Es-tu "in" ou "has been" ?

« Hiérarchie », un mot qu’on entend fréquemment dans les médias, journaux. Souvent, cela se rapporte à la famille des pays de l’Est ou bien quand on parle de la féodalité et des chevaliers. Cependant, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver ce genre de structure sociale : les élèves d’une école en possèdent aussi une.

« Paumé, people, JCRB (Jeune Cool Rebelle et Branché),... », tous des pseudonymes employés par les étudiants au cœur des établissements scolaires. Mais que veulent-ils vraiment dire ? Pourquoi une telle organisation ?

Tout d’abord, il faut préciser la situation qui se présente comme une pyramide. Au pied de celle-ci, on peut distinguer les exclus et les sans-amis. « Paumé », précise une élève du Lycée de Berlaymont. Ce terme est employé par la quasi-totalité des élèves, et désigne une personne ayant un comportement plutôt asocial, fermé et discret, et un style vestimentaire peu apprécié. D’autres jeunes immatures peuvent aussi y être classifiés.

Ensuite, il y a les « normaux » ; comme le mot le dit, ce sont des gens ayant une certaine normalité dans leur tenue, leur façon d’être.
Enfin, au sommet, se trouve un certain nombre de personnes appelées communément entre les élèves, « People ». Ces gens-ce sont connus de nom par tous les jeunes de leur niveau scolaire. Pour la plupart, ces adolescents essaient de faire passer grâce à leur « look », une certaine image qui fait l’envie d’autres étudiants. De plus, ils ont presque toujours de forts caractères ce qui leur donnent des airs de dominant.
Cependant, cette hiérarchie ne se résume pas en ces trois seules « classes ». On peut aussi observer le groupe des « pêteux » aussi appelés « petzacs ». Ce sont des jeunes ayant un style vestimentaire très chic, et se croyant supérieurs aux autres vu leur haut niveau de vie. Il y a aussi les « sympas ». « Ce sont des personnes qui changent de groupes comme de T-shirts », explique un élève du Collège Saint-Michel. Ceux-là sont particulièrement appréciés car ils savent mettre de l’ambiance même dans les moments les plus délicats.
Cette organisation sociale entre les élèves est ressentie par tous, exceptés sont considérés comme exclus.

Mais la question que beaucoup de monde se pose, est la suivante : « Peut-on devenir « people » si on est rejeté à la base ? ». Ce point-là est très partagé par les étudiants et se divise en trois réponses différentes.
Premièrement, il y a ceux qui pensent que cela est impossible. « Quand tu es en haut, tu peux descendre mais si tu es en bas, ne songe même pas à remonter » dit un élève de quatrième secondaire. Puis, d’autres élèves expliquent qu’en changeant d’école, cela pourrait améliorer les chances de grimper de statut social. Pour finir, une petite minorité expliquent qu’en étant plus social et en essayant de fréquenter un maximum de personnes différentes, un élève peut se voir monter de grade, mais cela peut lui prendre quelques années. Une fille de seize ans a raconté : « Une fois que la réputation est installée, c’est dur de la changer ».
Pour finir, pourquoi y a-t-il une hiérarchie ? Beaucoup disent que cela est normal car ça a toujours été le cas depuis la préhistoire. « Il y aura toujours les dominants et les dominés » conclurent plusieurs élèves interrogés. Néanmoins, d’autres adolescents pensent que les gens regardent trop les personnes de l’extérieur. Tour le monde a des différences (cultures, mode de vie, origine,...) et, comme dit un proverbe : « Qui se ressemble, s’assemblent ». Cela pourrait expliquer la formation de groupes dans les cours de récréation.

La compréhension de ce système et de ses causes ne devraient plus poser de problèmes. Reste à savoir si cela est un bon fonctionnement.

D. Bui

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