Myanmar : Ei Po Po, une fillette de 4 ans, est en danger ! (AUP 1/06)

Le Myanmar est le nom donné par le parti militaire au pouvoir à ce que nous appelons généralement "Birmanie". Dans ce pays, le gouvernement fait régner la peur par toutes sortes de moyens. C’est ce qu’on appelle une dictature.

Ceux qui tentent de s’opposer au pouvoir sont mis en prison et souvent torturés. C’est ce qui est arrivé à Maung Maung Oo et Chit Thein Tun, deux réfugiés birmans travaillant pour l’Organisation de solidarité birmane. Ils auraient été enlevés près de la frontière entre l’Inde et le Myanmar par des hommes armés. On ignore où se trouvent ces deux réfugiés qui risquent d’être torturés. Ce qui est plus grave, c’est que l’épouse de Chit Thein Tun et leur fillette de 4 ans, Ei Po Po, seraient aussi en garde à vue dans la division de Sagaing, au Myanmar.

Selon les informations recueillies ce 14 janvier, Maung Maung Oo et Chit Thein Tun ont été enlevés par un groupe d’environ 25 hommes vêtus de noir et armés de fusils et de pistolets ; ils parlaient birman et manipuri, la langue locale. Les deux hommes se trouvaient chez Maung Maung Oo à Moreh, une ville du Manipur, dans le nord-est de l’Inde. Le domicile de Maung Maung Oo est également le bureau de l’Organisation de solidarité birmane, qui agit en faveur des réfugiés birmans en Inde.
Les hommes, qui n’ont pas été identifiés, ont franchi la frontière du Myanmar avec Maung Maung Oo et Chit Thein Tun. Ceux-ci ont tenté de s’échapper, mais ils ont été rattrapés et ont été violemment frappés à coups de bûches. Chit Thein Tun a reçu plusieurs blessures à la tête. Amnesty pense que les deux hommes ont été remis à l’armée birmane après des interrogatoires, et qu’ils sont détenus par des militaires soit à Tamu, (près de la frontière indienne), soit à Yangon (ex-Rangoon), la capitale. On ignore la raison de leur enlèvement et de leur placement en détention. Le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements pendant les interrogatoires est courant au Myanmar, en particulier durant les périodes de détention au secret.

Amnesty a de bonnes raisons de croire que Ei Po Po âgée de 4 ans et sa maman, Ma Hnin Hnin, sont détenues dans un poste de police à Tamu. Elles habitent normalement en Inde avec Chit Thein Tun, mais se trouvaient au Myanmar, où elles rendaient visite à des proches, lorsqu’elles ont été appréhendées par les forces de sécurité, dans la nuit du 16 au 17 janvier, au village de Yan Lem Phai. D’après certaines sources, Ei Po Po est détenue séparément de sa mère. On ignore le motif de leur arrestation.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Au Myanmar, en 1988, des milliers de personnes avaient été tuées par les forces de sécurité et plusieurs centaines emprisonnées pour avoir manifesté ou dénoncé le régime militaire en place depuis longtemps. Maung Maung Oo, représentant de l’Organisation de solidarité birmane, 40 ans et Chit Thein Tun, attaché de liaison de l’Organisation de solidarité birmane, 42 ans faisaient partie du Front démocratique des étudiants de Birmanie, un groupe formé par des étudiants birmans en exil, qui a pris les armes contre le parti militaire au pouvoir au Myanmar. L’Organisation de solidarité birmane, pour laquelle ils travaillent aujourd’hui dispense des formations dans les domaines de la santé et de l’informatique et apporte son soutien aux réfugiés birmans et aux membres de groupes culturels vivant le long de la frontière entre l’Inde et le Myanmar.

Le Myanmar a signé la Convention relative aux droits de l’enfant, qui dit que les États qui ont signé doivent veiller à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt de l’enfant. Enfin, la Convention demande aux États de veiller à ce qu’ « aucun enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire ».

MODELE DE LETTRE

Monsieur le Ministre,

Nous sommes des enfants... (âge) de l’école... (nom de l’école) en Belgique.

