaient partie d’un groupe de 37 personnes qui avaient été autorisées, pour des raisons humanitaires et après des délais considérables, à débarquer d’un bateau appartenant à une ONG Allemande.

“Voilà comment, on les traite, quand ils demandent de l’aide.”

Le 22 juin 2005, Les autorités italiennes ont renvoyé au moins 45 personnes de force en Libye, où elles risquent d’être soumises à de graves violations de leurs droits humains, notamment à des actes de torture. N’ayant pas eu l’occasion d’effectuer une demande d’asile, ni de voir leur situation examinée par le biais de procédure équitable et satisfaisante.

Quelques chiffres :

Les 866 personnes détenues à Lampedusa sont de nationalité diverse, beaucoup viennent d’Afrique du Nord ou d’Afrique subsaharienne.Il semble que la plupart soient originaire de la Libye à environ 300 kilomètres de là. Le centre de détention de Lampedusa est d’une capacité de 190 places et est maintenant dangereusement surpeuplé.
Toutes ces personnes détenues risquent d’être expulsées vers leur pays d’origine.
Amnesty International est préoccupée par le fait qu’elles pourraient être expulsées sans avoir réellement eu l’opportunité d’effectuer une demande d’asile. Et qu’une fois dans leur pays, ils ne souffrent de manquement aux droits humains à des actes de torture ou autres formes de mauvais traitements.

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