Chronologie historique de la république démocratique du congo

1482 : le navigateur portugais Diego CAM découvre l’embouchure du Congo.

1491 : arrivée des premiers missionnaires.

1815 : expédition scientifique anglaise à l’embouchure du Congo. Le chef de l’expédition meurt après avoir dépassé les premières cataractes.

1858, 13 février : les Anglais BURTON et SPEKE découvrent le lac Tanganika.

1859 : BURTON remonte le Congo jusqu’aux chutes d’Yelala.

1865, 17 décembre : LEOPOLD II monte sur le trône de Belgique.

1871 :
LIVINGSTONE atteint le fleuve Lualaba (Haut-Congo) et séjourne à Nyangwe.
10 novembre : STANLEY retrouve LIVINGSTONE à Udjidji, au bord du lac Tanganika.

1873-75 : le lieutenant de marine anglais CAMERON traverse l’Afrique d’Est en Ouest et découvre le cours du Congo.

1877 :
entretiens de LEOPOLD II avec SAVORGNAN de BRAZZA, puis avec STANLEY.
25 novembre : création du Comité d’Etudes du Haut-Congo (C.E.H.C.).

1877-1880 : quatre expéditions belges partent successivement de la côte orientale de l’Afrique.

1879 :
naissance de l’Association Internationale du Congo (A.I.C.).

1881 :
STANLEY, malade, rencontre le trafiquant Teke NGALIEMA qui l’autorise à s’établir chez lui.
8 novembre : STANLEY rencontre MAKOKO de Lema, roi de la tribu Wanbundu sur la rive gauche du fleuve Congo.
Décembre : STANLEY crée le poste de Léopoldville à Ntamo sur le « Stanley-Pool », avec le consentement de MAKOKO (d’après Isidore NDAYWEL, p.272 ; STANLEY « Lettres inédites » donne la date du 14 avril 1882, p.209).

1882 : STANLEY découvre le lac Léopold II.

1883, décembre : STANLEY atteint les « Stanley-Falls » (futur Stanleyville).

1884, 15 novembre : ouverture de la Conférence de Berlin.

1885
26 février : clôture de la Conférence de Berlin et adoption de l’Acte général.
1er juillet : proclamation officielle de l’Etat indépendant du Congo.

1886, 24 août : LEOPOLD II écrit au diplomate LAMBERMONT : « Je tiens à ce que notre Congo soit évangélisé par des Belges. »

1889, 2 août : par testament, LEOPOLD II cède le Congo à la Belgique.

1908 :
20 août : le Parlement belge vote l’annexion du Congo.
18 octobre : charte coloniale belge.

1909 :
17 décembre : mort de Léopold II.

1910 :
abolition de l’impôt en nature ; création du « Vice-gouvernorat général » du KATANGA ;

1911 :
création des « Secteurs administratifs » et du « Comité consultatif » ;

1912 :
28 mars : arrêté royal créant les « Territoires » (ex « Zones »)
20 mai : F. FUCHS, Gouverneur général.

1913 :
création à BUTA de la première « école pour fils de chefs » ; le KASAÏ est reconnu comme région diamantifère.

1915 : Le « Comité consultatif » devient « Conseil de gouvernement »

1916, 5 janvier : E. HENRY, Gouverneur général.

1917 : instauration des « cultures obligatoires » , à l’instigation du directeur général de l’Agriculture au ministère des Colonies E. LEPLAE ; première ordination d’un prêtre autochtone.

1918 8 janvier : ordonnance interdisant aux Noirs de circuler dans les circonscriptions urbaines et dans certaines agglomérations européennes entre 21h30 et 4h. ;
16 juillet : décret imposant la séparation des races dans les villes.

1919 : Paul PANDA FARNANA, jeune volontaire de la Grande Guerre, fonde l’ « Union congolaise » à BRUXELLES ; la Commission pour la Protection des Indigènes estime que, depuis le début de l’occupation européenne, la population du Congo a sans doute été réduite de moitié.

