Carte blanche : la violence, c’est aussi de refuser la différence...

Il y a les pays où on les enferme, comme en Namibie. Il y a les hommes qui les menacent de mort, comme les fascistes.

Il y a aussi la violence plus sournoise, parce que mentale, que les homosexuels subissent dans nos grands pays démocratiques.

Bien sûr, ils peuvent se marier, adopter mais ils doivent souvent subir au quotidien le mépris et les injures, comme ce mot « pédé » fort à l’honneur dans les cours de récréation et qui confond, volontairement ou non, l’homosexualité et la pédérastie ( attirance pour les petits garçons).

Même les institutions qui se veulent ouvertes à tous, comme l’Eglise Catholique, ne montrent pas plus de tolérance. Le pape Benoit XVI n’en veut pas au séminaire et il supporte assez mal les révélations des prêtres « mal orientés sexuellement ». Affirmer son homosexualité, comme l’ont fait quelques célébrités, ne change pas les mentalités, les réflexes, les à priori et donc le rejet...

Rappelons qu’il y a dans toute société quelque 10 % d’homosexuels, que cela soit autorisé ou non.

Va-t-on continuer à les persécuter, à les pousser vers la dépression ou le suicide(1) ou, au contraire, va-t-on enfin reconnaître que l’amour entre adultes c’est beau et porteur d’un message plus général, parce qu’aimer c’est aussi être capable d’empathie et donc de tolérance.

(1) Swarado (Le Soir) 3 au 9 mars 2005.

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