Il y a encore des esclaves ! L’abolition n’est pas l’élimination...

INTRO

Malgré son abolition dans la législation mauritanienne en 1981, l’esclavage "court toujours les rues"... Partout dans le monde, il y a des gouvernements qui, pourtant informés d’une réalité déplaisante, nient les faits. Ainsi, en septembre 2001, un représentant du gouvernement mauritanien déclarait au Comité des Droits de l’Homme : La société mauritanienne n’a jamais connu la servitude, l’exclusion ou la discrimination, que ce soit avant la colonisation, pendant la période coloniale ou depuis l’indépendance et, par conséquent, il ne peut y avoir en Mauritanie de vestiges de ces pratiques.

ESCLAVE EN FUITE, A 17 ANS

En avril 2001, M’Barek Ould Bilal Ould Braïkat, jeune homme de 17 ans qui tentait de fuir sa condition d’esclave, n’a pu se défendre qu’avec l’aide et le soutien de SOS Esclaves, une ONG non reconnue par les autorités mauritaniennes. Le jeune homme a demandé protection au gouverneur de la wilaya de Kaédi et a voulu obtenir la libération de ses frères, de sa soeur et de sa mère, tous tenus en esclavage. L’enquête s’est limitée à éclairer les rapports de M’Barek avec SOS Esclaves. Et la famille est toujours tenue en esclavage.
Une illustration de la mauvaise volonté affichée par les autorités pour lutter contre ce fléau. Ainsi, en 1998, 5 défenseurs des Droits de l’Homme, luttant contre l’esclavage, ont été condamnés à 13 mois de prison !

DEFINITION

L’esclavage se caractérise par l’exercice du droit de propriété sur une personne, les pratiques similaires constituant des "pratiques esclavagistes". Certains Mauritaniens se considèrent eux-mêmes "esclaves" car bien qu’ils ne soient la "propriété" de personne, ils ont hérité du statut social de leurs parents asservis et se sentent encore placés sous la domination d’un tiers.

Détail de la peinture réalisée par Thiago Vynckier et trois condisciples de 4è G à l’A.R. de Hannut

Rejoins un de nos groupes-écoles actifs !

...

Je m’inscris