1921 :
30 janvier : M. LIPPENS, Gouverneur général ;
19 février : premier procès de la société Anioto (hommes-léopards de la région du Haut-Aruwimi, mouvement antieuropéen).
23 mars : décret reconnaissant l’Association des Fonctionnaires et Agents de la Colonie, dont sont exclus « les indigènes et les gens de couleur » ;
1922 : une commission constituée par le ministre libéral des colonies Louis FRANCK précise que, dans le système d’enseignement colonial, l’éducation doit primer sur l’instruction.
1923 :
24 janvier : M. RUTTEN, Gouverneur général.

1924 : le ministre libéral des Colonies, Louis FRANCK écrit : « Pour l’éducation morale, c’est sur l’évangélisation qu’il faut surtout compter. On ne fera rien de permanent sans elle. Cette conviction est indépendante de toute conviction de foi ou de dogme. Elle est basée sur cette observation que la vie indigène est profondément pénétrée de religiosité et de mystère. Seul un autre sentiment religieux, plus élevé, mais aussi profond, paraît capable de remplacer ces influences traditionnelles et d’amener la moralité indigène à un plan supérieur. »

1926 :
11 février : ordonnance visant les associations indigènes, contenant la première disposition juridique concernant les « évolués » ;

1929 : le député socialiste Emile VANDERVELDE dénonce le travail forcé à la tribune de la Chambre.

1930-1950 : transfert systématique de colonies rwandaises vers les plantations du Kivu et les mines du Katanga.

1930 :
première version du « Tintin au Congo » de HERGE.
12 janvier : Première parution du « Courrier d’Afrique ».

1931 : des opposants au système des cultures obligatoires détruisent les cultures de coton dans la région de NDENGESE ; la révolte des Pende du Kwango se solde par plus d’un demi-millier de morts parmi les révoltés contre les méthodes de recrutement musclées des Huileries du Congo belge.

1932 : création d’un service de renseignements, avec une antenne dans chaque province ; la révolte des producteurs de vin de palme dans le KWILU est réprimée (plus de 400 victimes indigènes).

1933 :
le nombre des Provinces passe de 4 à 6 ;
1 juillet : première parution de l’hebdomadaire « La Croix du Congo » ;
22 décembre : création d’un « Institut national pour l’Etude agronomique du Congo belge »

1934, 14 septembre : Pierre RYCKMANS, Gouverneur général ; il écrit : « La colonie a fait appel, pour assurer le service de l’enseignement élémentaire, au dévouement des missions nationales. Avec des subsides très modestes - un peu plus de huit millions - 350.000 petits noirs fréquentent les écoles primaires. Résultat prodigieux, que toutes les colonies nous envient. »

1937 : début de la construction de camps de relégation et de colonies pénitentiaires.

1941, 8 décembre : la troupe tire sur des grévistes à LUBUMBASHI, 40 à 60 morts et une centaine de blessés.

1944
20 juin : mutinerie de la Force publique de LULUABOURG ;
12 octobre : Ouverture, au sein du service d’information du gouvernement général, des sections « presse », « radio », « cinéma » et « bibliothèque ».

1945 : création de l’ « Union des Intérêts sociaux congolais » (UNISCO) ; création de la « Voix du Congolais ».

1946 :
apparition des premières écoles laïques, réservées aux seuls blancs ; deuxième version, en couleurs, de « Tintin au Congo » ; le porte-parole de l’UNISCO, Joseph KASA-VUBU, prononce un discours sur le thème du « droit du premier occupant » ; création au KATANGA de « L’Etoile-Nyota », un périodique bilingue ;
mars : les « évolués » de LEOPOLDVILLE sont autorisés à s’organiser en une « Confédération générale des Syndicats indigènes ».
31 décembre : E. JUNGERS, Gouverneur général ; on estime à 5.609 le nombre des « évolués ».

1947 :
mise sur pied d’une administration de la Sûreté ;
31 août : les autorités et les juges indigènes, les gradés de la Force publique, le clergé noir et les agents auxiliaires de l’administration sont dispensés du fouet.

1948, 12 juillet : ordonnance créant une « carte du mérite civique ».

