Un des pays les plus pauvres d’Amérique Centrale

Pauvreté, endettement et dépendance extérieure caractérisent l’économie :
Le Honduras reste un des pays les plus pauvres et les moins développés d’Amérique latine. L’indice du développement humain de l’ONU (2000) classe le Honduras 113ème sur 174 pays. L’agriculture est la principale activité économique et fournit les deux tiers des exportations.

Il y a deux types d’exploitations : les fermes familiales ou de subsistance (maïs, haricots, riz) et les grandes exploitations alimentant le commerce extérieur (consacrées à la banane, aux ananas, à la canne à sucre, au café et à l’élevage bovin. ). Le pays dispose de ressources forestières importantes. L’hydro électricité satisfait les besoins des habitants. L’économie hondurienne a toujours dépendu des Etats-Unis, son principal partenaire commercial. Les Américains investissent dans les cultures fruitières, le pétrole et les vivres.

Le Honduras est un grand exportateur de café. Celui-ci supplante maintenant la banane dans les exportations. L’économie de ce pays est dépendante des fluctuations du marché des bananes et du café ; c’est la raison pour laquelle il essaye de diversifier les produits d’exportation. L’élevage des crevettes est devenu une source de revenu importante.

Le tourisme est devenu une importante source d’emplois et de revenus. Les salaires sont cependant très maigres au Honduras.

L’importance de la banane

Sur le plan mondial l’Amérique centrale et les Caraïbes sont parmi les plus gros fournisseurs de bananes plantain : la population consomme 2/3 des récoltes car les bananes assurent la sécurité alimentaire de la région. L’industrie d’exportation des bananes est aussi le pivot de l’économie de nombreux pays des Caraïbes. L’un des plus importants programmes pour préserver les bananiers est la Fundacion Hondurian de investigation agricola au Honduras.

Pourquoi une république bananière ?

En ce qui concerne les bananes-dessert pour l’exportation, elle ont marqué l’histoire du Honduras et de l’Amérique centrale ; cette appellation est liée au passé.
A la fin des années 1870, deux hommes, un négociant en fruit et un capitaine de bateaux ont eu l’idée de vendre ces fruits à la nouvelle Orléans. Ils ont réussi à transporter ce fruit fragile dont la peau se tache et en 1899, ils créent la UNITED FRUIT qui allait devenir le modèle de toutes les grandes entreprises agroalimentaires. Ils vont entrer en liaison avec un constructeur de chemin de fer et cette alliance va donner naissance au futur marché mondial de la banane.
Au début du 20ème siècle, Chiquita et Dole ont colonisé de vastes étendues, ont créé d’immenses plantations vouées à la culture de la banane, de l’ananas et d’autres fruits ainsi que de l’huile de palme. Vers 1890- 1895, les produits miniers représentaient 50% du total des exportations du Honduras (métaux précieux, or et argent puis de l’extraction du cuivre) . Au début du 20ème siècle, les bananes constituaient 52 ,3% des exportations totales. Les guerres civiles de cette époque reflètent la rivalité entre les compagnies bananières. L’établissement des plantations de la United Fruit Company s’effectua vers 1912. Les USA contrôlaient le commerce extérieur du Honduras.
A certaines époques, dans les pays d’Amérique centrale, le représentant de la firme qui était généralement consul des E-U était plus puissant que le Président de la République et influençait directement la politique du pays. Vous comprenez pourquoi on parle de « république bananière ».

Le monde du travail

Il y a une grande différence entre les classes sociales.
60% de la main d’œuvre est employée par l’agriculture. Or 15% de territoire est cultivable. Le secteur des services emploie 27% de la main d’œuvre.
En ce qui concerne les salaires, ils varient beaucoup en fonction de l’industrie. L’industrie du café et de la banane rapporte le meilleur salaire. Il est moins élevé dans les assurances et le secteur financier. Les salaires les plus bas sont dans les secteurs de production de matières premières, forêt, pêche et agriculture.
Le taux de chômage est très élevé au Honduras : 28% (est. 2000). La plupart des gens vivent à la campagne où ils travaillent dans les fermes et les plantations. Les gens essayent de quitter les campagnes pour la ville dans l’espoir de trouver du travail et d’améliorer leur sort.

L’endettement

Comme tous les pays du Tiers Monde, le Honduras est confronté au grave problème de l’endettement.
La dette du tiers monde est gigantesque. Le remboursement du capital et des intérêts empêche de consacrer les sommes nécessaires pour les services sociaux, l’éducation, la santé, le développement…etc
Le Honduras est fortement endetté . Depuis la fin du 19 ème siècle, l’économie du Honduras fut très dépendante des exportations ainsi que des investissements étrangers principalement des Etats-Unis . Lors des deux premiers tiers du 20ème siècle les gouvernements ont favorisé ces systèmes. Le gouvernement militaire pratiqua une politique d’endettement accéléré qui accentua la position de dépendance financière du Honduras vis-à-vis de l’étranger.

Sources

 « Le monde du travail » http://cwr.utoronto.ca/Cultural/fr/honduras/work.htlm
Honduras - encyclopédie yahoo
 « Les principaux pays souffrant de la faim » Le Monde- http://.www.lemonde.fr/imprimer_breve/1,9459, 760450,00.htlm
 « Les bananiers en Amérique latine et aux Caraïbes » INIBAP
 « Le marché mondial de la banane » Lycée polyvalent « Les Droits de l’Homme »- Académie de la Guadeloupe- http://www.ac.guadeloupe.fr/cati971/sdn_degre/Droits del’Homme/archives/banane/marche.htm
 « La dette du tiers monde est gigantesque »
 Honduras- Guide Ulysse 2ème édition- 2000

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