Côte d’Ivoire : Laissez les enfants vivre en paix !

Action urgente

Depuis le début du conflit armé ivoirien, en septembre 2002, des enfants sont recrutés à la fois par les forces armées gouvernementales et par les groupes d’opposition armés. Contraints de participer à une guerre qui n’est pas la leur, ces enfants soldats, dont beaucoup ont fui le Libéria, sont brutalisés et traumatisés par leur expérience.

Peu après le déclenchement du conflit, une délégation d’Amnesty International a rencontré dans le nord de la Côte d’Ivoire des enfants soldats qui étaient sous les ordres des Forces nouvelles, un groupe d’opposition armé. Récemment, en février 2005, deux garçons de dix et onze ans, apparemment d’origine libérienne, ont été sauvés par les Casques bleus en Côte d’Ivoire. Puis en avril, la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) a arrêté un homme accusé de recruter des enfants au Libéria pour le compte des forces gouvernementales ivoiriennes.

Les autorités de Côte d’Ivoire et les Forces nouvelles ne se sont pas engagées véritablement en faveur du désarmement, de la démobilisation, de la réadaptation et de la réinsertion des enfants soldats. Il est temps qu’elles agissent pour que les enfants aient une chance de vivre en paix.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d’un demi-million d’enfants âgés de moins de 18 ans sont actuellement incorporés dans les différentes forces gouvernementales et non-gouvernementales. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.

La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant interdit le recrutement de personnes de moins de 18 ans et leur utilisation dans des conflits armés internes ou internationaux. Elle indique clairement que la participation d’enfants à des conflits est inacceptable et qu’elle ne sera pas tolérée par la communauté internationale.
Les États africains qui n’ont pas encore ratifié la Charte, comme la République démocratique du Congo, du Burundi et du Libéria, doivent le faire et s’appliquer à traduire les principes de ce texte dans les faits, en vue de mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats.

Le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats constituent une violation des droits des enfants et un crime de guerre si les enfants sont âgés de moins de quinze ans.

MODELE DE LETTRE

Monsieur [Formule d’appel],

Nous sommes des enfants... (âge) de l’école... (nom de l’école) en Belgique.

Nous avons appris que beaucoup d’enfants sont recrutés pour faire la guerre dans votre pays.

Nous vous demandons de :
 faire en sorte que les forces armées ne recrutent plus d’enfants de moins de dix-huit ans ;

 retirer immédiatement des postes de commandement et de contrôle tout individu qui pourrait avoir recruté et utilisé des enfants ;

 mener des enquêtes pour que les responsables soient jugés selon les normes internationales.

 aider les enfants à s’intégrer dans la société pour qu’ils aient droit à un avenir ;

 ratifier et appliquer tous les traités et conventions pour les droits de l’enfant.

En espérant que vous tiendrez compte de notre lettre, veuillez croire [Formule d’appel], en l’expression de notre très haute considération.

Classe :
Adresse :
Signatures :

Envoyer à :
Guillaume Soro- Secrétaire général des Forces nouvelles
Bouaké - Côte d’Ivoire
Fax : + 225 31 63 22 84
Courriel : mopaci@hotmail.com
Formule d’appel : Monsieur le Secrétaire général,

Laurent Gbagbo- Président de la République
Présidence de la République
01 BP 1354 Abidjan 01- Côte d’Ivoire
Fax : + 225 20 21 14 25 (appelez avant d’envoyer un fax)
Formule d’appel : Monsieur le Président de la République

Vous donnerez plus de force à votre lettre si vous envoyez une copie à :
Ambassade de Côte d’Ivoire
Avenue Franklin Roosevelt 234
1050 Bruxelles (Ixelles)
fax : 02 672 04 91

OPÉRATION COURAGE

Le 3 novembre 2004, Felipe Arreaga Sánchez a été arrêté et accusé d’un meurtre commis en 1998. C’est un prisonnier d’opinion et un militant écologiste au sein de l’Organización de Campesinos Ecologistas de Sierra de Petatlán (OCESP, Organisation des paysans écologistes de la Sierra de Petatlán), dans l’État de Guerrero.
Six mois plus tard, Felipe Arreaga est toujours incarcéré à la prison de Zihuatanejo (État de Guerrero) et il reste inculpé. Pourtant il existe des preuves accablantes montrant que les charges retenues contre lui ont été forgées de toutes pièces pour le punir de son combat pacifique contre l’exploitation excessive des forêts locales, et pour dissuader d’autres défenseurs de l’environnement de poursuivre leur action.
Ses avocats ont déjà apporté la preuve que Felipe se trouvait dans une autre localité au moment du crime. En plus un témoin clé de l’accusation a reconnu devant le tribunal qu’un haut responsable de la police judiciaire et un cacique (personnalité politique locale) l’avaient contraint à témoigner contre Felipe. Plus récemment, le seul témoin direct du meurtre se serait enfui aux États-Unis pour, semble-t-il, éviter de comparaître devant le tribunal.
On sait que Felipe Arreaga souffre de fortes douleurs de dos qui ont été aggravées par les mauvaises conditions de détention.

Envoyez-lui des lettres de soutien ou des dessins - non religieux. Vous pouvez lui écrire en espagnol si vous le désirez à l’adresse suivante :
Felipe Arreaga - CERESO de Zihuatanejo
Lic. Carlos Coronel Avitia- Director General
Colonia Limón, Calle Deportista,
CP. 40880 Zihuatanejo, Guerrero, MEXIQUE

BONNES NOUVELLES

KOWEÏT : Amnesty International se félicite
de l’octroi de droits politiques aux femmes

Amnesty International accueille favorablement l’adoption par le Parlement koweïtien, lundi 16 mai 2005, d’un projet de loi accordant des droits politiques aux femmes. Une fois que ce texte aura été approuvé par l’émir, il aura force de loi et accordera aux femmes koweïtiennes le droit de vote et d’éligibilité.

Cette initiative résulte largement des campagnes et des actions en justice contre la loi électorale discriminatoire de 1962 menées de longue date par les militantes des droits des femmes au Koweït. L’organisation rend hommage à la persévérance de ces défenseures des droits humains et de ceux qui ont agi en solidarité avec elles tant au niveau local qu’international.

Défenseurs des droits humains, agir ça marche !

SOMALILAND : Libération d’une adolescente emprisonnée pour espionnage

Zamzam Ahmed Dualeh, 16 ans, a finalement regagné le Puntland, sa région natale, après avoir passé 5 mois en prison au Somaliland. Elle avait été injustement déclarée coupable d’espionnage et condamnée à 5 ans de prison au terme d’un procès contraire aux règles d’équité. Elle a été graciée, libérée et confiée à l’expert indépendant des Nations unies en Somalie. Elle a quitté le Somaliland le lendemain.
Zamzam Ahmed Dualeh n’aurait pas dû être jugée comme une adulte, car elle a moins de 18 ans (l’âge de la majorité admis par la communauté internationale). De même, elle n’aurait pas dû être incarcérée dans une prison pour adultes.Ouzbékistan.
La joie d’une famille après une commutation de peine !

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