1950 : premiers Africains admis dans les écoles officielles laïques ; Paul BRIEN, de l’U.L.B. écrit : « Envisager sérieusement la création d’universités pour noirs au Congo rencontre des impossibilités profondes. L’enseignement universitaire exige une préparation intellectuelle, morale et sociale qui est loin d’être atteinte au Congo belge. Cette contrefaçon d’Université me paraîtrait bien dangereuse car elle éveillerait, à mon sens, chez le noir, insuffisamment préparé en ce moment, plus de vanité que de science et de déontologie. »

1952 :
la F.G.T.B. crée des écoles pour former des cadres syndicaux à LEOPOLDVILLE, ELISABETHVILLE et STANLEYVILLE ; 20.000 condamnations sont prononcées par les tribunaux congolais pour des infractions rangées sous la rubrique « Cultures éducatives et travaux dans l’intérêt des communautés » ;
1 janvier : L. PETILLON, Gouverneur général ; on estime à 7.661 le nombre des « évolués » ;
mars : création de l’ « Office des Cités Africaines » ;
17 mai : un décret établit le statut d’ « immatriculé » dont les titulaires jouissent (en principe) de tous les droits civils reconnus aux Belges par la législation.

1954 : dans un climat de guerre scolaire, le ministre libéral des Colonies Auguste BUISSERET décide la création au Congo d’un réseau d’écoles officielles ;
octobre : Création de l’université Lovanium.

1955 : création des premiers athénées du réseau officiel ; les effectifs scolaires représentent 10% de la population ;
mai-juin : voyage du Roi BAUDOUIN (« Bwana Kitoko », le Beau jeune homme) au Congo et au Ruanda-Urundi ;
26 octobre : décret créant l’Université officielle du Congo-Belge et du Ruanda-Urundi.

1956
février : premier universitaire congolais, diplomé en sciences psychologiques de l’U.C.L. ; premier évêque congolais sacré à Kisantu ;
29 juin : « Déclaration de l’Episcopat du Congo belge et du Ruanda-Urundi » ;

1957 : Joseph Désiré MOBUTU, ancien de la Force publique, devient collaborateur du quotidien libéral de LEOPOLDVILLE « L’Avenir » ; premières élections municipales ; le Conseil de Gouvernement de Léopoldville discute de l’opportunité d’introduire l’enseignement du néerlandais au Congo ;
10 mai : décret constituant des « Circonscriptions indigènes », amorce d’un système représentatif.

1958 : création d’écoles normales officielles ; exposition internationale de BRUXELLES ;
5 juillet : H. CORNELIS, Gouverneur général ;
24 août : le général DE GAULLE prononce à BRAZZAVILLE les phrases magiques « l’indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt. La métropole ne s’y opposera pas. » ;
4 octobre : Création du parti katangais CONAKAT, bientôt dirigé par Moïse TSHOMBE ;
10 octobre : création à LEOPOLDVILLE du « Mouvement national congolais » (M.N.C.) ;
8 novembre : un arrêté royal supprime l’usage du fouet dans la Force publique ;
5-13 décembre : conférence du Rassemblement des Peuples africains à ACCRA (Ghana), en présence de Patrice LUMUMBA et en l’absence de Joseph KASA-VUBU interdit de sortie ;
24 décembre : le groupe de travail pour l’étude du problème politique du Congo belge, créé à BRUXELLES en juillet, propose de s’engager dans la voie de l’émancipation politique du Congo.

1959 : l’université Lovanium est dotée d’un réacteur atomique de recherche de type TRIGA, premier en Afrique ;
4 janvier : une émeute est réprimée dans le sang à LEOPOLDVILLE.

1960 : 20 janvier - 20 février : Table ronde politique belgo-congolaise à BRUXELLES ; le groupe African Jazz crée « Indépendance cha-cha » ;
27 janvier : la date de l’Indépendance est fixée ;

30 juin : Proclamation de l’Indépendance à LEOPOLDVILLE, discours du Roi BAUDOUIN, du Président Joseph KASA-VUBU et, inattendu, du Premier ministre Patrice LUMUMBA.

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