Paroles des chansons du CD "PAS LA PEINE"

SANDRINE COLLARD

Texte : Boubou (Institut Sainte Ursule, Bruxelles)

Musique : Sandrine Collard

Si c’était demain

Ce serait marrant si c’était d’main
Car ça fait des mois que j’traîne savates
Qu’entre ces murs, faut que j’me batte
Pour rester digne, un peu humain
Jamais dire oui si c’est pas vrai
Comme disait ma mère ; c’est c’que j’ai fait
Mais ils furent douze à m’condamner
Y a pas photo,ni de quoi douter

Ce serait marrant si c’était d’main
Le réveil à l’aube, quatre heures du mat’
Tout endormi, tout automate
Je leur souris, ils sont chagrins

On m’dit "courage", et "d’être un homme"
Ca parle fumée, d’un verre de rhum
C’est donc la fête, je suis le roi
Tous sont venus, rien que pour moi

Ce serait marrant, si c’était d’main
Puis un beau soleil me sourirait
La tête haute, je m’avancerais
J’veux d’la musique, qu’on frappe dans les mains

Puis la piqûre. Docteur, c’est fait ?
Chantez bien fort, Happy Birthday
Si c’était d’main, ce serait marrant
Car c’est demain, demain que j’ai vingt ans.

JEFF BODART

Texte : Mona Marchetti (Athénée Royal d’Ath)

Musique : JEFF BODART/Pierre Gillet/ Olivier Bodson

Depuis que t’ es mort

Y a eu de l’agitation aujourd’hui
On a enfin retrouvé ce petit
Tu sais bien, le fils de nos voisins
Qui avait disparu depuis juin
Ses parents avaient l’air très contents
J’les ai vu pleurer en l’embrassant
Ils ont étés très polis avec moi
Ils m’ont même dit bonjour pour une fois
Depuis que t’ es mort
Et ça n’ en valait pas la peine
Depuis que t’ es mort
Il ne me reste que ma peine
Depuis que t’ es mort
Ils ont recommencé
Beaucoup de gens sont venus aujourd’hui
Même ceux qui te détestaient, chéri
Ceux qui m’avaient laissée sans rien
Voulaient tous voir si j’allais bien
Ne me demande pas pour quelle raison
En les voyant dans notre salon
J’ai soudain eu envie de pleurer
L’hypocrisie me donne la nausée

Depuis que t’ es mort
Et ça n’ en valait pas la peine
Depuis que t’ es mort
Il ne me reste que ma peine
Depuis que t’ es mort

T’étais dans le journal aujourd’hui
Je sais que ce n’est pas inédit
Sauf qu’ils avouaient leur faute enfin
Il te décrivaient comme un saint !
J’ai rangé l’article dans l’album
Avec ceux qui te traitent de mauvais homme
Je voulais qu’éclate la vérité
Y’ a qu’ des mensonges à la télé

Depuis que t’ es mort
Et ça n’ en valait pas la peine
Depuis que t’ es mort
Il ne me reste que ma peine
Depuis que t’ es mort
Rien n’ a vraiment changé

On ne m’a pas insultée aujourd’hui
Au contraire, tout le monde était gentil
Certains m’ont même fait signe de la main
Ils croient peut-être que rien ne m’ atteint
Tout devrait aller bien maintenant
Et pourtant je suis triste en pensant
A ce qui aurait pu être évité
Si y’a un mois, on l’avait retrouvé

REFRAIN

GIRLS IN HAWAII

Texte : Lindsay Bekaert (Athénée Royal de Quiévrain)

Musique : GIRLS IN HAWAII

Oui mais...

J’ai parfois dans la tête
C’est la faute à Cosette
Des idées plutôt moches
C’est la faute à Gavroche

J’aimerais mettre à la chaîne
Les saints patrons d’ici
Qui crèvent à la peine
Tant de gamins d’Asie

J’aimerais mettre à l’écart
Ceux qui se font du fric
Du commerce d’enfants
D’Amérique ou d’Afrique

Oui mais,,,
Si je n’veux pas leur mort
C’est la faute à Victor
Si je n’veux pas leur peau
C’est la faute à Hugo
J’aimerais redonner ma vie
Aux ombres enfantines
Et faire hara-kiri
Aux faiseurs de famines

J’aimerais vous mettre en joue
Et feu ! Dresseurs d’enfants
Qui poussez devant vous
Des tueurs de dix ans

Oui mais,,,

Si je n’veux pas leur mort
C’est la faute a Victor
Si je n’veux pas leur peau
C’est la faute a Hugo
J’aimerais bien qu’on supprime
Ces braves combattants
Qui vont poser des mines
Sous les pas des enfants

J’aimerais même qu’on embroche
Les violeurs de Gavroche
Et qu’on coupe la zézette
Aux violeurs de Cosette

