Recrutement par les rebelles (2) Des conditions encore pires que dans l’armée républicaine

Dans les teritoires sous contrôle rebelle, il n’y eut même pas de démobilisation ; en réalité, ils n’y ont même pas pensé.

Au contraire, il fallait encore recruter et là, le recrutement n’avait rien de volontaire. On enrôlait de force. De plus, les personnes ainsi recrutées ne touchaient pas de solde et étaient à peine nourries.

Une journaliste rapporte qu’elle entendait des enfants lui dire "maman, j’ai faim, donne moi à manger".

Dans les provinces de l’est, les soldats rôdaient autour des écoles et des marchés et embarquaient de force les jeunes garcons qu’ils rencontraient.
Les rapts étaient particulièrement violents dans les villages où se trouvaient des Hutus.

Des résidents de Goma ont déclaré avoir vu des camions entiers de jeunes ne semblant pas avoir plus de 10 ans partir pour le front.

Par tous les moyens les jeunes essayaient d’échapper à ces recrutements forcés, les familles payaient les soldats pour qu’ils n’emmènent pas leur garcon. D’autres familles retiraient leurs enfants de l’école et les cachaient en brousse, d’autres encore quittaient le pays.

L’entraînement des enfants était particulièrement dur : ils étaient battus, mal traités, peu nourris. On leur confisquait également leurs pièces d’identité afin de les empêcher de s’enfuir.

L’horreur de telles pratiques est pour nous inimaginable, surtout à l’égard d’enfants, pourtant tout cela a eu lieu et a encore lieu....

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