Le sida ne décime pas que l’Afrique !

La province du Henan et ses villages du sida. Lorsque le don de sang équivaut à la mort assurée en retour.

Si auparavant, en Chine, le sida ne touchait quasiment que les homosexuels, l’ouverture des frontières et l’augmentation de la prostitution ont changé la donne : dorénavant, le sida cause des ravages dans tout le pays.
La province du Henan, plus particulièrement, vit une catastrophe humanitaire effrayante : au moins un million de paysans y seraient séropositifs, et ce juste pour avoir donné leur sang !

Il faut savoir à quel point la population est pauvre là-bas pour comprendre ce qui a poussé la majorité des hommes et femmes valides à vendre leur sang :

Au début des années 1990, les autorités avaient lancé une campagne dont le slogan était : "Donner du sang est glorieux". Chaque don valait cinq euros. L’attrait de cette somme a poussé certains paysans à se rendre chaque jour au dispensaire ! En Belgique, il est recommandé aux donneurs d’attendre trois mois avant de refaire un don de sang complet. La comparaison est édifiante.

Les centres itinérants de collecte de sang ne devaient pas suivre de règles particulières en matière d’hygiène. Les aiguilles, notamment, étaient réutilisées plusieurs fois. 20 millions de paysans seraient passés dans ces centres jusqu’en 1996, lorsque le gouvernement les a interdits. Les premiers cas de sida dus aux prélèvements sont apparus ensuite.

Outre ces dons (ventes) de sang à effet dévastateur, il faut également savoir que la population des provinces reculées n’a pas été prévenue des risques de contagion des maladies sexuelles. Cette absence d’informations a bien sûr augmenté encore la catastrophe.

Des émeutes ont contraint les autorités à poser un geste : celui du "cadeau" de deux chèques médicaments mensuels, d’une valeur chacun de 6,7 euros. Juste de quoi soulager quelque peu les maux de tête ...

Face à ce scandale, des voix ont tenté de s’élever ; elles ont malheureusement été vite muselées par les autorités qui voulaient cacher leurs responsabilités dans le drame.

En décembre 2002 cependant, le ministre chinois de la Santé a reconnu que le système de collecte de sang en vigueur dans les années 1990 avait provoqué l’étendue du sida. Un fonds spécial de 22 millions de yuans (2,7 millions de dollars) a été débloqué par le gouvernement pour les deux ans à venir, et ce afin de traiter les malades du sida.

Les sources :

 Article paru dans le magazine Télépro annonçant les programmes TV de la deuxième semaine de novembre 2002.
Cet article était intitulé : Chine, les villages du sida. Il annonçait l’émission "Envoyé spécial" du jeudi 14/11 sur ce thème.

 www.aegis.com/news/afp/2002/AF021046_FR.html
 www.primadoctor.com/globalnewsmedia/1\art11155.html
 http://fr.news.yahoo.com/021227/202/2wp3q.html

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