Myanmar (Birmanie) : Hla Myo Naung et Min Ko Naing ont été arrêtés parce qu’ils défendent la démocratie (AUP 4-09)

Hla Myo Naung et Min Ko Naing militent pour la démocratie et sont aujourd’hui en prison à cause de leurs opinions. Ils ont besoin de soins médicaux urgents et adaptés. Hla Myo Naung risque de devenir totalement aveugle car il a déjà perdu l’usage d’un œil pendant son emprisonnement parce qu’il n’a pas eu de soins médicaux spécialisés. Min Ko Naing souffre de la goutte (maladie des articulations), d’une tension élevée, sa vue de déteriore et les soins médicaux qu’il a reçus sont insuffisants.

Hla Myo Naung et Min Ko Naing ont été tous les deux condamnés en 2008 à 65 ans de prison à cause de leur rôle dans les importantes manifestations pacifiques contre le gouvernement en 2007.

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Hla Myo Naung

Hla Myo Naung a été arrêté en 2007, alors qu’il cherchait un médecin pour soigner son oeil. Par la suite, il a perdu l’usage de cet œil car il n’a pas pu avoir les soins médicaux dont il avait besoin. Une radio a indiqué le 18 mars que Hla Myo Naung se plaignait de sa vue défaillante. Il a dit qu’il voyait des flashs lumineux comme ceux qu’il avait eu dans l’autre oeil avant d’en perde l’usage. Il a expliqué qu’un médecin avait examiné son œil au moyen d’une lampe de poche et lui avait prescrit des gouttes, mais on ne lui a pas donné d’autres soins.

La prison où est détenu Min Ko Naing serait froide et humide, ce qui a des conséquences négatives sur son état de santé. Et les soins médicaux qu’il a reçus sont insuffisants. Son affection des yeux est en train de s’aggraver, ses mains seraient devenues insensibles et il aurait des difficultés à les bouger.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Min Ko Naing est un contestataire politique très connu au Myanmar. Il était au premier plan des manifestations pour la démocratie qui ont eu lieu dans tout le pays en 1988. Ces manifestations ont été brutalement réprimées par les militaires. Le 8 août 1988, ils ouvrirent même le feu sur la foule qui protestait. Durant cette période, on estime à 3 000 le nombre de personnes tuées, des milliers d’autres ont été emprisonnées ou ont disparu.
Min Ko Naing a été emprisonné pendant quinze ans parce qu’il y avait participé. Il n’a été libéré qu’en 2004.
Hla Myo Naung qui est aussi un des leaders des manifestations pour la démocratie, a été arrêté en mars 1990 et condamné à une peine de trois ans de prison.

Le Myanmar est dirigé par une dictature militaire depuis le coup d’État de septembre 1988. Le travail forcé est une pratique courante. Les organisations internationales des droits de l’homme classent la Birmanie parmi les mauvais élèves en matière de libertés publiques : la liberté de la presse et les droits de l’homme ne sont pas respectés, le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant de l’exécutif et les partis d’opposition ne sont pas tolérés.

Le parti d’opposition mené par Aung San Suu Kyi (la Ligue nationale pour la démocratie ou NLD) a remporté les élections législatives en mai 1990 avec plus de 80% des voix en sa faveur, à la surprise de la junte militaire qui espérait légitimer ainsi son pouvoir. Celle-ci a alors invalidé les élections. Le NLD lutte pour le retour de la démocratie dans le pays.

En 2009, le gouvernement du Myanmar a assuré au Conseil des droits de l’homme des Nations unies que les proches des prisonniers politiques étaient autorisés à leur rendre « visite et que les soins médicaux nécessaires étaient prodigués aux détenus ». Pourtant, la situation de Hla Myo Naung et Min Ko Naing contredit ces affirmations (au Myanmar, c’est souvent la famille qui fournit des médicaments aux prisonniers et complète leur alimentation, ce qui est très difficile à faire quand des personnes sont emprisonnées loin des leurs).

MODÈLE DE LETTRE

Monsieur le Ministre,

Nous sommes des enfants de l’école de … et sympathisants d’Amnesty International.

Nous sommes inquiets à propos des arrestations de Hla Myo Naung et de Min Ko Naing. Nous vous demandons de les libérer maintenant.

Nous vous demandons aussi de faire en sorte qu’ils puissent être en contact avec leurs familles, voir un avocat et recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin.

Nous espérons vraiment que vous allez tenir compte de notre lettre.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos meilleures salutations.

Classe de : ...........................................

Adresse : ..............................................

Signatures : ...........................................

APPELS À

Ministre de l’Intérieur :
Maung Oo
Minister for Home Affairs
Ministry of Home Affairs
Office No. 10
Naypyitaw,
Myanmar
Fax : +95 67 412 439
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Ministre des Affaires étrangères :
Nyan Win
Minister of Foreign Affairs
Ministry of Foreign Affairs
Naypyitaw,
Myanmar
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Ambassade de l’Union de Myanmar
Boulevard Général Wahis, 9 ,
1030 Bruxelles.
Fax : 02/705.50.48

PISTES PÉDAGOGIQUES

 Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, articles 19 : « Tout le monde a le droit de dire ce qu’il pense et de donner et recevoir des informations » et 20 « Tout le monde a le droit de participer pacifiquement à des réunions et à des associations ».

Quelles explications donnes-tu à ces phrases ? Quelle importance donnes-tu à la « liberté d’expression » ?

 Le Myanmar est gouverné par une « junte militaire ». Que signifie cette expression ? Trouve des synonymes.

 Dans certains pays, il arrive que l’on arrête, emprisonne, sanctionne des gens juste parce qu’ils donnent leur avis et que cet avis n’est pas le même que celui des dirigeants ou parce qu’ils critiquent le gouvernement. On essaye alors d’empêcher ces gens de s’exprimer, comme par exemple pour Hla Myo Naung et Min Ko Naing. Mais cela va à l’encontre des droits humains.

Que peut-on alors faire pour soutenir Hla Myo Naung et Min Ko Naing ? Amnesty te propose d’envoyer des lettres aux autorités du Myanmar pour leur demander d’aider ces 2 personnes.

BONNES NOUVELLES

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Floribert Chebeya

Floribert Chebeya, Dolly Inefo Mbunga et Donat Tshikaya, ont été libérés en même temps qu’un journaliste, Coco Tanda, qui avait été arrêté avec eux.

Souvenez-vous, ces défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo avaient été violemment battus au moment de leur arrestation et menacés avec un revolver avant d’être placés en détention aux mains de la police. Ils risquaient de subir des mauvais traitements. Ils étaient détenus seulement pour avoir défendu les droits humains et exercé, de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression et de réunion.

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