Nous sommes très inquiets pour la sécurité de deux réfugiés, Maung Maung Oo et Chit Thein Tun, qui seraient détenus par l’armée birmane à Tamu, dans la division de Sagaing, après avoir manifestement été enlevés et ramenés contre leur gré au Myanmar.

Nous vous prions de révéler leur lieu de détention et de leur permettre de retourner en Inde.

Mais nous sommes surtout choqués d’apprendre que l’épouse de Chit Thein Tun, Ma Hnin Hnin, et leur fillette de quatre ans, Ei Po Po, sont apparemment détenues à Tamu.

Cette fillette de quatre ans n’a rien à faire en prison, surtout qu’elle serait détenue séparément de sa mère. Nous trouvons cela totalement injuste et vous prions de respecter la Convention des droits de l’enfant, que votre pays a signé.

Nous vous demandons donc de libérer Ei Po Po immédiatement, ou, si nul ne peut protéger cette enfant, de la traiter de façon à ce que soient pris en compte les besoins d’un enfant de son âge jusqu’à la libération de sa mère.

En espérant que vous tiendrez compte de notre lettre, nous vous prions de croire à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Classe :
Adresse :
Signatures :

ENVOYEZ VOS LETTRES A :

General Than Shwe
Chairman,
State Peace and Development Council and Minister of Defence
Ahlanpya Phaya Street
Yangon
Union of Myanmar

Shivraj Patil
Ministre des Affaires Intérieures
Government of India
104-107 North Block
New Delhi 110 001
India

Attention ! N’intervenez plus après le 03/03/06 : renseignez-vous auprès de votre section pour savoir s’il faut continuer à écrire.

OPERATION COURAGE -

CUBA

Âgé de 54 ans, journaliste au sein de l’agence cubaine PATRIE et correspondant pour l’agence russe d’information sur les Droits humains PRIMA, Juan Adolpho Fernández Sainz a été condamné à 15 ans de prison. Il a été notamment accusé d’avoir fourni au gouvernement américain certaines informations capables de faciliter l’embargo et de mettre en danger l’ordre intérieur.

Il lui est reproché comme à quatre autres journalistes cubains d’avoir publier depuis 2002 des articles subversifs sur la société cubaine, sur la page web www.nuevaprensa.com et d’avoir accepter plusieurs entrevues à la radio nord-américaine, Radio Martí.

Il est détenu prisonnier à la prison de Holguín depuis 2003. Son état de santé empire jour après jour. Malgré les pressions de son épouse et de sa fille sur les autorités carcérales, pour obtenir une aide médicale et de meilleures conditions d’incarcération, Juan se trouve toujours isolé dans une cellule minuscule.

ENVOYEZ-LUI UN MESSAGE D’ESPOIR

Juan Adolpho Fernández Sainz
Prison provinciale de Holguín
Carretera central Vía Bayamo
Holguín
CUBA

BONNES NOUVELLES

SLOVENIE

Un tribunal slovène s’est prononcé contre le transfert d’Ali Berisha et de sa famille en Allemagne, d’où ils pourraient être renvoyés au Kosovo. Il a annulé deux arrêtés pris par le ministère slovène de l’Intérieur en vue de l’expulsion de la famille Berisha et statué que celle-ci ne pourrait être renvoyée avant la fin de la procédure.

Le ministère de l’Intérieur a fait appel de cette décision et l’affaire a été renvoyée devant la Cour suprême de Slovénie. On ignore à quel moment cette instance rendra sa décision. D’ici là, la famille Berisha n’est plus menacée de façon imminente d’un transfert forcé en Allemagne. Un grand merci pour votre soutien !

NEPAL

Amnesty International a récemment appris que Radha Bhusal et Geeta Nepali, toutes les deux âgées de 15 ans, avaient été libérées le 24 octobre 2005 sur ordre de la Cour suprême, qui a déclaré leur détention illégale.

INDONESIE

L’étudiant Ignatius Mahendra Wardhana a été libéré le 17 août. « Grâce à vos lettres, nous savions qu’un grand nombre de personnes nous soutenaient et pensaient à nous », a-t-il précisé à Amnesty International.

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