La science et la société face au handicap

Il est évident que les troubles mentaux ne se soignent pas de la même manière que les autres maux.

Cependant, les médecins prescrivent souvent un traitement thérapeutique aux malades psychiatriques.
La psychothérapie quant à elle, est remplacée par de nouvelles techniques telles que la psychochirurgie par exemple. Celle-ci appelée également sous le nom de lobotomie est une méthode chirurgicale qui consiste à léser certaines parties du cerveau dans le but d’améliorer certaines pathologies psychiatriques graves. Néanmoins, elle provoque une réelle destruction de la personnalité des malades.
L’électroconvulsivothérapie est comme son nom l’indique, une thérapie qui consiste à soumettre le patient à des chocs électriques pour créer une crise épileptique ayant pour vertu de guérir certains troubles psychiatriques. Toutefois dans les années 60, cette technique a été jugée scandaleuse par
les antipsychiatres. Pourtant, de nos jours, l’électroconvulsivothérapie ou sismothérapie semble être la plus efficace car elle est désormais pratiquée avec beaucoup plus de sécurité.

L’année 1952 est essentielle dans le domaine de la psychiatrie biologique, le Largactil, premier neuroleptique fut créé.
Ceci contredit certains psychiatres qui prétendaient que la psychiatrie n’avait aucun rapport avec la biologie et qu’elle n’était qu’une maladie de l’âme ou de l’esprit.

Les chercheurs sont dès à présent pratiquement convaincus que les maladies mentales seraient causées par des troubles des neurotransmetteurs, autrement dit par des troubles au niveau de la transmission de l’influx nerveux. C’est grâce à cela que les laboratoires pharmaceutiques avec l’aide des psychiatres mettent au point des médicaments aux mécanismes de plus en plus précis.

De plus, le domaine de la génétique est un grand appui car des recherches généalogiques ont permis de constater que des troubles mentaux se retrouvent plus fréquemment dans certaines familles.

La maniaco-dépression et la schizophrénie sont des troubles psychiatriques pour lesquels l’existence d’une transmission génétique est la mieux établie.
Ce qui est fortement positif c’est que lorsque l’on saura quelle anomalie génétique est en cause dans telle ou telle maladie mentale, on pourra étudier le mécanisme par lequel la maladie apparaît et donc peut être trouver les médicaments capables de les corriger.

Par ailleurs au cours des dernières décennies, les personnes handicapées ont connu une augmentation spectaculaire de leur espérance de vie. Est-ce grâce à tous ces traitements ? En tout cas, cette longévité a été mal anticipée et les structures sont encore insuffisantes. Alors, certes, on se préoccupe d’eux au point de vue scientifique, mais l’idéal serait que la société en fasse de même.

C’est ce qu’il se produira peut-être en France si la loi sur l’égalité des droits et des chances du onze février 2005 respecte ce qu’elle avait prévu d’ici 2010, je cite
« l’abolition des critères d’âge en ce qui concerne la compensation du handicap et la prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux. »

Une chose est sûre c’est que même si elle est prévue, pour l’instant les personnes handicapées font toujours l’objet de rejet de la part de la société que ce soit à l’école, au travail ou dans la rue.

En effet, les enseignants sont toujours plutôt réticents lorsqu’ils apprennent la venue d’un enfant handicapé dans leur classe. Ceci est la preuve qu’il existe encore de nos jours, de l’incompréhension, de la mauvaise volonté, des impossibilités dures à assumer aussI.

Ce que la plupart des gens ne savent pas c’est qu’il existe un principe selon lequel les enfants, adolescents et adultes handicapés doivent être scolarisés ( loi française du dix juillet 1989). Or trente-cinq mille à quarante-cinq mille enfants ayant des troubles mentaux ne sont pas scolarisés. De plus, il existe un écart non négligeable entre les lycéens handicapés capables de continuer dans les études supérieures et la totalité des étudiants admis dans le Supérieur.

D’autre part, dans le monde du travail, rien ne s’arrange, les handicapés sont deux fois plus longtemps au chômage que les personnes valides et la législation n’est pas respectée. En effet, près de quatre entreprises de vingt employés sur dix bafouent la loi qui les oblige en principe à employer des handicapés.

Une recherche était en projet avant l’an deux mille un, elle devait’ traiter de l’ampleur des discriminations envers les handicapés pour montrer qu’ils sont effectivement écartés d’une participation à part entière dans la société, de plus elle devait mettre en avant l’existence d’une stigmatisation, c’est à dire l’existence de stéréotypes négatifs mis en place par la société qui les disqualifient socialement.

Pour finir, elle devait tenter de mesurer les conséquences de la discrimination et de la stigmatisation dans cinq domaines de la vie qui sont :

 L’estime de soi
 La qualité et la satisfaction de la
vie
 La santé physique et psychique . Le recours à des services d’aide
et de soins
 L’attente et les projets d’avenir.

En outre, le projet avait également pour but de vérifier certaines hypothèses plus spécifiques.

Toutefois, alors que cette recherche aurait déjà du être terminée depuis presque trois ans nous n’en avons pas beaucoup entendu parler.
Tout ça pour dire qu’il y a encore de nombreux progrès à faire et qu’il est temps de réagir car ces mises à l’écart devraient être inconcevables de nos jours.

Texte de D. Windels

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