Ecole sans racisme : une valeur à défendre tous les jours

Nous avons réalisé un sondage au sein de l’école parmi les élèves de première année. Les résultats sont encourageants, mais le combat continue.

LE RACISME discrimine la personne différente par sa religion, sa couleur de
peau, sa nationalité, ses coutumes...
Le racisme compare l’autre à soi-même : « celui qui me ressemble le moins est moins bien que moi ».
Un sondage sur le racisme dans les classes de première secondaire au Collège d’Alzon a rassemblé 62 réponses sur 91 questionnaires distribués. Nous allons développer les résultats de notre enquête.

Des résultats encourageants

Sur 62 élèves interrogés, âgés de 11 à 14 ans, la plupart sont de sexe masculin, soit 61.2 %. Six étudiants nous ont répondu qu’ils étaient de nationalité étrangère, ce qui est très peu par rapport aux grandes écoles des villes.
Parmi cette minorité d’élèves étrangers, il y a une Marocaine, une Eurasienne, un Italo-Franco-Belge, une Belgo-Polonaise, une Belgo-Africaine et un Allemand.

À la question « As-tu déjà été victime d’actes racistes ? », 87% répondent non, tandis que 13 % affirment que oui. Sur huit victimes d’actes racistes, quatre d’entre-eux ont détaillé. Trois ont été injuriés par rapport à leur nationalité. Les autres n’ont pas été jugés par rapport à leur nationalité, mais plus souvent sur leur physique. Tous ont été éprouvés par ces remarques, l’un a répliqué, et tous en ont parlé à leurs parents.
Sur 62 élèves, quatre se sont abstenus à la question « As-tu déjà fait preuve de racisme ?, 8,6 % des jeunes ayant fait preuve de racisme ont avoué que c’était envers un copain, des étrangers ou des Arabes.

Pour eux, un Arabe est une personne qui vole, est violente, détruit, veut se battre, se croit tout permis, etc. Un des étudiants nous a précisé que c’était des Arabes qui avaient brûlé les nombreuses voitures en France.
Au niveau du physique, certains les trouvent bizarres, disant qu’ils ont une drôle de tête et affirment qu’ils n’aiment pas le port de leur foulard : ils n’aiment pas leurs coutumes. Un autre nous a répondu qu’ils ne faisaient pas d’efforts pour la paix, qu’ils étaient à la base de beaucoup de problèmes.
Ensuite, nous leur avons proposé une liste de faits racistes et nous leur avons demandé de les classer suivant leur importance.
Pour ces jeunes, deux faits sur sept sont arrivés ex aequo et ont été considérés comme les plus graves : juger les gens par rapport à leur couleur de peau et frapper quelqu’un d’une nationalité différente à la sienne. En deuxième position viennent : ne pas accepter les immigrants et refuser les différences entre soi et les étrangers.
Ces faits sont suivis de faire preuve de vandalisme envers les étrangers, enfin les deux actes les moins importants selon eux sont critiquer les étrange et se moquer des coutumes de étrangers.
Pour beaucoup d’entre eux, on est raciste dès qu’on insulte les étrangers, ou qu’on rejette une personne différente de soi même.

Un combat à poursuivre

En conclusion, notre sondage montre que les plus jeunes définissent clairement le racisme.
On peut dire aussi que le racisme de ces jeunes naît de ce qu’ils entendent autour d’eu
de ce qu’ils interprètent de l’actualité et des stéréotypes.
Les actes racistes dans notre petite école sont rares. Mais 1es paroles sont aussi blessantes.
Depuis plusieurs années, élè ves et professeurs mènent de actions contre le refus des différences. Si les résultats obtenu sont encourageants, ils prouvent aussi que le combat contr le racisme doit se mener a quotidien et être l’oeuvre d tous.
Chacun doit réagir dès qu’il entend des paroles déplacées et doit insister au quotidien sur l’enrichissement qui naît de 1a différence.

Laura PÊCHEUR, Estelle NICOLAY, Hélène PÊCHEUR et Arthur BOUSMANNE

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