De la colonisation à la république

De sa découverte à la colonisation, de l’empire à la république, le Brésil nous propose une histoire qui constitue à la fois une richesse culturelle et humaine fascinante mais aussi un lourd héritage au point de vue économique et social. Découvrons, au travers de ces quelques lignes, le passé de ce pays méconnu et réfléchissons aux propos de Lula
" Pendant 500 ans, notre pays a regardé l’Europe. Il est temps de regarder l’Afrique et l’Amérique du Sud. Il est temps d’instaurer de nouveaux partenariats afin d’être plus indépendants, de renforcer Mercosud et asseoir une force politique de négociation. Nous ne pouvons accepter que des pays soient mis en marge durant des siècles et des siècles."

 La colonisation

Une grande découverte

L’histoire du Brésil débute en 1500 quand l’amiral Pedro Alvarez Cabral découvre une terre occupée par des tribus indiennes clairsemées. Elle est attribuée au Portugal en vertu du Traité de Tordesilla signé en 1494. Mais les Portugais n’installent le long des côtes du Brésil que quelques forts faiblement protégés par des garnisons.

La canne à sucre

Le Brésil connaît un grand essor grâce à l’introduction de la canne à sucre par les Portugais. Ce produit est, en effet, très apprécié et demandé en Europe. Mais les plantations de canne à sucre demandent une main-d’oeuvre importante que ne peuvent fournir les autochtones. On amène donc d’Afrique de très nombreux esclaves dont les conditions de vie sont semblables à celles présentes, plus tard, dans les plantations de coton du sud des Etats-Unis.

Un pays très convoitté

De 1580 à 1640, le Portugal passe sous domination espagnole. Pendant cette période, des Anglais, des Français et des Hollandais tentent de s’installer sur le territoire brésilien. Mais les Hollandais sont de loin les plus tenaces : les Portugais ne parviennent à les expulser du pays qu’en 1654, après avoir reconquis leur liberté par rapport à l’Espagne.

La ruée vers l’or

La prospérité du nord-est cesse avec l’effondrement des cours du sucre de canne au début du XIXe siècle. L’or prend alors la relève et, avec les plantations de coton, de cacao et de café, assure le renouveau économique du pays. A cette époque se constitue le Brésil intérieur, essentiellement occupé par les Métis qui laissent la côte aux Blancs et aux plantations. Mais la prospérité due à l’or ne devait durer qu’un siècle car, en 1820, les plus riches terrains aurifères sont épuisés.

 Rio de Janeiro, capitale de l’empire portugais

La première ville désignée comme capitale de Brésil avait été Salvador de Bahia mais, en 1763, elle est remplacée par Rio de Janeiro en raison de son importance en tant que port.
En 1808, le prince régent Joao Ier du Portugal et sa cour, en fuite devant les armées napoléoniennes, embarquent par bateau à destination du Brésil. Pendant douze ans, Rio de Janeiro devait être la capital de l’empire portugais. En 1821, le prince régent Joao Ier-entre-temps devenu Joao VI, roi du Portugal-retourne dans son pays libéré.

 Le Brésil : un empire

Mais à peine un an plus tard, la Brésil proclame son indépendance et le régent Pedro, fils de Joao VI, devient Pedro Ier, empereur du Brésil. En 1831, il abdique en faveur de son fils, alors âgé de 5 ans.
Pedro II est proclamé majeur et empereur du Brésil en 1840. Il règne près de 50 ans pendant lesquels les croissances économiques et démographiques du pays sont exceptionnelles. En 1888, l’esclavage est aboli au Brésil.

 La république du Brésil

La république des "coronels"

En 1889, suite à la révolution, Pedro II doit fuir le pays où l’on proclame la république. Mais en réalité, le pouvoir appartient aux oligarchies qui tiennent la terre et les hommes.
La culture du café continue à assurer la prospérité
tandis que la production du blé et du caoutchouc se développe.

Vargas, un quart de siècle au Brésil

En 1930, Getulio Vargas devient président du Brésil et est élu régulièrement en 1934 pour un nouveau mandat. En 1937, il instaure un nouveau gouvernement officiellement appelé l’Estado Nuovo (Nouvel Etat) qui est en réalité une dictature.
Le Brésil, qui avait déclaré la guerre à l’Allemagne en 1917, se range à nouveau du côté des Alliés en 1942, entraînant ainsi l’essor économique du pays.
Le président Getulio Vargas est déposé en 1945, le pays doté d’une nouvelle constitution et le général Eurico Gaspard Dutra élu président de la république. Néanmoins, en 1950, Vargas est réélu président par le suffrage populaire mais il se suicide quatre ans plus tard.

Des gouvernements réformistes

Le vice-président, Joao Café Filho, accède alors à la présidence jusqu’en 1956, date à laquelle lui succède Juscelino Kubitschec.
En 1960, Brasilia est officiellement inaugurée comme capitale du Brésil.
Janio Quadros devient président en 1961 mais démissionne la même année ; le vice-président, Joao Goulart, prend sa succession, pour être renversé en 1964 par une révolution militaire.

"République militaire"

Le général Humberto Castello Branco est élu par le Congrès pour la fin du mandat de Goulart. Costa e Silva lui succéde, puis le général Emilio Garrastazzu Médici en 1969. En 1974, le général Ernest Geisel accède au pouvoir ; puis un autre militaire, Joao Baptista de Oliveira Figueiredo. L’économie nationale est largement subordonnée à la domination nord-américaine pendant toute cette période.

Des gouvernements civils

Ce n’est qu’en 1985 que les civils reviennent au pouvoir avec le président Josey Sarney auquel succède Fernando Collor de Mello, élu en 1989. Ils doivent tous deux faire face à une situation économique et financière particulièrement difficile. Mais F. Collor de Mello, accusé de corruption, est suspendu de ses fonctions et contraint de démissionner en 1992. Le vice-président Itamar Franco est chatgé d’assurer l’interim jusquà’à ce que Fernando Henrique Cardoso devienne président en 1995.

" Nous sommes pauvres. Une partie de la faute revient aux pays riches. Mais, une partie de la faute revient aussi aux élites du continent sud-américain, qui ont gouverné comme des vassaux, qui ont gouverné ce pays en subalternes, avec les pratiques de corruption les plus insensées.( Le Président Lula à Porto Alegre )

D’après des informations recueillies par Aude S. et Christelle J.

Sources :
Tour du Monde, revue mensuelle n° 153.
Dictionnaire Larousse 1997.
http://www.ici-brasil.com/fiche/histoire.php.

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