Crainte pour la sécurité de quelque 400 mineurs délinquants

Le 21 janvier, Amnesty International se disait très préoccupée par la sécurité de quelque 400 mineurs délinquants incarcérés dans le centre de détention Franco da Rocha, situé dans la ville de Sao Paulo. Ce centre aurait été le théâtre de plusieurs émeutes et passages à tabac.Une tension grandissante se faisait sentir.

Exemple de lettre écrite par une élève de notre classe :

Nous sommes toujours préoccupés par la situation des quelque 400 mineurs délinquants incarcérés dans le centre de détention de Franco da Rocha, situé à Sao Paulo Ceux-ci risquent en effet, d’être de nouveau exposés à de graves violences. Nous nous inquiétons
de la dégradation de la situation dans les établissement de la Fundacao do Bem-Estar do Menor (FEBEM) malgré l’action d’Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains
qui dénoncent régulièrement, depuis plusieurs années, les violations des droits humains qui y sont commises.

Nous avons, par contre, apprécié les récentes déclarations du nouveau directeur de la FEBEM qui a indiqué que les actes de tortures et les autres formes de mauvais traitements infligés aux détenus ne seraient pas tolérés et qui a confirmé que la fermeture du centre de Franco da Rocha était prévue.

C’est également avec satisfaction que nous avons appris la suspension de surveillants soupçonnés d’avoir commis des actes de torture et d’être à l’origine d’émeutes. Nous souhaitons instamment qu’aucun des auteurs présumés de tels agissemments ne soit autorisé à avoir le moindre contact avec les détenus. Nous demandons que tous les surveillants soupçonnés de tels agissements soient déférés à la justice et, s’ils sont reconnus coupables, que des sanctions conformes à la loi leur soient infligées.

Tous les enfants et adolescents placés en détention doivent être traités dans le respect de l’Estatuto da Criança e do Adolenscente (loi relative aux Droits de l’Enfant et de l’Adolescent) Des structures éducatives, sociales, récréatives et médicales doivent être mises à leur disposition.

Il est urgent de mener à bien le progamme de réforme des centres de la FEBEM, en particulier en fermant dès que possible le centre de détention de Franco da Rocha.

Nous sommes également préoccupés du fait que des membres de la FEBEM aient attaqué publiquement des défenseurs des droits humains, notamment des réprésentants du parquet. Nous souhaitons que les autorités soutiennent les activités de ces personnes qui jouent un rôle absolument fondamental et leur permettent de même qu’aux autres personnes travaillant auprès de mineurs délinquants en détention, de mener à bien leur mission en toute sécurité et sans être intimidés.

( Lettre écrite par Aude S selon des sources Amnesty International )

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