Oui mais,,,
Si je n’veux pas leur mort
C’est la faute à Victor
Ni qu’on touche à leur peau
C’est la faute à Hugo

A la fin de l’histoire
Une fée de talent
Changerait ces salopards
En beaux princes charmants

Et laisseraient les enfants
Jouer, chanter, rêver
Aux ogres effrayants
De leurs contes de fées

Enregistré et mixé en Home Studio à Rahier par Lionel Vancauwenberge

VENUS

Texte : Dimitri Devillez (Bruxelles)

Musique : Marc A. Huyghens

LEAVING
(from nowhere and wishing to be elsewhere)

Leaving from nowhere
and wishing to be elsewhere
without resistance, back to the essence
Let fate have what we have best
when it’s too late time slips away
find the spark again

The world opens up in front of me like a relief
I’ve made the first step
now I go away quietly
My luck passed me by, I’ve missed my time
My luck passed me by, I’ve missed my time

Leaving in the dark and following the star
that shines through fog and reveals the path
leaving behind me regrets that tear apart
only keeping in mind the most beautiful times

The world collapses around me
and it’s like a relief
I’ve made one step too many
so I go away quietly

Leaving far enough to stop thinking
about the eyes of the ones I’ve judged
and who are still calling me
and who are still calling me

Traduction : Jean-Marc Butty
Adaptation et musique : Marc A. Huyghens
Arrangements : Venus
Enregistré par Duke et mixé par Gilles Martin

BAI KAMARA JR.

Texte : Shirley Delannoy (Athénée Fernand Blum, Bruxelles)

Musique : BAI KAMARA JR.

When the rope breaks

When the green line
Runs under your feet
I’ll see u again
At the end of the rope, swinging like a pendul
You tell us the time,
Too short to live, you remind us of regret and lies

Even though I’m opposed
You still will be condemned and hurt
For the lack of truth
Sorrow and penalty is in the heart
Death in the soul
When the rope breaks, there’ll be silence

Just a few steps more and you’ll find that big black hole
Sitting on that chair
I remember the past,
The moments of happiness are too short
The only questions in my head are of sorrow and penalty
Just one injection and its over

REFRAIN

And I remember when i thought you were guilty,
Today is filled with sadness ans shadowof doubts
Now I’m wondering if I made the right choice
I’m sorry

YEL

Texte : Céline Rase (Institut Sainte-Marie de Namur)

Musique : YEL

A l’envers...

Il a du noir dans l’esprit
Du rouge sur les mains
Il a repris des vies
Encore une ce matin
Bourreau de chair et de sang
Qui croit punir un crime
En enfilant les gants
D’un justicier qu’il mime
Mais... Qu’on arrête de penser à l’envers
Que l’enjeu de la peine cesse d’être ... une Vie

Nous n’avons pas le pouvoir
Il faut prévenir l’homme
Que nul ne peut avoir
Le droit d’écrire ces dogmes
Nous n’avons pas le droit
D’utiliser les armes
Même au nom d’une loi
Pour essuyer les larmes

Mais... Qu’on arrête de penser à l’envers
Que l’enjeu de la peine cesse d’être ... une Vie

Car les hommes jouent le jeu
D’une société absurde
Il ne restera d’eux
Que l’écho de leur chute
Montrons à nos enfants
Qui ne croient qu’à la haine
Qu’on peut vivre autrement
Que dans les vieux Westerns

Mais... Qu’on arrête de penser à l’envers
Que l’enjeu de la peine cesse d’être ...une Vie

Par un geste frénétique
Il est loi et tyran
Il éteint la musique
Il se noie dans le sang
L’erreur l’a rendu sourd
Il n’entend plus les cris
Il n’y a pas de retour
Sur ce chemin de vies

Mais... Qu’on arrête de penser à l’envers
Que l’enjeu de la peine cesse d’être ...une Vie

JEAN-LOUIS DAULNE

Texte : Jean-louis Daulne (avec l’aide de son fils de 12 ans)

Musique : Jean-Louis Daulne

A.I.

Une bougie
Allumée près de sa photo
Ou une affiche
Qu’on a collée au carreau

Des pétitions
Que l’on signe de la main
C’est l’abrogation
Qui changera son destin

Il était un enfant
Jouant du revolver
Il faisait comme les grands
Des jeux de mercenaires

Mais le coup est parti
Innocemment
Otant ainsi la vie
De ce petit enfant

Mais ça ne vaut pas la peine
Qu’on le condamne à mort
C’est un enfant à peine
Qu’on le condamne d’Amour

Ils l’ont condamné
Dans l’ombre de couloirs
Puis ils l’ont frappé
Lui ôtant tout espoir

Ils l’ont mis à genoux
En riant de ses larmes
C’est toujours après coup
Que l’on se désarme

Puis ils ont mis en joue
Ce petit frère de larmes
Portant ainsi un coup
Du feu de leurs armes

Refrain

Mais à qui la faute ?

