Chine : des enfants tibétains pris pour cible ! (AUP 11/06)

Le 30 septembre, alors qu’ils randonnaient dans l’Himalaya, un groupe d’alpinistes originaires de divers pays ont vu des gardes-frontières chinois ouvrir le feu sur un groupe de Tibétains qui tentaient de fuir vers le Népal ; parmi eux figuraient des enfants. On pense qu’au moins deux enfants ont été tués, dont Kelsang Namtso, une nonne.

À la connaissance d’Amnesty International, neuf enfants âgés de six à dix ans, semble-t-il, et un homme ont été arrêtés par les autorités chinoises ; on est par ailleurs sans nouvelles d’une vingtaine d’autres personnes. Amnesty International craint pour la sécurité de toutes ces personnes.

Les alpinistes affirment que la fusillade a eu lieu à environ 300 mètres de leur camp de base, près du col de Nangpa, sur un itinéraire fréquemment suivi par les Tibétains qui tentent de fuire le pays pour rejoindre le Dalaï-Lama, le chef spirituel des Bouddhistes tibétains, qui se trouve en Inde. Les forces de sécurité chinoises auraient tiré deux coups de feu en guise d’avertissement en direction du groupe de Tibétains, composé d’environ 70 personnes. Les fugitifs se sont dispersés, puis les gardes auraient pris pour cible une vingtaine de personnes qui gravissaient un glacier. Les alpinistes ont vu une personne chuter, se relever, puis s’effondrer à nouveau ; 36 heures plus tard, ils ont aperçu des membres des forces de sécurité ramasser un corps. Les forces de sécurité ont ensuite temporairement pris le contrôle du camp et y auraient conduit les enfants et l’adulte arrêtés, avant de les emmener.

La mort d’au moins une personne a été confirmée, celle de Kelsang Namtso. 43 membres du groupe ont réussi à gagner le Népal. Dans un entretien à l’organisation non gouvernementale (ONG) International Campaign for Tibet (ICT), ils ont indiqué qu’un garçon avait également été tué. Selon des informations restant à confirmer, quelque six autres personnes ont peut-être péri.

VOIR LA VIDEO AMATEUR FAITE PAR LES ALPINISTES
en cliquant ici


INFORMATIONS GÉNÉRALES

La liberté de religion, d’expression et d’association demeure sévèrement restreinte au Tibet, où de nombreuses personnes sont derrière les barreaux pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux. Comme dans d’autres régions de Chine, les arrestations arbitraires, les procès injustes et les actes de torture et autres formes de mauvais traitements sont monnaie courante. D’après International Campaign for Tibet (ICT), 2 000 à 3 000 Tibétains fuient chaque année la Chine pour gagner l’Inde par le Népal. Environ un tiers de ces personnes sont des enfants envoyés dans des écoles tibétaines en Inde, les autres étant pour beaucoup des moines et des nonnes en quête d’un enseignement religieux. Il est déjà arrivé, par le passé, que des Tibétains en fuite essuient les tirs de l’armée chinoise et népalaise, mais les faits qui viennent de se produire sont les plus graves portés à la connaissance du public ces dernières années.

La Déclaration universelle les droits de l’homme dispose : « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

MODELE DE LETTRE

Monsieur le Premier Ministre,

Nous sommes des enfants… (âge) de l’école… (nom de l’école) en Belgique.

Nous sommes très choqués par les images montrant des gardes-frontières chinois tirant sur des civils à la frontière népalo-chinoise. Nous vous demandons de mener une enquête indépendante sur ces événements et de poursuivre les responsables présumés en justice.

Nous aimerions savoir où se trouvent détenus les neuf enfants et l’adulte qui auraient été arrêtés, ainsi que de la vingtaine de personnes dont on est toujours sans nouvelles. Nous voudrions savoir pourquoi ces personnes ont-elles été arrêtées.

Nous vous prions de les libérer immédiatement si elles n’ont rien fait de mal. En tant qu’enfants, nous pouvons bien imaginer la peur qu’ils doivent ressentir. C’est pourquoi nous vous demandons de tout faire pour garantir leur sécurité et leur santé.

