"Boom boom fait notre coeur"

Une classe est un monde miniature où se confrontent différents groupes sociaux, venant de différents pays et prônant différentes valeurs. Parmi ces groupes, certains dominent et d’autres se soumettent. Comment expliquer ce rapport de force ? Qu’est ce qui le créer ?

Une classe est un monde miniature où se confrontent différents groupes sociaux, venant de différents pays et prônant différentes valeurs. Parmi ces groupes, certains dominent et d’autres se soumettent. Comment expliquer ce rapport de force ? Qu’est ce qui le créer ?

Bruxelles, Collège Saint-Michel ;
Au cœur d’une classe, il y a d’un côté ceux qu’on n’entend pas respirer. Discrets, réservés, timides, il ne participent pas, se contentent d’être là physiquement.
Et puis, de l’autre côté, il y a les sangs chauds. Quel caractère ! Quelle présence ! Impossible de les oublier. Consciemment ou inconsciemment, ils se font toujours remarquer.

A l’adolescence, le jeune cherche une façon d’affirmer sa personnalité. Il prétend savoir ce qui est important pour lui et par conséquent dans la vie. Influencé par le monde extérieur, il enregistre des valeurs parfois superficielles et matérialistes véhiculées par les médias.
Dés lors, l’adolescent aura tendance à montrer à l’école ce qu’il a appris dans le milieu où il vit. « Chacun veut se mettre en valeur. A partir du moment où ce même désir anime les jeunes, il se crée une émulation, c’est à dire, une concurrence positive » explique un père de famille. Ainsi, celui qui est intelligent va tenter de le montrer ne serait-ce qu’en obtenant d’excellentes notes ; celui qui a du style clamera haut et fort que l’apparence est primordiale, ainsi de suite...
« Il y a un affrontement entre les échelles de ces valeurs et chacun va essayer de imposer la sienne aux autres », rajoute le père de famille.

Cependant au fil des témoignages un point important semble apparaître : le caractère. En effet, il ne suffit pas d’avoir des idées à défendre. Encore faut-il oser les défendre !
En général, les extravertis, ouverts et sociables ont plus de facilité à s’intégrer dans un groupe, voire à en prendre les commandes. Ces élèves au caractère fort ont le mérite de savoir ce qu’ils veulent, d’être sûrs d’eux, d’agir, d’oser. Cette attitude engendre la jalousie, la méprise ou encore l’admiration des plus faibles.
« Parfois, je les méprise parce qu’ils s’en prennent à moi pour rigoler, ils savent que je suis trop timide pour m’imposer », nous confie un jeune garçon de la 4T1. Selon une élève de la même classe, qui se considère comme une fille réservée : « Je suis admirative de leur audace, de cette aisance qu’ils ont à s’exprimer ». D’autres, par contre, affirment être jaloux du pouvoir détenu par leurs camarades de classe. Ainsi, un jeune nous disait « qu’il aimerait avoir autant de pouvoir ».
En bref, à partir du moment où un de ces trois sentiments nous habitent nous nous mettons en position de faiblesse.

Pourtant, au cœur d’une classe, il y a certains dont l’esprit vagabonde librement. Aussi, ils ont atteint une sorte d’harmonie qui leur permet de s’accepter tel qu’ils sont.
Finalement l’important n’est-il pas de trouver ce qui fait battre notre cœur en dépit des regards extérieurs.

Carine Malambu

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