DA FAMILIA

Texte : Céline Rase (Institut Sainte-Marie de Namur)

Musique : DA FAMILIA

L’ESPOIR D’UN JOUR

Un jour de vent léger, on l’a mis dans ce couloir,
Un juge à proclamé l’arrêt de son histoire,
Il n’y a plus d’issue, il ira sur l’échafaud,
Il écoute, il sue...la peur colle à sa peau !!

Un jour le dédale de la loi s’éclaircira et
Les hommes assoiffés d’pouvoir verront qu’la hache
N’efface pas l’désespoir...
Les guillotines ne f’ront plus d’bruit,
Les bourreaux n’s’ront plus tueurs,
Les larmes seront seules armes, le sang ne s’ra plus vainqueur !

Un jour ils refus’ront qu’la sentence mette à égalité
Assassin et justicier,
Qu’elle serve à étouffer les opinions, les idées...
Les lois ne s’ront plus meurtrières et partout sur ce globe
On n’condamnera plus la chair...
Comme si les hommes aveuglés par l’autorité
Ouvraient enfin les paupières et au nom d’une humanité
F’rait d’la peine...de la poussière ! Comme si...
Dans ce monde noir d’injustice ou domine
Puissance et indifférence, l’homme cesserait d’être complice
De tant d’souffrance...

Un jour de vent léger, on l’a mis dans ce couloir,
Un juge à proclamé l’arrêt de son histoire,
Il n’y a plus d’issue, il ira sur l’échafaud,
Il écoute, il sue...la peur colle à sa peau !!
Un jour le dédale de la loi s’éclaircira et
Les hommes assoiffés d’pouvoir verront qu’la hache
N’efface pas l’désespoir...
Les guillotines ne f’ront plus d’bruit,
Les bourreaux n’s’ront plus tueurs,
Les larmes seront seules armes, le sang ne s’ra plus vainqueur !

Break :
Un bruit dans le couloir, un sourire mesquin,
Une corde, un abattoir !
Une vie va vers sa fin dans un claquement « SOURD »
La chaise est tombée, le silence est lourd,
Pas d’ doute dans une minute, on l’aura oublié...
Ca n’valait pas la peine...(5x)

REFRAIN...
L’espoir d’1 jour... un jour tout changer !
L’espoir d’1 jour... un jour ... changer !!

Enregistré et mixé par Marzz

MARKA

Texte : Anaïs Guerrero (Collège Saint Martin de Seraing)

Musique : MARKA

La dernière ligne droite

Un soleil de braise se lève aujourd’hui
Le ciel est lourd
Malgré ce soleil, le ciel est gris
Des mecs me parlent mais je reste sourd

Pour les lents d’esprit ceux qui n’ont pas compris
J’embarque sans espoir de retour
Pour les lents d’esprit ceux qui n’ont pas compris
Je pars en voyage dépourvu d’amour

Court sous mes pieds ma dernière ligne droite
Mes forces me quittent je ne lutte pas
Le soleil brille pour la dernière fois

Je pars pour un pays
Loin de tout paradis
je suis condamné
L’enfer m’attend derrière cette porte blindée

Refrain

Voix :
Au vingt-et-unième siècle où la technologie est reine
Et où subsiste encore décapitation, pendaison, lapidation
Peut-on alors parler d’évolution, à part celle de la haine ?
Les meurtres, les guerres redeviennent des distractions
Nous assistons à une régression, un retour à la barbarie
Peu de choses ont traversé et ensanglanté les âges de cette façon
Mais l’Homme joue toujours avec le plus précieux : la vie
Espérons qu’un jour ça ne fasse plus partie de notre civilisation

Enfin j’atteins le bout du couloir
Derrière la porte la fin de l’histoire
Bientôt je ne serais qu’un mauvais souvenir
Une vieille photo en train de pourrir

J’ai dépassé la ligne droite
Mes forces me quittent je ne lutte pas
Le soleil brille pour la dernière fois

JERONIMO

Texte : Jean-Philippe Piron

Musique : JERONIMO

Passe le vent du temps

Suite logique de vos paroles inédites, on ne réfléchit même plus, tout ça est normal pour vous quand tombe le verdict. C’est le vent du temps qui passe et caresse votre visage, mais rien ne vous touche, même pas les larmes de ton coeur, ta bouche. Visite du temps de notre époque qui joue à faire semblant et qui nous choque.