En espérant que vous tiendrez compte de notre lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Classe :
Adresse :
Signatures :

ENVOYEZ VOS LETTRES A :

Premier ministre de la République populaire de Chine :
WEN Jiabao Guojia Zongli
The State Council
9 Xihuangcheng Genbeijie
Xuanwuqu
Beijingshi 100032, Chine
Fax : +86 10 65961109 ou 2260
e-mail : gazette@mail.gov.cn

Ambassade de la République Populaire de Chine
AV. DE TERVUREN, 463
1160 AUDERGHEM
fax : 02.762.99.66
Email : chinaemb_be@mfa.gov.cn

Attention ! N’intervenez plus après le 15/12/06 : renseignez-vous auprès de votre section pour savoir s’il faut continuer à écrire.

OPERATION COURAGE

Tunisie : Mohammed Abbou, avocat, défenseur des droits humains

Mohammed Abbou, avocat tunisien et défenseur des droits humains, a été condamné en avril 2005, à la suite d’un procès inéquitable, à trois ans et demi de prison, pour avoir publié sur Internet deux articles critiquant les autorités tunisiennes et dénonçant la torture en Tunisie. Sa peine a été confirmée en appel en juin 2005. Il est détenu dans la ville d’el-Kef, à environ 200 kilomètres de son domicile tunisois, ce qui rend difficile les visites
de sa famille. Depuis son incarcération en mars 2005, il a entrepris plusieurs grèves de la faim. Ses conditions de détention se sont aggravées à la suite d’une manifestation de soutien qui a eu lieu en dehors de la prison, au début de mars 2006. À la suite d’une requête pour ne
pas devoir partager sa cellule avec des prisonniers de droit commun, il aurait été frappé par des gardiens et privé de matelas. Il est maintenant obligé de dormir sur un sommier de fer. Il a également été harcelé par d’autres prisonniers, vraisemblablement sur ordre des autorités de la prison.

Mohammed Abbou a entamé une nouvelle grève de la faim le 11 mars 2006. En novembre 2005, le Groupe de Travail des Nations unies sur la Détention arbitraire a conclu que la détention de Mohammed Abbou était arbitraire.

Envoyez-lui des messages d’espoir, sous forme de dessins ou de lettres. Ne faites pas allusion à la situation politique du pays ou aux accusations portées contre lui. Envoyez vos courriers à l’adresse suivante :

Mohamed Abbou
Prison civile du Kef
7100 El Kef
Tunisie

BONNES NOUVELLES

Qatar

Hamda Fahad Jassem Al Thani a rejoint son mari saine et sauve en Égypte le 17 octobre 2006. C’était notre action urgente jeune de mai 2005 : Merci à tous ceux qui ont écrit en sa faveur ! Elle avait épousé Sayed Mohammed Sayed Saleh, un ressortissant égyptien, le 5 novembre 2002, en Égypte. Neuf jours plus tard, elle aurait été droguée puis enlevée par des membres des forces de sécurité qatariennes, qui l’ont ramenée au Qatar. Selon certaines informations, elle a été maintenue en détention secrète dans le quartier al Selyea de Doha pendant cinq mois, avant d’être transférée, en avril 2003, dans les locaux de la Direction de la sûreté spéciale, à Doha, où elle a été retenue captive jusqu’à novembre 2003. Les forces de sécurité l’auraient alors remise entre les mains de sa famille, qui la retenait contre son gré au domicile familial depuis lors.

Inde
Le 4 octobre, un tribunal de l’État du Manipur, dans le nord-est de l’Inde, a ordonné la libération de Leitangthem Umakanta Meitei et Yengkokpam Langamba Meitei, deux défenseurs des droits humains. Toutes les charges retenues contre eux ont été abandonnées.

Soudan

Abu Obeida Abdallah (journaliste du quotidien Al Ray Al Amm) a été libéré dans la soirée du 14 octobre 2006, après avoir été maintenu en détention au secret sans inculpation pendant plus de quinze jours dans les bureaux de Khartoum- Nord des services de sécurité soudanais.

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