Laos : 23 enfants en danger dans un camp de réfugiés (AUP 2/06)

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2005, les autorités thaïlandaises ont renvoyé de force vers le Laos 29 personnes appartenant à l’ethnie hmong, dont au moins 23 enfants. Celles-ci vivaient dans un camp de réfugiés du nord de la Thaïlande et ont été emmenées en bateau de l’autre côté du Mékong, fleuve qui marque la frontière entre les deux pays. On ignore où se trouvent désormais ces personnes et Amnesty International craint fortement qu’elles ne soient torturées.

Selon les informations recueillies, elles sont détenues dans des conditions déplorables dans un lieu inconnu, à proximité de Paksen. Il semblerait qu’elles aient été victimes de mauvais traitements, voire de torture pour certaines d’entre elles. Les enfants sont âgés de douze à seize ans. D’après certaines sources, leur état de santé est « mauvais ». La plus âgée de ces personnes, une femme d’une cinquantaine d’années qui s’occupait des enfants au moment de leur arrestation, aurait été violemment battue et peut-être même tuée.
Il semble que ces personnes ont été arrêtées dans le nord de la Thaïlande, le 28 ou le 29 novembre 2005, pour être entrées illégalement sur le territoire du pays. Elles vivaient avec leur famille dans un camp de réfugiés situé dans le village de Huay Nam Khao, où quelque 6500 ressortissants laotiens de l’ethnie hmong cherchent à obtenir le statut de réfugiés, car ils se disent exposés à des persécutions de la part des autorités de leur pays.
La Commission nationale des droits humains en Thaïlande a ouvert une enquête sur cette expulsion collective, qui constitue une violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Thaïlande a signé.

Selon certaines informations parues dans la presse internationale, les autorités laotiennes, qui nient avoir participé à cette expulsion, sont à la recherche des enfants.

MODELE DE LETTRE

Monsieur le Premier Ministre,

Nous sommes des enfants... (âge) de l’école... (nom de l’école) en Belgique.

Nous sommes très inquiets par le fait que 23 enfants, ont été arrêtés sans raison, maltraités et peut-être torturés aprés leur renvoi forcé de la Thaïlande le 5 décembre 2005.

Nous vous prions de révéler le lieu où ils se trouvent ainsi que de les libérer immédiatemment, pour qu’ils puissent rejoindre leur famille en Thaïlande.

Nous vous demandons d’enquêter sur les mauvais traitements et les actes de torture dont ces enfants auraient été victimes, ainsi que de punir les responsables.

Vous devez tout faire pour respecter les droits de l’enfant, comme vous l’avez promis en signant la convention internationale des droits de l’enfant.

En espérant que vous tiendrez compte de notre lettre, nous vous prions de croire à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Classe :
Adresse :
Signatures :

Appel au Premier ministre :
Bounyang Vorachit
Prime Minister
Office of the Prime Minister
Ban Sisavat
Vientiane
Laos

Vous donnerez plus de force à votre lettre si vous envoyez une copie à :

Ambassade du Laos :
Avenue de la Branaçonne, 19-21
1000 Bruxelles
tel : 02/ 7400.950
fax : 02/7341.666

OPÉRATION COURAGE

IRAN

Agé de 43 ans, journaliste et figure emblématique de la dissidence. AKBAR GANJI a été incarcéré et condamné après avoir participé en avril 2000, à la conférence de Berlin sur le thème "l’Iran aprés les élections".

Accusé d’avoir participé à "un complot contre la sécurité nationale", de "collaboration avec des groupes contre révolutionnaires", de "propagande contre l’État" ainsi que d’"insultes contre l’Islam". Il a été condamné en janvier 2001 à 10 ans de prison, ramenés ensuite à six. Maintenu à l’isolement, contrairement aux autres prisonniers politiques, il ne lui est pas permis de téléphoner à sa femme ou de quitter la prison alors que la loi le lui permet.
Après cinq années passées en prison, GANJI est le journaliste emprisonné depuis le plus longtemps en Iran.

ENVOYER-LUI UNE LETTRE OU UNE CARTE DE SOUTIEN :
AKBAR GANJI
Evin prison, Chamran Highway,
Shadid Katchuyi Street,
Darakeh, Tehran.
Islamic Republic of Iran

BONNES NOUVELLES

USA : Guantánamo. Les actions donnent des résultats
Depuis qu’Amnesty International a commencé à braquer les projecteurs sur certains prisonniers de Guantánamo, 15 d’entre eux ne sont plus détenus par les États-Unis mais ont été transférés dans leur pays d’origine. Sept y sont toujours en détention tandis que les huit autres ont été remis en liberté.

SYRIE
Nasraldin Ahma, militant kurde syrien, a été libéré dans la soirée du 21 janvier 2006. Aucune charge n’a été retenue contre lui. Il était détenu au secret au centre de détention d’Al Amn al Dawla (Sûreté de l’État) dans le quartier Kafr Sousa de Damas, la capitale.
Nasraldin Ahma avait été arrêté le 17 novembre 2005 sur son lieu de travail, à El Qamishli (dans le nord-est de la Syrie), par une quinzaine de membres armés des forces de sécurité. Il a manifestement été appréhendé parce qu’il défend la culture et les traditions kurdes. Lorsqu’il était derrière les barreaux, Nasraldin Ahma a appris que des gens s’étaient mobilisés pour lui. Il a tenu à remercier tous ceux qui l’ont soutenu.

VIETNAM : libération d’un cyberdissident

Nguyen KhacToan est un cyberdissident, c’est-à-dire un opposant s’exprimant sur internet. Il a été remis en li-
berté après avoir passé quatre années en prison. Cet ancien soldat, professeur de mathématiques et homme d’affaires avait été emprisonné pour avoir diffusé, via Internet, des informations à des groupes militants vietnamiens de l’étranger, sur des marches de protestation organisées par des agriculteurs pour dénoncer la corruption officielle et la confiscation des terres.

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