Le regard triste des gens qui réalisent, ceux qui comprennent lorsqu’une vie se brise. Si je pouvais vous oublier, ne fût-ce qu’un instant mais l’on n’oublie pas le regard de l’enfant. C’est le vent du temps qui passe et vous souffle l’espoir, dans un monde sans trace qui ne veut rien savoir. L’esprit de votre corps vous a entraîné, loin de l’amour des hommes, loin de la beauté.

Ce soir mon coeur s’oublie, ce soir seul je reste sous la pluie. Rien ni personne ne m’empêchera de croire que le coeur des hommes ne peut pas voir. La vision de vos idées contre celles de tout un peuple, la mort au bout du couloir, quelques mètres pour vous mais toute une vie pour nous ! C’est le vent du temps qui ne peut vous toucher dans vos prisons, le son du bruit sourd qui vous appelle à votre tour.

Ouvrez cette porte je veux sortir, sentir le vent contre mon corps frémir. Je ne me souviens pas de la dernière fois où la vie me parlait d’avenir. Passe le vent du temps de vos actes, passe le vent du temps de notre douleur. C’est un jour de plus pour celui qui prie, un jour de moins quand tu ne veux pas voir plus loin. C’est le vent du temps qui passe, le souffle de la vie dans vos mains. C’est ici que s’arrête votre histoire, ici que commencera l’espoir.

Enregistré par Jérôme Mardaga à la maison

Vocal : Silvia Abalos et François de Brigode

Perry Rose + Yves Barbieux (Flûte)

Texte : Milja Angelica

Musique : Perry Rose

Stop the pain

All is quiet in the city tonight or so it seems
For a man has been shot dead tonight
And it took away his dream
For a silly reason his gone
And for good reasons I think it’s wrong

You can prove me right
You can prove me wrong
But you cannot keep me from singing this song
I have a voice and my voice is strong
After all this world is where we all belong

All I want All I need is to stop the pain

The judgement day’s approaching and everyone must see
That everyone is guilty including you and me
And the judge can make an error
So infinitely deep putting a man to sleep

You can prove me right
You can prove me wrong
But you cannot keep me from singing this song
I have a voice and my voice is strong
After all this world is where we all belong

All I want All I need is to stop the pain

Starflam

Texte : Maxime Prossnitz-Bodart

Musique : Starflam
Adaptation et interprétation : Kaer, Seg & Tcheou

L’étranger

L’homme nargue la vie, il dénigre le sursis
Sans comprendre vraiment, le fonctionnement du temps
Pas de monde pour lui, juste une ville et ses délits
Sur les flancs de l’océan qui a rendu tant d’esprits déments

Les joies de l’été toute l’année, le soleil et la lune éclairés
A longueur de journée, ils semblaient apprécier
D’assouvir les volontés, accompagné
Du rythme effréné des vagues déchaînées

Ami de ceux qui s’en méfient, ceux qui ne les flattent pas,
Perdent la vie, victimes innocentes qui se plient
Devant les éléments qui dans leur démence
Ont oublié la portée de leur puissance

Chaleur, torpeur, voilà son malheur
Sans intention, sans compassion,
Emporté par une étrange passion,
De mauvaises visions, fais attention
Aux interprétations, aux mauvaises adaptations

Il venait d’enlever la vie,
Entraîné par ses sombres amis.
La folie, l’agonie, l’hystérie,
L’ont poussé à commettre ce délit, délit, délit...

C’est la pulsion de mort qui se nourrit de nos remords,
Encore et encore, et vous voilà dans le décor
Manipulés, vous commettrez l’irréparable
Sans jugement raisonné et sans vous sentir coupable...
Pauvre homme, la nature qui l’assomme,
La rage qui détonne, un dérapage que personne ne pardonne
Capturé, emprisonné par le fleuve du vice,
Les courants comme avocat, les berges comme police...

Dieu ne l’a pas encore appelé
Dans le noir, pieds et poings liés,
Mais les magistrats vont l’exécuter
Dans le ciel seule la lune pouvait l’observer
Mais la mort programmée ne fait pas peur à notre homme,

D’autres rages insoupçonnées refont surface et l’assomment
L’univers ne le blâme pas, d’ailleurs il ne blâme personne
Même s’il ne comprend pas pourquoi cette rage détonne
L’ultime horreur, synonyme d’un monde en peur
Où l’on te fait trépasser pour se sentir moins oppressés,

Sans être visés, menacés, société désarçonnée,
Désarmée face aux menteurs, beaux-parleurs façonnés
Et si Dieu pardonne l’homme ne pardonne pas
Je continue le récit dont je ne suis que la voix
Notre homme a beau regretter, son destin est déjà scellé
Après s’être cagoulé, le bourreau le fait se coucher
La tête séparée du corps par un étrange collier,
D’un geste décidé, la main souleva le levier

Guidée par le vent, la lame venait de claquer,
Lui ôtant sa précieuse identité...

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