Val Notre Dame Antheit - 4.6

Allemagne : Le 11 novembre 1999, un Kurde de 34 ans s’est donné la mort par balle sous les yeux de policiers après avoir massacré 7 membres d’une famille Kurde. La police a avancé comme motif le « sentiment de l’honneur bafoué » car les membres de cette famille avaient refusé de laisser l’assassin prendre pour deuxième femme leur fille âgée de 19 ans.
7 février, le cadavre d’une jeune femme de 23 ans, Hatun Sürücü, tuée de trois balles dans la tête, était retrouvé à Neukölln, un quartier d’immigrés du sud de Berlin. Après quelques jours d’enquête, la police arrêtait trois suspects : les propres frères de la victime, âgés de 18, 24 et 25 ans. Ils sont accusés d’avoir tué leur sœur pour "préserver l’honneur" de la famille. Depuis, le débat sur l’intégration des minorités musulmanes et, sous-jacent, sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, fait de nouveau rage en Allemagne. Hatun Sürücü était d’origine turque. Née en Allemagne de parents immigrés, elle avait été mariée de force, à 16 ans, avec un cousin demeuré au pays et qu’elle connaissait à peine

France : En 1993, à Colmar, une jeune fille turque, âgée de tout juste 15 ans, a été assassinée par son frère au nom de l’honneur. Ces coutumes perdurent et les meurtres sont fréquents au Pakistan ainsi qu’en Jordanie où ils sont même en augmentation.

Suède : l’idéologie de l’honneur familial est un obstacle à l’intégration des femmes dans la société suédoise. Les parents kurdes ne tolèrent pas que leur fille ait, ou ait eu, un petit ami, alors que souvent, ils acceptent que leur fils ait une petite amie. En janvier 2002 à Uppsala, un immigré kurde a tué sa fille Fadime Sahaindal, parce qu’elle refusait de se plier à la tradition kurde du mariage arrangé et avait une liaison avec un suédois. Son assassinat a également soulevé la question du décès de son amant considéré initialement comme la conséquence d’un accident de voiture. Avant son assassinat, Fadime s’était même exprimée devant le parlement Suédois sur les difficultés rencontrées par les jeunes filles immigrées qui souhaitaient vivre à l’orientale. Le père de Fadime a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité. En 1999 des réfugiés kurdes irakiens vivant en Suède sont retournés au Kurdistan irakien pour passer des vacances et marier à un irakien leur fille de 19 ans, élève d’un établissement d’enseignement secondaire de Stockholm. Lorsqu’elle a refusé, la jeune fille a été tuée par son oncle.

Royaume-Uni : Au cours des 5 dernières années, on a enregistré au moins 20 décès liés à des crimes, 10 d’honneur. En mai 1999, la cour d’assise de Nottigham a condamné une mère Pakistanaise et son fils à la réclusion à vie pour avoir tué la fille de cette femme, Rukhsana Naz, (une mère enceinte, ayant 2 enfants). A leurs yeux, Rukhsana ayant fait honte à la famille en ayant une liaison hors mariage. Son frère l’a étranglée, tandis que sa mère l’empêchait de se débattre. En février 1999, le cas de Jack et de Zéna Briggs de Bradford, a été soulevé au sein de la chambre des communes. Leur seul crime était qu’ils s’aimaient. Zéna était promise par ses parents à un cousin du Pakistan qui ne lui convenait absolument pas. .La famille l’a condamnée à mort et a employé des détectives privés, des chasseurs de prime et des hommes de mains, heureusement sans succès. Ce couple a cependant connu des années de détresse et de difficultés étant constamment obligé de s’échapper, de se cacher.
Tout pour l’honneur des hommes
Le contrôle des hommes ne s’exerce pas seulement sur le corps d’une femme et sur son comportement sexuel, mais sur l’ensemble de ses faits et gestes, y compris ses déplacements et son langage. Tout défi dans l’un de ces domaines équivaut à une atteinte à l’honneur masculin

Assassinée parce qu’elle demandait le divorce.
Samia Sarwar, 29 ans, a été abattue dans le cabinet de son avocate à Lahore. Cette mère de deux jeunes garçons a été tuée car sa tentative d’obtenir le divorce était considérée comme un déshonneur par sa famille. Samia, qui avait subi des brutalités conjugales graves, s’était enfuie après que son mari l’eut précipitée du haut d’un escalier alors qu’elle était enceinte. Le 6 avril 1999, alors que Samia se trouvait dans le bureau de son avocat, sa mère s’est présentée accompagnée de son oncle et d’un chauffeur. Ce dernier a abattu Samia d’une balle dans la tête. Le fait que les meurtriers aient agi en présence de témoins montre qu’ils étaient convaincus de la justesse de leur acte et certains de n’avoir aucun compte à rendre à la justice. Une plainte a été déposée contre les auteurs de ce crime, mais aucune arrestation n’a eu lieu à ce jour. En lieu et place, les avocates ont été menacées et leur tête mise à prix.

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