Etats-Unis : n°1 mondial… des exécutions de jeunes délinquants !

En 2002, une délégation gouvernementale américaine a déclaré lors de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies sur les enfants que les États-Unis étaient « en tête pour la protection des enfants ». Dans le même temps, quelque 80 prisonniers attendaient d’être exécutés dans les couloirs de la mort des États-Unis pour des crimes commis lorsqu’ils avaient seize ou dix-sept ans.

Il est temps que les État-Unis reconnaissent qu’ils s’accrochent à une pratique inacceptable du passé. Les deux tiers des exécutions de mineurs recensées au cours des dix dernières années ont eu lieu aux États-Unis ; parmi celles-ci, on en compte quatre au cours des dix-huit derniers mois. Les États-Unis sont maintenant le seul pays à continuer de pratiquer ouvertement de telles exécutions dans le cadre d’un système de justice pénale ordinaire.

Modèle de lettre

N.B. : Si possible, traduisez ce modèle de lettre en anglais.

Colin Powell,
Secretary of State,
2201 C Street, N.W., Washington, DC
20520, USA.
Fax : 00 1 202 261 8577.

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Les Etats-Unis détiennent le triste record mondial d’exécution de jeunes jugés pour des crimes commis lorsqu’ils avaient seize ou dix-sept ans. Votre pays est par ailleurs reconnu comme étant à la pointe du progrès scientifique et technologique.

Je vous prie de faire en sorte que le respect des droits humains et des normes internationales de justice ne soit pas oublié par la première puissance mondiale.

C’est votre image de pays démocratique, respectueux des droits humains, qui est en jeu. Faut-il vous rappeler que sur les 19 condamnations à morts de mineurs délinquants survenues ces dernières années, 12 ont eu lieu aux Etats-Unis ? Et que votre pays est le seul au monde avec la Somalie à n’avoir pas ratifié la Convention des droits de l’enfant, qui interdit une telle pratique.

La communauté internationale a adopté quatre traités concernant les droits humains tant au niveau mondial que régional ; ils excluent explicitement les mineurs de la peine de mort. Cette exemption figure également dans les Conventions de Genève et leurs deux Protocoles additionnels. Cette interdiction est si largement reconnue et respectée qu’elle est devenue un principe de droit coutumier international. Les jeunes sont en effet plus à même d’évoluer et de se réintégrer dans la société. Lorsqu’un pays met des enfants en prison pour les tuer légalement lorsqu’ils deviennent adultes, c’est l’espoir qu’on assassine.

Je vous prie de faire tout ce que vous pouvez pour ramener les Etats-Unis sur les rails de la justice internationale, notamment en rejoignant tous les autres pays du monde qui ont ratifié la Convention des droits de l’enfant.

En espérant que vous tiendrez compte de ma lettre, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de mes sentiments distingués.

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