Le symbole de la Chine par excellence.

La Grande Muraille de Chine. Grandeur et décadence .

Impossible d’évoquer la Chine sans parler de la Muraille. Elle est devenue un endroit incontournable de visite touristique. Les guides y vantent sans doute le génie de sa construction ; sans doute aussi n’osent-ils pas faire état du cout exorbitant, en vies humaines notamment, que cette construction a nécessité.

Dès que la prof. de français a demandé nos suggestions pour symboliser ce pays lointain sur la toile plastifiée, j’ai pensé à la Grande Muraille !
Je n’imaginais cependant pas ce que nous allions découvrir au cours de nos recherches. Voyez plutot :

Un film présenté par Discovery Channel et retransmis sur ARTE présente la Muraille comme une prouesse technique qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire des hommes.
Son histoire couvre plus de 3000 ans de technologie humaine !
Les remparts et ses vestiges s’étendent sur plus de 7000 kilomètres ! Soit une distance qui s’étend des montagnes de Corée aux confins du désert de Gobi ; cela correspond à la distance qui sépare Miami du Pole Nord.

Sa construction a débuté en 221 avant J.-C., par la volonté du premier empereur qui voulait protéger les frontières des envahisseurs, des pilleurs.

Il a donc ordonné à un de ses généraux de prendre 300.000 hommes et de faire en sorte que soit construit à l’aide de terre (argile compacté) et de pierres un mur défensif qui ferait 4500 kilomètres de long (au départ) et 6 mètres de hauteur (les tours de guet pouvant monter jusqu’à 8 mètres). Ce travail a pris 10 ans et a nécessité le labeur de 3.500.000 chinois (soit 70% de la population totale de l’époque).

Cette première muraille a-t-elle servi la paix ? Non. Son cout énorme a au contraire affaibli le pays et provoqué la révolte des paysans.

C’est en 206 avant J.-C., sous le premier empereur de la dynastie Han, que la construction a recommencé de plus belle, pour s’étendre sur 1000 km supplémentaires.

A cette époque, les criminels et les intellectuels qui n’étaient pas d’accord avec l’empereur se voyaient condamnés à "la peine du mur", cela signifiait qu’ils devaient subir 4 ans de travaux forcés, sous le statut d’esclaves, décelable par une marque au fer rouge sur le front. Leurs conditions de vie étaient épouvantables. Tout cela pour un simple mur ?

Non. La Muraille était parsemée de tours de guet (nous l’avons déjà écrit) mais également de forts, de haras (pour fournir en chevaux frais les soldats), de centres commerciaux où l’on vendait du jade, des chameaux, des chevaux, de l’or, des épices, de la soie, de la laine et des pierres précieuses.

La Muraille servait aussi de moyen de communication entre les avant-postes en terrain ennemi et l’ancienne capitale, Shanghai : d’une tour à l’autre (distantes de 22 à 45 km), on faisait bruler du bois et de la paille, on y ajoutait des excréments de loups et cela donnait une épaisse fumé noire. Une colonne de fumée signifiait qu’une troupe de moins de 500 hommes allait attaquer ; deux colonnes une troupe de moins de 3000 hommes et trois colonnes une troupe de presque 10.000 hommes.

C’est 1300 ans plus tard que la construction de la Muraille a connu une nouvelle période grandiose, sous la dynastie Ming. Les vestiges ont été restaurés et des prolongements batis à l’aide de nouvelles techniques encore plus ingénieuses.

En tout, les historiens estiment que chaque mètre de la Muraille a causé la mort d’une homme. Quand on sait qu’aujourd’hui la Muraille ne sert quasiment plus qu’au tourisme, on est en droit de se demander si le jeu en valait bien la chandelle ...

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